Pequignet
La seule manufacture française de Haute Horlogerie
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À propos de Pequignet
Fondée en 1973 à Morteau par Émile Péquignet, la maison est née avec une ambition rare pour l’époque : construire une véritable manufacture horlogère française, capable de rivaliser avec les maisons suisses jusque dans la conception de ses propres mouvements, à une période où l’essentiel de l’horlogerie tricolore se contentait d’habiller des calibres achetés en Suisse. Cet ancrage dans le Haut-Doubs, berceau historique du savoir-faire horloger français, reste au cœur de l’identité de la marque plus de cinquante ans après sa création.
La maison se distingue aujourd’hui par son Calibre Royal, un mouvement mécanique conçu, développé et assemblé dans ses ateliers de Morteau, complété depuis peu par le Calibre Initial, un troisième calibre maison. Cette capacité à produire son propre mouvement, protégée par plusieurs brevets internationaux, fait de Pequignet l’une des toutes dernières manufactures françaises au sens plein du terme, et la seule à revendiquer ce statut en Haute Horlogerie. La reconnaissance de ce savoir-faire s’est traduite en 2026 par le choix d’une montre Pequignet comme cadeau diplomatique offert par Emmanuel Macron à l’empereur du Japon.
Cette histoire n’a toutefois rien d’un long fleuve tranquille. Confrontée à la crise du marché horloger, l’entreprise a connu un redressement judiciaire en 2012, puis une liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce de Besançon en novembre 2016. Elle n’a redémarré qu’en 2017, relancée par quatre anciens salariés autour de Daniel Royer, avant qu’un investisseur français, le fonds familial Enowe dirigé par Hugues Souparis, n’en prenne la majorité du capital en 2021 pour financer sa relance industrielle et commerciale. Autre limite à connaître : le Calibre Royal et le Calibre Initial n’équipent pas l’ensemble du catalogue. Plusieurs lignes plus accessibles, comme la collection Moorea dans ses versions classiques ou les modèles Equus et quartz, sont équipées de mouvements suisses Sellita, une pratique courante dans l’horlogerie mais qui doit être connue de l’acheteur en quête d’un produit intégralement français.
Sous son actionnariat français actuel, Pequignet affiche une dynamique commerciale positive, avec une croissance revendiquée d’environ 25% en 2025 et l’ouverture d’une boutique parisienne, dans un marché horloger pourtant globalement en repli. La marque reste d’une taille modeste face aux géants suisses et son passé financier agité invite à la prudence sur la solidité à long terme. Elle constitue néanmoins, pour qui recherche une alternative française légitime et assumée à Omega ou TAG Heuer, l’un des rares choix où la conception du mouvement lui-même, et pas seulement l’assemblage final, reste française.
Infos sur la marque
- ✓ Une des rares manufactures françaises capables de concevoir, développer et assembler ses propres calibres mécaniques (Calibre Royal, Calibre Initial) dans ses ateliers de Morteau, dans le Doubs.
- ✓ Depuis la reprise par le fonds familial français Enowe en 2021, la maison affiche une croissance revendiquée d'environ 25% par an et a ouvert une boutique en propre à Paris.
- ✓ Labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, la maison a vu l'une de ses montres offerte par Emmanuel Macron à l'empereur du Japon en 2026, signe de la reconnaissance retrouvée de son savoir-faire.
- ⚠ L'entreprise a connu un redressement judiciaire en 2012 puis une liquidation judiciaire en 2016, avant d'être relancée par quatre anciens salariés en 2017 puis reprise par un investisseur français en 2021 : la trajectoire financière reste jeune et à confirmer dans la durée.
- ⚠ Toutes les collections ne sont pas équipées d'un mouvement manufacture : plusieurs lignes d'entrée de gamme (Moorea classique, Equus, montres à quartz) embarquent des mouvements suisses Sellita plutôt qu'un calibre maison.
Pourquoi choisir Pequignet ?
Manufacture de mouvements, pas seulement d'habillage
Contrairement à la plupart des horlogers français qui achètent leurs mouvements, Pequignet conçoit et fabrique en interne ses propres calibres, une prouesse rarissime hors de Suisse.
Renaissance portée par un actionnariat français
Le fonds Enowe, dirigé par l'entrepreneur français Hugues Souparis, a repris la majorité du capital en 2021 avec l'ambition explicite de réinvestir dans l'outil industriel de Morteau.
Ancrage dans le berceau horloger franc-comtois
Toutes les montres sont assemblées dans les ateliers historiques de Morteau, au cœur du bassin horloger du Haut-Doubs, plutôt que délocalisées vers l'Asie.