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Alpina Savoie

Les pâtes savoyardes au blé dur cultivé en France

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources européennes
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À propos de Alpina Savoie

Alpina Savoie est d’abord un moulin. Fondée à Chambéry en 1844 et présentée par son actionnaire comme le plus ancien semoulier-pastier de France, l’entreprise transforme elle-même le blé dur en semoule, puis la semoule en pâtes, en couscous et en crozets. Dans un rayon où la plupart des marques achètent leur semoule, c’est une intégration peu courante : le groupe revendique l’un des cinq moulins de blé dur encore en activité dans le pays. La tension propre à cette fiche tient à une formule, celle du blé « 100 % français », qui dit vrai pour une filière et beaucoup moins pour l’ensemble des volumes.

Les réussites sont solides. La société ALPINA SAVOIE a son siège à Chambéry et y déclarait 59,2 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2024. Elle est présidée par la holding Aster Développement, qui réunit aussi l’alsacien Heimburger, fabricant des Pâtes Grand’Mère ; l’ensemble pesait environ 85 millions d’euros et 260 collaborateurs en 2023. Le capital est français : Crédit Mutuel Equity, entré en 2019, a racheté en septembre 2023 avec Bpifrance la participation du groupe breton Galapagos, propriétaire depuis 2009, et l’équipe de direction est associée au tour de table. Capitaux, conception et fabrication obtiennent la note maximale.

Deux réserves, en revanche, et la première commande le badge.

La filière française est réelle, mais minoritaire en volume, du moins au dernier chiffre publié. Alpina Savoie a contractualisé dès 1997 avec des agriculteurs du Sud-Est et du Sud-Ouest ; sa page professionnelle annonce 90 agriculteurs partenaires, sous contrat de 3 ans. En 2018, cette filière devait livrer 6 000 t de blé, soit environ 4 800 t de pâtes, quand l’entreprise commercialisait 45 000 t de produits par an. En bio, le constat était plus net encore : sur 4 500 t de blé dur broyées en 2015, 1 200 t seulement venaient de France, faute de production suffisante. La part a pu progresser depuis ; aucune source ouverte ne permet de l’affirmer. D’où la note de 2 en matières premières, qui fixe le badge.

La seconde réserve découle de la première : l’origine du reste n’est pas publiée. Quand l’actionnaire écrit qu’Alpina Savoie a mis en place une « filière amont d’approvisionnement en blé dur 100 % française », il décrit la filière sous contrat, pas la totalité des achats. Le lecteur qui veut un blé cultivé en France doit donc choisir la gamme qui s’en réclame, et non la marque en bloc.

Face à Barilla, à Buitoni ou à Uncle Ben’s, ce que le client achète est une semoule moulue et transformée en Savoie par une entreprise à capitaux français, dont une partie seulement du blé est garantie française. Le ciblage d’Uncle Ben’s ne vaut que pour la semoule et le couscous : l’entreprise se présente comme fabricant de pâtes, de couscous et de spécialités céréalières, et le riz n’en fait pas partie.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Alpina Savoie ?

Du grain à la pâte dans la même ville

Alpina Savoie possède son propre moulin de blé dur à Chambéry, l'un des rares encore en activité en France : la semoule n'est pas achetée à un tiers, elle est produite là où les pâtes sont fabriquées.

Des capitaux français

Le groupe est détenu par Crédit Mutuel Equity, Bpifrance et son équipe de direction, sans actionnaire étranger connu.

Une filière blé dur sous contrat

Depuis 1997, une partie du blé est achetée à des agriculteurs français sous contrat pluriannuel.

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