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Poulain

Poulain, simple et gourmand depuis 1848

Ancrage français limitéHors ressources et capitauxCapitaux étrangers · Conception partiellement française · Production française · Ressources mondiales
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À propos de Poulain

Poulain pose un cas rare dans ce catalogue : l’usine et la marque n’appartiennent pas au même propriétaire, et ces deux propriétaires ne sont pas de la même nationalité. Tout le reste de la fiche découle de là.

Commençons par ce qui va bien, et qui a failli ne pas exister. En juin 2024, Carambar & Co engageait une procédure visant la fermeture du site de Villebarou, près de Blois, à la fin de l’année. C’est l’unique site de production d’une maison fondée à Blois en 1848. Un accord de reprise a été trouvé le 10 septembre 2024 avec le groupe Andros, installé dans le Lot, et officialisé le 11 décembre 2024 dans un communiqué commun : Andros reprend le site avec l’intégralité de ses 109 salariés et y poursuit la production du chocolat Poulain pour le compte de Carambar & Co.

Ce n’est pas un sauvetage de façade : l’outil et les emplois ont été repris ensemble, et la fabrication reste en France, aux mains d’un groupe français. C’est ce qui fixe la note de fabrication au maximum, et c’est la raison d’être de cette fiche.

Trois réserves, et elles portent toutes sur ce que l’usine ne décide pas.

La marque appartient à une multinationale. Le 31 octobre 2025, Eurazeo a finalisé la cession du Groupe CPK — Carambar, Lutti, Krema, Poulain, Vichy et Terry’s — à la holding européenne de Ferrara, société affiliée au groupe Ferrero. Le registre des entreprises le confirme : Carambar and Co., 441 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, a pour présidente la société Ferrara France, immatriculée le 14 octobre 2025. Andros fait tourner l’usine ; la marque, elle, appartient à Ferrero. C’est ce qui met les capitaux à zéro, et c’est cette note qui commande le badge.

La conception relève désormais d’un groupe international. Carambar & Co dispose d’un centre de recherche sur son site de Bondues, dans le Nord, passé chez Ferrara avec la cession. C’est un centre français réel. Mais aucune page publique ne dit où les recettes Poulain sont aujourd’hui mises au point, ni ce que l’intégration dans Ferrero change à cet égard. Le barème décrit exactement ce cas au palier 1 : un groupe international qui conserve un centre français significatif.

Le cacao n’est pas tracé. Le cacaoyer ne pousse pas sous nos latitudes : selon le CIRAD, 5,5 millions de producteurs du Sud fournissent 5 millions de tonnes par an, dont 44 % pour la seule Côte d’Ivoire. Cette contrainte, partagée par tous les chocolatiers, plafonne la note ; elle n’oblige pas à la mettre à zéro. Ce qui la met à zéro, c’est le silence de la marque. Sa page de présentation ne donne ni pays d’origine ni dispositif de traçabilité : elle promet d’utiliser « le plus souvent possible » des ingrédients français et dit financer le programme agroforestier Cacao Forest, dont la page partenaires ne cite pourtant ni Poulain ni Carambar & Co. Cémoi, au même rayon, publie ses origines ; Poulain ne le fait pas.

Face à Milka, Cadbury et Nestlé, l’écart ne se joue donc pas sur le capital — la marque Poulain appartient elle aussi à une multinationale — ni sur la traçabilité du cacao. Il se joue sur un seul point, mais un point matériel : l’usine. Pour remplacer une tablette de grande surface par une tablette produite près de Blois, Poulain reste pertinente, et la reprise par Andros a rendu au site un avenir qu’il n’avait plus en juin 2024. Il faut simplement acheter en sachant ce que l’on soutient : une usine française et ses 109 emplois, plutôt qu’une marque française.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Poulain ?

Fabriqué à Villebarou, près de Blois

L'unique site de production de la marque, fondée à Blois en 1848, est resté en Loir-et-Cher.

Une usine reprise plutôt que fermée

Promise à la fermeture en juin 2024, elle a été reprise par le groupe français Andros, officiellement en décembre 2024.

Tous les emplois conservés

La reprise porte sur l'intégralité des 109 salariés, et non sur le seul outil industriel.

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