Yema
Maison horlogère française depuis 1948
Niveau d'engagement local
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À propos de Yema
Fondée en 1948 à Besançon par Henry-Louis Belmont, Yema devient en quelques décennies le premier fabricant horloger français, exportant jusqu’à 400 000 montres dès 1965. La marque s’impose alors comme fournisseur de la Marine nationale et de l’Armée de l’air à travers ses modèles Superman, Rallygraf ou Yachtingraf, avant de connaître son heure de gloire absolue le 24 juin 1982 : Jean-Loup Chrétien, premier astronaute français, s’envole depuis Baïkonour avec une Yema Spationaute I au poignet, suivi en 1985 par Patrick Baudry lors de la mission Discovery. L’entreprise change ensuite plusieurs fois de mains, passant sous le contrôle de Matra puis du groupe japonais Seiko entre 1988 et 2004, avant d’être reprise en 2009 par la famille Bôle via le Groupe Ambre, basé à Morteau dans le Doubs, berceau historique de l’horlogerie française.
Depuis 2022, Yema a entrepris une transformation notable en investissant plusieurs centaines de milliers d’euros dans des machines à commande numérique pour usiner elle-même, à Morteau, les ponts et platines de ses calibres maison CMM.10, CMM.20 (micro-rotor) et CMM.30 (tourbillon), passant du statut de simple assembleur à celui de manufacture naissante. La maison est un acteur actif de l’écosystème horloger local : elle forme chaque année des apprentis avec le Lycée Edgar-Faure de Morteau et Pascal Bôle a présidé la Chambre française de l’horlogerie et des microtechniques de 2011 à 2017. En 2024, l’entrée minoritaire du fonds régional français GEI au capital a permis de financer la poursuite de cette industrialisation.
Cette communication autour du « mouvement français » mérite toutefois d’être nuancée. Les calibres CMM ont été co-développés avec un horloger-concepteur suisse basé à La Chaux-de-Fonds, et leur organe réglant (balancier-spiral), pièce la plus technique du mouvement, reste d’origine suisse — environ 20% des composants du CMM.20 selon la marque elle-même. Plus significatif encore : depuis 2025, après avoir abandonné ses premiers calibres maison YEMA2000 et YEMA3000, jugés peu fiables, Yema équipe une large partie de sa gamme accessible (Diver, Flygraf, Navygraf, Urban Traveller, sous 1000€) du mouvement suisse Sellita SW200, un choix assumé mais qui signifie que le mouvement « français » ne concerne en réalité que les modèles haut de gamme de la collection. Avec 33 salariés et environ 8,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour sa structure Montres Ambre, Yema reste par ailleurs une maison de taille artisanale, sans commune mesure avec les volumes de Seiko, TAG Heuer ou Casio.
Yema demeure malgré tout l’alternative française la plus légitime sur le segment des montres sportives et outdoor : une histoire authentique, un actionnariat familial français et des investissements industriels réels à Morteau. L’acheteur attentif gagnera simplement à vérifier, modèle par modèle, s’il choisit un calibre manufacture CMM ou une version équipée d’un mouvement suisse Sellita.
Infos sur la marque
- ✓ Devenue une véritable manufacture depuis 2022 en usinant elle-même à Morteau les ponts et platines de ses calibres maison CMM.10, CMM.20 et CMM.30, une démarche rare hors de Suisse.
- ✓ Groupe familial français indépendant (famille Bôle, Groupe Ambre) qui a ouvert son capital en 2024 à un fonds régional français (GEI) pour financer son outil industriel à Morteau.
- ⚠ Depuis 2025, une large partie de la gamme accessible (moins de 1000€) est équipée du mouvement suisse Sellita SW200, après l'abandon des calibres maison YEMA2000/3000 jugés insuffisamment fiables.
- ⚠ Même les calibres « manufacture » CMM ne sont pas conçus à 100% en interne : ils ont été co-développés avec un horloger-concepteur basé en Suisse, et leur organe réglant reste d'origine suisse.
Pourquoi choisir Yema ?
Héritage sportif et spatial
Fournisseur historique de la Marine nationale et de l'Armée de l'air, Yema a habillé le poignet de Jean-Loup Chrétien en 1982, premier astronaute français dans l'espace, avec la montre Spationaute.
Renaissance industrielle à Morteau
Après des décennies de simple emboîtage, la marque a investi massivement depuis 2022 pour usiner et assembler elle-même des pièces de mouvement dans ses ateliers du Doubs.
Indépendance familiale française
Dirigée depuis 2009 par la famille Bôle, troisième génération d'horlogers, la maison conserve un actionnariat très majoritairement français malgré l'arrivée d'un fonds minoritaire.