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Scaleway

European Cloud & AI

Ancrage français total 🐔Capitaux français · Conception française · Production française · Ressources françaises
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À propos de Scaleway

Scaleway vend ce qu’AWS, Azure et Google Cloud vendent — des serveurs, du stockage, des bases de données, du calcul pour l’IA — avec une différence qui tient en une ligne de ses mentions légales : l’hébergeur de Scaleway, c’est Scaleway. Pas de cloud américain en dessous, pas de sous-traitance de l’infrastructure. La question que pose cette fiche est ailleurs : que reste-t-il de « français » dans un cloud dont les murs appartiennent pour moitié à un fonds et dont trois régions sur quatre sont à l’étranger ?

La société, créée le 30 août 2000 et inscrite au registre de Paris sous le nom qui a porté avant elle les enseignes Online et Dedibox, est une filiale d’iliad. Le groupe est sorti de la Bourse après l’offre lancée le 30 juillet 2021 par Xavier Niel, qui détenait alors 70,6 % du capital par sa holding ; son document d’enregistrement universel 2025 décrit désormais un capital « détenu entièrement par ses dirigeants ». Aucun fonds étranger, aucune maison mère soumise à un droit extra-européen : la note de capitaux ne se discute pas.

Les reconnaissances de 2026 sont datées et vérifiables. Le 17 avril, la Commission européenne l’a retenue parmi les quatre lauréats d’un marché de cloud souverain de 180 millions d’euros sur 6 ans, en la classant au niveau SEAL-3 de sa propre échelle. Le 23 avril, le Health Data Hub l’a choisie comme futur hébergeur des données de santé françaises. Le 16 juillet, Airbus lui a confié une partie de ses applications critiques. Côté conception, iliad revendique 5 000 GPU en 2025 et le rachat de l’éditeur Saagie.

Trois réserves, pourtant.

La première est une promesse non tenue. Entrée dans le processus SecNumCloud de l’ANSSI en janvier 2025, Scaleway visait la qualification pour la fin de cette même année. Fin septembre 2026, elle n’est toujours pas accordée. C’est le label que réclament les administrations pour leurs données les plus sensibles ; tant qu’il manque, Scaleway ne peut pas y prétendre.

La deuxième tient aux murs. Depuis 2023, les centres de données sont logés dans OpCore, une société distincte dont iliad a cédé la moitié au fonds InfraVia le 31 mars 2025. Scaleway y reste locataire. Le barème lit la fabrication d’un service comme le lieu où tournent les serveurs et qui les exploite : c’est Scaleway, en Europe, et la note reste donc à 3. Mais « possède ses propres centres de données » n’est plus exact.

La troisième est géographique : seule la région de Paris est en France. Amsterdam, Varsovie et Milan complètent l’offre. Le cloud est européen, pas français.

Face aux marques ciblées, la limite est nette : aucune région Scaleway hors d’Europe. Une entreprise qui sert l’Asie ou l’Amérique depuis un seul fournisseur restera chez un hyperscaler. Pour les autres, ce que l’on achète est un opérateur français, contrôlé par ses dirigeants, qui exploite lui-même ses serveurs dans quatre régions de l’Union — sans la qualification SecNumCloud qu’il avait promise pour 2025.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Scaleway ?

Son propre hébergeur

Les mentions légales désignent Scaleway SAS comme hébergeur de son site : l'infrastructure est exploitée par l'entreprise elle-même, pas louée à un cloud tiers.

Quatre régions dans l'Union européenne

Paris, Amsterdam, Varsovie et Milan : aucune région de l'offre ne se trouve hors de l'Union.

Choisie par la Commission et par Airbus

Lauréate en avril 2026 du marché de cloud souverain de la Commission européenne, jusqu'à 180 millions d'euros sur 6 ans, puis retenue en juillet 2026 par Airbus pour une partie de ses applications critiques.

Une capacité de calcul pour l'IA

5 000 GPU de dernière génération en 2025 selon iliad, une capacité multipliée par cinq en un an.

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