Retour à l'accueil

Michel Herbelin

Horloger contemporain depuis 1947

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources mondiales tracées
Voir le site

À propos de Michel Herbelin

En 1947, à Charquemont, dans le Haut-Doubs, Michel Herbelin a 26 ans lorsqu’il crée ses premières montres et les baptise « Impec ». La marque à son nom naît en 1965. Deux de ses fils, Jean-Claude et Pierre-Michel, le rejoignent dans les années 1970, et le récit de la maison attribue à Pierre-Michel la traversée de la crise du quartz. En 1991, les ateliers s’agrandissent dans un bâtiment de 3 000 m². En 2020, la troisième génération prend la tête de l’entreprise : Maxime et Mathieu Herbelin, petits-fils du fondateur, avec Cédric Gomez et Benjamin Theurillat, rapporte Europa Star.

Ce caractère familial ne repose pas sur la seule parole de la marque. Au registre, la société d’exploitation, Montres Michel Herbelin SAS, est présidée par MH DEV, une SARL créée en 2017 au même siège de Charquemont, dont les quatre gérants sont des personnes physiques : les deux petits-fils et leurs deux associés. Aucune société étrangère n’apparaît dans la chaîne de direction. Le registre ne dit pas tout pour autant : la répartition du capital n’est pas publiée, et le registre des bénéficiaires effectifs n’est plus consultable depuis juillet 2024. L’entreprise comptait 50 à 99 salariés en 2023 ; son dernier exercice publié, celui de 2022, affiche 14,3 M€ de chiffre d’affaires pour 131,4 k€ de résultat net.

La marque déclare que ses montres sont dessinées, conçues, assemblées à la main, réglées et contrôlées dans ses ateliers francs-comtois, et annonce 65 points de contrôle en cours de fabrication. Elle ne publie ni ses volumes ni la part de ses ventes réalisée à l’étranger ; Wikipédia lui prête, en 2014, 3 000 points de vente dans plus de 50 pays.

Deux réserves, et la première tient au cœur de la montre.

Les mouvements sont suisses. Les fiches produit le disent sans détour : la Galet automatique est animée par un Sellita SW200-1, le chronographe Inspiration par un Ronda 3540.D, tous deux « Swiss made ». La page Nos engagements précise que les mouvements « proviennent de La Chaux-de-Fonds ». Ce qui se fait à Charquemont, c’est le dessin, l’assemblage et le réglage — pas l’usinage du moteur. C’est ce qui retient la note de fabrication à 2.

L’origine des matières n’est pas publiée. Les fiches produit décrivent un boîtier en acier 316L, un verre saphir, un bracelet en cuir, sans jamais indiquer d’où ils viennent. La page Nos engagements revendique une « traçabilité totale » mais ne nomme ni fournisseur ni pays, hormis pour les diamants, certifiés selon le processus de Kimberley. La maison ne revendique pas non plus le label Origine France Garantie, qui exigerait qu’au moins 50 % du prix de revient unitaire soit acquis en France ; la mention « fabriqué en France », elle, ne repose que sur la dernière transformation substantielle. D’où la note de 1 aux matières premières, qui fixe le badge — le même constat que pour LIP, Yema et Pequignet.

Face à Tissot et Longines, deux marques suisses du Swatch Group, le choix d’Herbelin ne fait donc pas quitter la Suisse pour le mouvement : il déplace le dessin, l’assemblage et la décision dans le Doubs, et le capital vers une holding familiale de Charquemont. Les marques ciblées ont pour elles une origine suisse que Herbelin ne peut pas revendiquer pour le moteur de ses montres. Face à Fossil, groupe dont le siège est au Texas, l’écart est plus net : c’est le centre de décision qui change de continent.

Ce qu’on achète, au fond : une montre dessinée, assemblée et contrôlée dans le Haut-Doubs par une entreprise familiale, animée par un mouvement suisse, dans des matières dont l’origine n’est pas publiée.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Michel Herbelin ?

Une direction familiale vérifiable

La holding qui préside la société d'exploitation est gérée par deux petits-fils du fondateur et deux associés, tous personnes physiques. La troisième génération est aux commandes depuis 2020.

Des ateliers dans le Haut-Doubs

Dessin, assemblage à la main, réglage et contrôle sont réalisés à Charquemont, dans des ateliers agrandis en 1991 sur 3 000 m².

Un contrôle annoncé en 65 points

Selon la marque, chaque montre passe 65 points de contrôle, esthétiques et techniques, avant de quitter l'atelier.

À lire aussi