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Cémoi

Le chocolatier français

Ancrage français completCapitaux mixtes · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Cémoi

Cémoi est un poids lourd du chocolat français, avec un siège historique implanté à Perpignan, 1 800 salariés en France et 690 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023. Longtemps présentée comme une entreprise familiale indépendante, la société a changé de mains en juillet 2021 : la famille Poirrier, propriétaire depuis 1962, l’a vendue au groupe familial belge Sweet Products, aujourd’hui nommé Baronie, établi à Bruges et qui revendique une histoire remontant à 1839. L’ancrage industriel reste français, avec sept usines spécialisées ; le capital, lui, est désormais belge.

Ce que ce rachat commande au barème mérite d’être dit clairement. Le capital n’est plus français, ce qui interdit le 3. Mais il reste européen, et la filiale française n’est pas une coquille : elle garde son siège, ses usines et ses salariés en France. C’est exactement le palier 2 de la grille, celui d’un groupe européen dont la filiale française est réelle. La note de capitaux s’établit donc à 2, comme pour d’autres marques du catalogue passées sous pavillon suisse ou belge.

Ce changement d’actionnaire n’a pas été sans conséquence sur le périmètre. En 2023, le groupe a vendu son usine de Molsheim, dans le Bas-Rhin, à l’alsacien Fortwenger, et celle de Sorbiers, dans la Loire, au parisien Savencia, et adopté un plan de sauvegarde de l’emploi supprimant 37 postes dans ses forces de vente. Cémoi a également cédé son fonds de commerce de Noël et ne conserve son activité de Pâques qu’en la sous-traitant : le chocolatier des fêtes qu’il a longtemps incarné n’existe plus sous cette forme. Ses marques locales, comme les oursons en guimauve ou les gaufrettes Quadro, sont désormais distribuées sans force commerciale dédiée. La répartition des marchés avec la maison mère va dans le même sens : Cémoi ne gère plus directement que la France et l’Europe du Sud, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne et les États-Unis étant passés sous le contrôle de l’actionnaire belge.

Ce recentrage a une contrepartie industrielle favorable au site français. Cémoi s’est concentré sur les produits à façon, les métiers de bouche et les marques de distributeurs, et rapatrie à Perpignan les volumes de tablettes réalisables en France : après les tablettes destinées au marché britannique en 2022, celles de Tinchebray en 2024, celles de la grande distribution allemande ensuite. Sur une capacité théorique de 50 000 tonnes par an dont 40 000 en tablettes, la production perpignanaise est ainsi remontée de 26 000 tonnes en 2023 à 30 000 tonnes en 2024. Le mouvement s’est prolongé en juillet 2025 avec un plan de 40 millions d’euros sur trois ans, dont plus de 10 millions à Perpignan d’ici 2026, où doit arriver une ligne de poudre de cacao jusque-là installée en Allemagne. Le groupe reste par ailleurs un acteur totalement intégré, de la sélection de la fève jusqu’au produit fini, une maîtrise rare dans une industrie où l’essentiel des marques achète une masse de cacao déjà transformée.

Le cacao ne poussant pas sous nos latitudes, les fèves viennent de six origines, toutes hors d’Europe : la Côte d’Ivoire et São Tomé-et-Príncipe en Afrique, l’Équateur, le Pérou, la République dominicaine et la Colombie en Amérique latine. C’est ce qui fixe la note de matières premières à 1, comme pour l’ensemble du rayon chocolat. Le programme Transparence Cacao revendique une traçabilité jusqu’à la coopérative et à la parcelle. Il faut cependant le lire pour ce qu’il est : un dispositif créé par l’entreprise et qui lui appartient, selon ses propres termes, et non un label délivré par un organisme tiers indépendant.

Une alternative industriellement solide sur le terrain qui est le sien — la tablette et la confiserie de grande surface, face à Milka, Cadbury, Nestlé et Ferrero —, avec une transformation réalisée sur le sol national et une intégration de filière rare. Le lecteur achète une usine catalane et ses voisines normande, nordiste et savoyarde, pas une entreprise familiale française : les bénéfices reviennent aujourd’hui à un actionnaire belge, le périmètre français s’est réduit de deux usines depuis ce rachat, et la marque a renoncé à une partie de ce qui la rendait familière au grand public.

