Retour

alimentation

Choisissez une marque à remplacer, ou parcourez directement les 14 alternatives françaises de la catégorie.

L'agroalimentaire est le premier secteur industriel français, et pourtant une part considérable des marques présentes dans les rayons appartient à quelques groupes étrangers, sans que l'emballage ne le laisse deviner.

Marques à remplacer

20 marques internationales pour lesquelles nous avons trouvé une alternative française.

La filière alimentaire française face à la concentration des marques

L’alimentation occupe une place singulière dans ce catalogue : c’est le secteur où l’écart entre la perception et la réalité capitalistique est le plus grand. Des marques installées dans les habitudes françaises depuis des générations appartiennent aujourd’hui à des groupes suisses, américains ou anglo-néerlandais, sans que l’emballage ne le laisse deviner. La concentration s’est faite par rachats successifs, souvent discrets, et elle touche aussi bien la moutarde que le chocolat, les biscuits ou les céréales du petit-déjeuner.

L’industrie agroalimentaire française reste pourtant dense et largement composée de PME implantées en région. C’est même l’un des rares secteurs où la matière première peut être authentiquement française : blé dur de Provence et de Camargue, betterave sucrière du Nord, lait de l’Ouest, fruits du Sud-Est. Cette proximité entre le champ et l’usine explique que plusieurs fiches de cette catégorie atteignent les meilleures notes sur les ressources, ce qui est rare ailleurs sur le site.

Deux limites reviennent néanmoins avec constance. Le cacao, le café, le thé et certaines épices ne se cultivent pas en France à l’échelle industrielle : une chocolaterie française, même exemplaire sur son outil industriel, dépend nécessairement de filières tropicales. La nuance varie selon la plante — le cacaoyer ne pousse pas sous nos latitudes, tandis que le café de La Réunion et le thé breton existent, mais en quelques tonnes. Notre barème en tient compte et ne sanctionne pas une contrainte que l’entreprise ne peut pas lever. Ensuite, l’appartenance à un groupe étranger n’efface pas l’usine : plusieurs marques rachetées continuent de produire en France et d’y employer, ce que les fiches précisent au cas par cas plutôt que de trancher d’un mot.

Les alternatives réunies ici ont donc été retenues sur des critères vérifiables : où se trouve le site de transformation, à qui appartient le capital, et d’où viennent les ingrédients principaux.

Chaque marque de cette page est évaluée sur quatre critères indépendants — capitaux, conception, fabrication et matières premières — selon la méthode détaillée sur notre page à propos.

À lire aussi