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Jules

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À propos de Jules

Jules est une enseigne française par son capital et par son siège ; elle ne l’est pas par ses usines. C’est toute la tension de cette fiche, et la marque la documente elle-même, chiffres à l’appui, dans ses rapports publics.

Ce qui est établi

Jules appartient à l’Association familiale Mulliez, qui avait regroupé six de ses enseignes de mode sous l’entité FashionCube en 2017 — structure commune que FashionNetwork disait dissoute en mars 2023. L’enseigne est exploitée par une SAS dont le siège est au 152 avenue Alfred Motte, à Roubaix, que le registre classe en entreprise de taille intermédiaire, avec 2 000 à 4 999 salariés en 2023. Ses comptes déposés donnent 399,3 M€ de chiffre d’affaires en 2024.

Son directeur général, Joannes Soënen, en poste depuis 2023, revendique près de 470 millions d’euros de ventes en 2025, avec 440 points de vente : 360 en France, 40 en Belgique, 40 en master franchise à l’étranger. L’enseigne est entreprise à mission depuis 2023.

Le fait le plus concret se trouve à Neuville-en-Ferrain, dans le Nord : le Denim Center, où Jules fait confectionner un jean straight en toile 100 % coton, dont 20 % de coton recyclé, affiché à 49,99 € le 24 septembre 2026.

Trois réserves

La fabrication est notée 0, et c’est elle qui fixe le badge. La déclaration de performance extra-financière 2024 du groupe Happychic, qui réunit Jules et BZB, est sans ambiguïté : 87 % de la production en grand import — Bangladesh, Chine, Inde — et 13 % en proche import — Turquie, Maroc, Portugal. Le groupe entretient trois bureaux à l’étranger, en Turquie, en Chine et au Bangladesh. Le barème ne laisse pas de place à l’interprétation : une production majoritairement hors d’Europe vaut 0.

Les ambitions de relocalisation ont été revues à la baisse. En avril 2023, Jules évaluait sa production française à environ 1 % du total et visait 100 000 articles fabriqués en France en 2025 ; elle annonçait une part euroméditerranéenne passée de 11 % à 17 % en un an, avec 33 % visés en 2026. Le rapport de mission 2025 affiche 13,3 % de volumes confectionnés dans cette zone en 2025, un objectif ramené à 15 % pour 2026 et à 20 % pour 2030, et une production du Denim Center sécurisée à 40 000 pièces pour 2026. Les deux publications ne précisent pas si l’indicateur est calculé sur le même périmètre ; les objectifs, eux, ont baissé.

Le Denim Center reste fragile. Détenu par Jules et Kiabi, il emploie 50 salariés, n’est pas rentable, et ne vise l’équilibre qu’à 200 000 pièces par an en 2028, selon La Voix du Nord. Les matières premières, enfin, sont notées 1 : Jules déclare 60 % de matières à moindre impact et 18 % de matières recyclées en poids en 2025, mais ne publie pas, dans les documents consultés, l’origine géographique de ses fibres.

Face à Zara Man et aux enseignes ciblées

La comparaison doit être honnête. Inditex, propriétaire de Zara, s’appuie sur une production de proximité — Espagne, Portugal, Maroc, Turquie — qui représentait 57 % de sa capacité en 2018 selon Modaes. Les chiffres ne sont pas de la même époque, mais l’écart est net : sur le seul lieu de confection, la marque espagnole s’appuie bien davantage sur l’Europe et la Méditerranée que Jules. L’avantage de Jules tient à son capital et à son siège, pas à ses ateliers.

Ce que l’on achète réellement : un vêtement dessiné et vendu par une entreprise familiale roubaisienne, fabriqué dans sa grande majorité en Asie — sauf le jean du Denim Center, qui est, lui, cousu dans le Nord.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Jules ?

Un groupe familial français

Jules appartient à l'Association familiale Mulliez et est exploitée par une SAS roubaisienne de 2 000 à 4 999 salariés.

Un jean cousu dans le Nord

Un jean straight est confectionné à Neuville-en-Ferrain, en toile de coton dont 20 % recyclé, pour 49,99 € au 24 septembre 2026.

Un réseau physique étendu

440 points de vente, dont 360 en France, selon la direction de l'enseigne en avril 2026.

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