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Leviia

Le cloud français, indépendant et écologique

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À propos de Leviia

Le stockage de fichiers en ligne est l’un des rayons les plus verrouillés du numérique : trois services américains — Google Drive, Dropbox, OneDrive — y concentrent l’essentiel des usages, grand public comme professionnels. Leur point commun n’est pas seulement commercial. Ce sont des entreprises soumises au droit des États-Unis, donc au Cloud Act, loi qui permet aux autorités américaines d’exiger d’un fournisseur les données qu’il détient, où qu’elles soient physiquement stockées. Un fichier hébergé à Paris par une société américaine reste accessible depuis Washington.

C’est précisément le point de départ de Leviia, lancée fin octobre 2020 par Arnaud Meauzoone, entouré de son frère William et de sa sœur Mathilde. Une fratrie, une entreprise française, et une ambition assumée dès le départ : devenir « le OneDrive français ». Société de droit français hébergeant en France, elle n’entre pas dans le champ du Cloud Act — ce qui, pour un cabinet d’avocats, un cabinet médical ou une collectivité, n’est pas un argument marketing mais une contrainte réglementaire.

L’architecture est simple et vérifiable. Les données sont réparties sur trois sites français — Roubaix, Gravelines et Strasbourg — chacun conservant une copie des données des deux autres. Un incendie ou une panne sur l’un des trois ne fait perdre aucun fichier, et aucun octet ne quitte le territoire. Le dispositif est complété par les couches de sécurité attendues d’un hébergeur professionnel : chiffrement, double authentification, protection anti-DDoS, conformité au RGPD.

Une réserve importante doit être posée, parce qu’elle touche au cœur de la notation. Les serveurs sont en France, mais ils ne sont pas à Leviia : les trois sites sont ceux d’OVHcloud. L’entreprise maîtrise son logiciel, son interface et sa chaîne de chiffrement ; elle loue ses machines. Ce n’est ni un défaut ni une dissimulation — presque tous les éditeurs de cette taille fonctionnent ainsi, et l’hébergeur choisi est lui-même français — mais au sens du barème appliqué aux services immatériels, le 3 est réservé à qui possède ses centres de données. La note de matières premières reste donc à 2.

Deux limites d’usage méritent d’être connues avant de basculer. L’écosystème applicatif est sans commune mesure avec celui de Google Workspace ou de Microsoft 365 : Leviia fait du stockage, du partage et de la synchronisation, pas une suite bureautique complète avec ses dizaines d’intégrations tierces. Qui travaille quotidiennement dans des documents collaboratifs ne trouvera pas ici un remplacement à périmètre égal. Et il n’existe pas d’offre gratuite à vie : l’hébergement, la réplication et le chiffrement coûtent, et l’entreprise facture ce coût plutôt que de le financer par l’exploitation des données — ce qui est précisément la contrepartie du modèle qu’elle conteste.

Pour un particulier soucieux de ses fichiers, une profession soumise au secret ou une structure publique, l’arbitrage est clair : payer un service français hébergé en France, hors de portée d’une loi étrangère, plutôt que d’utiliser gratuitement un service dont le modèle économique repose ailleurs.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Leviia ?

Hors de portée du Cloud Act

Société française hébergeant en France : contrairement à Google Drive, Dropbox et OneDrive, elle n'entre pas dans le champ de la loi américaine qui permet d'exiger des données d'un fournisseur soumis au droit des États-Unis.

Une réplication entièrement nationale

Trois sites français — Roubaix, Gravelines, Strasbourg — conservant chacun une copie des données des deux autres, sans qu'aucun octet ne quitte le territoire.

Une structure indépendante

Une entreprise fondée et dirigée par une fratrie, sans rachat ni actionnaire de contrôle étranger.