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Atelier Tuffery

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Atelier Tuffery

L’histoire d’Atelier Tuffery tient en deux chiffres : l’entreprise lozérienne est tombée de 60 salariés à 3 à partir des années 1980, à l’époque où la confection partait vers d’autres continents, et 44 personnes y travaillent aujourd’hui. Ce que la fiche doit établir, c’est ce qui, dans ce jean, est réellement français — et la réponse n’est pas la même selon qu’on parle de la couture ou du coton.

Une famille, un site, quatre générations

La maison a été fondée en 1892 à Florac par Célestin Tuffery, tailleur, et elle n’a jamais quitté la ville. Julien Tuffery, arrière-petit-fils du fondateur, la dirige avec Myriam Tuffery ; la presse locale date leur rachat de 2016, ce que confirme le registre : la société qui exploite la marque, ACT 1892, y est immatriculée depuis août 2016. Elle est présidée par une holding familiale, ACT, que dirigent les deux mêmes personnes. Aucune autre société n’apparaît parmi ses dirigeants. Le registre ne publie pas la répartition du capital ; il ne permet donc pas d’affirmer une indépendance totale, seulement d’établir qu’aucun investisseur extérieur n’y figure en tant que dirigeant. Depuis la reprise, le site de Florac a été agrandi en 2020, et la marque tient aussi deux boutiques, à Paris et à Montpellier.

Ce qui est établi : la confection et une partie du textile

La marque déclare que ses vêtements sont conçus, coupés, cousus, assemblés et délavés en France. La couture se fait majoritairement dans l’atelier de Florac, le reste chez des partenaires français, et le rinçage chez un spécialiste du Mans. Ces informations viennent de la communication de l’entreprise ; aucun audit tiers ne les recoupe, mais aucune source consultée ne les contredit. Elles justifient la note de 3 en fabrication.

La marque est aussi remontée d’un cran dans la filière. Au printemps 2021, elle a repris un atelier de tissage d’Occitanie avec deux partenaires, chacun à 33 % du capital : ces Tissages d’Autan produisent désormais la totalité de ses toiles de laine, de chanvre et de lin. La laine vient d’élevages cévenols et des causses lozériens, et la marque a installé son propre élevage de mérinos sur le causse Méjean, confié à un couple de bergers salariés — 300 bêtes, 500 visées. Le lin vient de Normandie, le chanvre du Tarn.

La réserve : le coton du jean

C’est là que la fiche doit être précise. Le jean reste un vêtement de coton, et les toiles de denim de la marque viennent de trois pays : la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines sont françaises — le sergé indigo 13 oz du modèle droit ajusté brut est présenté comme une toile d’origine France. Mais le tissage n’est pas la matière : la marque indique que son coton est biologique et certifié GOTS, sans jamais dire où il a été cultivé. Le coton ne se cultivant pas en France à l’échelle industrielle, il vient nécessairement d’ailleurs, et la marque ne dit pas d’où.

Les filières de laine, de lin et de chanvre sont réelles, mais elles ne couvrent qu’une partie de la gamme. C’est ce qui fixe les matières premières à 1 : des filières européennes partielles, et une fibre principale dont l’origine n’est pas publiée. Cette note commande le badge.

Face à Levi’s, Lee et Wrangler

Levi’s, Lee et Wrangler sont des marques américaines. Ce qu’elles ont pour elles est réel : une gamme bien plus large et un réseau de distribution mondial. Ce qu’Atelier Tuffery leur oppose est d’une autre nature : un atelier identifiable, une famille aux commandes et une confection revendiquée en France du premier coup de ciseaux au délavage.

Ce que le lecteur achète réellement, c’est donc la main-d’œuvre de Florac et d’une poignée d’ateliers français, sur une toile souvent européenne — pas un jean français jusqu’à la fibre.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Atelier Tuffery ?

Une manufacture familiale depuis 1892

Levi's, Lee et Wrangler sont des marques américaines. Atelier Tuffery est né à Florac en 1892, y fabrique toujours, et reste dirigé par la quatrième génération de la famille fondatrice.

Une confection en France, revendiquée de bout en bout

Coupe et couture à Florac et chez des partenaires français, délavage au Mans : la marque déclare chaque étape en France, là où l'essentiel du jean mondial est confectionné ailleurs.

Un tissage repris plutôt qu'acheté

Actionnaire à 33 % des Tissages d'Autan, la marque tisse elle-même en Occitanie la totalité de ses toiles de laine, de chanvre et de lin.

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