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Clever Cloud

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À propos de Clever Cloud

Clever Cloud vend à des équipes de développement ce que Heroku a rendu familier : on pousse son code, la plateforme se charge des serveurs, de la montée en charge et des mises à jour. La différence tient à l’endroit où tout cela tourne, et à qui appartiennent les machines. Créée à Nantes le 2 août 2010 et présidée depuis par son cofondateur Quentin Adam, la société se déclare « 100 % française », sans filiale aux États-Unis.

Les réussites sont documentées. En décembre 2023, l’entreprise a annoncé qu’elle ne louait plus ses serveurs parisiens mais les possédait, avec des contrats passés directement auprès des centres de données — dont celui de Green Data à Nanterre. Ses mentions légales la désignent elle-même comme hébergeur de son site. Elle revendique aujourd’hui huit centres de données dans l’Union européenne, dont sept en France, et plus de quarante produits managés. Elle est certifiée ISO 27001:2022 depuis mars 2024 et agréée hébergeur de données de santé depuis janvier 2025. En avril 2026, la Commission européenne l’a retenue, avec OVHcloud et le luxembourgeois DEEP, pour un marché de cloud souverain destiné aux institutions de l’Union, plafonné à 180 millions d’euros sur six ans. Le même mois, la messagerie Olvid, également au catalogue, a annoncé que toutes ses pièces jointes transitaient désormais par Clever Cloud.

Trois réserves doivent pourtant être posées.

La première tient à SecNumCloud. La qualification de l’ANSSI, la plus exigeante en France, n’est pas acquise sur l’infrastructure propre de l’entreprise : la démarche est en cours. L’offre SecNumCloud proposée dès maintenant aux administrations repose sur l’infrastructure qualifiée de Cloud Temple, c’est-à-dire sur celle d’un tiers.

La deuxième tient au socle. Toutes les zones ne tournent pas sur des serveurs Clever Cloud. Celles de Roubaix, Varsovie, Singapour et Sydney, ouvertes en novembre 2020, sont déployées « au-dessus d’OVHcloud », selon l’annonce de l’époque, et l’entreprise cite aussi Outscale et Scaleway parmi ses partenaires industriels. Ces fournisseurs sont européens, ce qui borne la note de matières premières à 2 : le barème réserve le 3 aux serveurs possédés. Des régions hors d’Europe restent par ailleurs proposées en option ; elles échappent par construction à la juridiction européenne et ne doivent pas être confondues avec l’offre souveraine.

La troisième tient au capital. Le seul investisseur extérieur rendu public est Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, entré en octobre 2012 pour un montant resté confidentiel. La répartition du capital n’est pas publiée et l’accès aux bénéficiaires effectifs est restreint. La note de 3 s’appuie sur une présidence restée entre les mains du fondateur et sur la déclaration de l’entreprise ; elle serait à revoir si un actionnaire étranger venait à apparaître.

Face à Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, il faut aussi dire ce que Clever Cloud n’offre pas : un catalogue de services et une couverture mondiale sans commune mesure avec ce qu’une entreprise de plus de 90 personnes peut déployer. Heroku, de son côté, garde l’avantage de l’antériorité et d’un large écosystème d’extensions. Ces plateformes relèvent en revanche du droit américain, ce que Clever Cloud évite pour tout ce qui tourne dans ses zones européennes.

Ce que l’on achète, au fond : un PaaS opéré depuis la France, sur des serveurs que l’entreprise possède à Paris et loue ailleurs à des fournisseurs européens, par une PME nantaise qui n’a pas encore décroché la qualification la plus exigeante de l’ANSSI.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Clever Cloud ?

Simplicité façon Heroku

Le développeur pousse son code, la plateforme se charge des serveurs, de la montée en charge et des mises à jour : le modèle du PaaS, opéré depuis la France.

Cloud souverain reconnu

Retenue par la Commission européenne aux côtés d'OVHcloud et de DEEP pour héberger les institutions de l'Union, la plateforme est certifiée ISO 27001 et agréée HDS pour les données de santé.

Des serveurs en propre

Depuis 2023, l'entreprise possède les serveurs de sa région parisienne au lieu de les louer, avec des contrats directs auprès des centres de données.

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