Infos sur la marque

  • ✓Le groupe emploie 1 800 salariés en France pour 690 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023, et conserve sept usines : Perpignan, Chambéry (pâtes de fruits), Villeneuve-d'Ascq (guimauves) et Tinchebray (produits gourmets) notamment, chacune spécialisée sur un cœur de métier. Source : Cémoi se recentre sur les marques de distributeurs et produits de bouche pour retrouver son élan — Le Journal des Entreprises, 25 novembre 2024
  • ✓L'usine de Perpignan, navire-amiral du groupe, dispose d'une capacité de 50 000 tonnes par an dont 40 000 en tablettes. Elle récupère des volumes produits ailleurs : les tablettes destinées au marché britannique (1 500 tonnes par an) en 2022, les tablettes bio et dégustation de Tinchebray en 2024, celles de la grande distribution allemande ensuite. Sa production est remontée de 26 000 tonnes en 2023 à 30 000 tonnes en 2024 : « Pour les tablettes, tout ce qui peut être produit en France le sera à Perpignan », déclare le directeur général Patrick Collin. Source : Cémoi se recentre sur les marques de distributeurs et produits de bouche pour retrouver son élan — Le Journal des Entreprises, 25 novembre 2024
  • ✓Cémoi reste un acteur totalement intégré, de la sélection des fèves de cacao jusqu'à la production des gammes de grande consommation, une maîtrise rare dans une industrie où la plupart des marques achètent une masse de cacao déjà transformée. Source : Cémoi se recentre sur les marques de distributeurs et produits de bouche pour retrouver son élan — Le Journal des Entreprises, 25 novembre 2024
  • ✓En juillet 2025, Cémoi a lancé un plan d'investissement de 40 millions d'euros sur trois ans dans ses sites français : plus de 10 millions à Perpignan d'ici 2026, avec l'arrivée d'une ligne de poudre de cacao transférée d'Allemagne, 3 millions à Tinchebray, 2,6 millions à Villeneuve-d'Ascq et plus de 1,5 million à Chambéry. Source : Cémoi investit 40 millions d'euros dans plusieurs de ses sites français — Le Journal des Entreprises, 23 juillet 2025
  • ⚠En juillet 2021, la famille Poirrier, propriétaire depuis 1962, a vendu Cémoi au groupe belge Sweet Products. Les marchés allemand, britannique, polonais et américain sont depuis passés sous le contrôle direct de la maison mère, Cémoi ne gardant la gestion directe que de la France et de l'Europe du Sud. Source : Cémoi se recentre sur les marques de distributeurs et produits de bouche pour retrouver son élan — Le Journal des Entreprises, 25 novembre 2024
  • ⚠Note de capitaux à 2 : l'actionnaire, aujourd'hui nommé Baronie, est un groupe belge (Baronie Belgium NV, Bruges) qui revendique une histoire « depuis 1839 » et présente 10 sites dans cinq pays européens — Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni. Le capital n'est plus français, mais il reste européen, et la filiale française conserve son siège, ses usines et ses salariés en France : c'est le palier 2 du barème, pas le 3. Source : Notre histoire — Baronie — Baronie
  • ⚠Le périmètre industriel français s'est réduit sous le nouvel actionnaire : en 2023, le groupe a vendu son usine de Molsheim (Bas-Rhin) à l'alsacien Fortwenger et celle de Sorbiers (Loire) au parisien Savencia, et adopté un plan de sauvegarde de l'emploi supprimant 37 postes dans ses forces de vente. Source : Cémoi se recentre sur les marques de distributeurs et produits de bouche pour retrouver son élan — Le Journal des Entreprises, 25 novembre 2024
  • ⚠Cémoi n'est plus l'acteur des chocolats de Noël qu'il a longtemps été : le groupe a vendu son fonds de commerce de Noël et ne conserve l'activité de Pâques qu'en la sous-traitant. Les marques locales comme les oursons en guimauve sont désormais distribuées sans force commerciale dédiée, un recentrage assumé face à Lindt et Ferrero. Source : Cémoi se recentre sur les marques de distributeurs et produits de bouche pour retrouver son élan — Le Journal des Entreprises, 25 novembre 2024
  • ⚠Note de matières premières à 1 : le cacao, qui ne pousse pas sous nos latitudes, provient de six origines toutes situées hors d'Europe — Côte d'Ivoire et São Tomé-et-Príncipe en Afrique, Équateur, Pérou, République dominicaine et Colombie en Amérique latine, selon les indicateurs 2025 du programme Transparence Cacao. Source : Afrique de l'Ouest et centrale — indicateurs 2025 — Transparence Cacao (Cémoi)
  • ⚠Transparence Cacao, qui revendique une traçabilité jusqu'à la coopérative et à la parcelle, « a été créée et appartient à Cémoi ». Le programme fait état de « mécanismes de vérification indépendants », mais il reste un dispositif propriétaire de l'entreprise, et non un label délivré par un organisme tiers. Source : À propos du programme — Transparence Cacao — Transparence Cacao (Cémoi)

Pourquoi choisir Cémoi ?

Ancrage catalan

Le siège historique et l'usine navire-amiral du groupe sont implantés à Perpignan, où sont rapatriées les productions de tablettes réalisables en France, et bientôt une ligne de poudre de cacao venue d'Allemagne.

Filières intégrées

Cémoi est l'un des rares chocolatiers à maîtriser la transformation, de la sélection de la fève jusqu'au produit fini.

Sept usines en France

Perpignan, Chambéry, Villeneuve-d'Ascq, Tinchebray et trois autres sites font travailler 1 800 salariés sur le territoire.

Sources

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