Par quoi remplacer Google Cloud ?
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Google Cloud en bref
- Activité lancée en 2008 avec App Engine, devenue Google Cloud Platform, l'un des trois grands fournisseurs mondiaux d'infrastructure informatique.
- Google Cloud détenait environ 13 % du marché mondial de l'infrastructure cloud au deuxième trimestre 2025, derrière AWS (30 %) et Microsoft Azure (20 %).
- Ces trois acteurs américains contrôlent à eux seuls environ les deux tiers d'un marché mondial estimé à 99 milliards de dollars sur le trimestre.
- La France dispose de fournisseurs nationaux, dont certains services sont qualifiés ou en cours de qualification SecNumCloud par l'ANSSI.
Qui est Google Cloud ?
Google Cloud est arrivé tard sur un marché qu’Amazon avait inventé. Lorsque le groupe lance App Engine en 2008, AWS a deux ans d’avance et une position déjà solide auprès des développeurs. Il faudra une décennie et un changement de stratégie, marqué par le recrutement de dirigeants venus du monde de l’entreprise, pour que Google Cloud Platform s’impose comme le troisième acteur mondial de l’infrastructure informatique, avec une force reconnue sur les données, l’analyse et l’intelligence artificielle.
Les chiffres du marché disent l’essentiel de l’enjeu. Au deuxième trimestre 2025, Google Cloud détenait environ 13 % du marché mondial de l’infrastructure cloud, derrière Amazon Web Services avec 30 % et Microsoft Azure avec 20 %. Autrement dit, trois entreprises américaines contrôlent à elles seules environ les deux tiers d’un marché estimé à 99 milliards de dollars sur ce seul trimestre. Cette concentration a cessé d’être un sujet de spécialistes : elle est identifiée comme un enjeu de souveraineté par les pouvoirs publics français et européens, parce que le cloud est devenu l’infrastructure sur laquelle reposent hôpitaux, administrations, industries et services essentiels.
Un point technique mérite d’être compris, car il est souvent mal posé. Google exploite bien des régions de centres de données en France, et il serait inexact de dire que les données françaises partent nécessairement aux États-Unis. Mais l’analyse retenue par les autorités françaises est que le CLOUD Act de 2018 peut viser une entreprise de droit américain pour des données qu’elle héberge ailleurs : c’est la nationalité de l’opérateur, et non la seule localisation physique des serveurs, qui détermine l’exposition à ces législations extraterritoriales.
C’est précisément la réponse qu’apporte la qualification SecNumCloud, délivrée par l’ANSSI, qui atteste à la fois d’un haut niveau de sécurité technique et d’une immunité aux droits extra-européens. Plusieurs fournisseurs français en disposent ou sont engagés dans ce processus, proposant calcul, stockage et services managés depuis des centres de données situés en France. L’alternative référencée ci-dessous est présentée avec ses caractéristiques détaillées.
Les alternatives françaises à Google Cloud
Scaleway
cloudEuropean Cloud & AI
Pourquoi choisir une alternative française à Google Cloud ?
Une dépendance stratégique documentée
La concentration du cloud mondial entre trois acteurs américains est identifiée comme un enjeu de souveraineté par les pouvoirs publics français et européens, au-delà de la seule question commerciale.
Le CLOUD Act s'applique au prestataire, pas au serveur
La législation américaine peut viser une entreprise de droit américain pour des données stockées en Europe. Ce n'est donc pas la localisation du centre de données qui détermine le régime applicable, mais la nationalité de l'opérateur.
La qualification SecNumCloud comme repère
L'ANSSI délivre une qualification SecNumCloud attestant d'un haut niveau de sécurité et d'immunité aux législations extraterritoriales. Plusieurs fournisseurs français en disposent ou sont engagés dans le processus.
Questions fréquentes sur Google Cloud
Google Cloud est-il un fournisseur français ?
Non. Google Cloud est l'activité d'infrastructure de Google, filiale d'Alphabet, société américaine cotée au Nasdaq. Le groupe exploite des régions de centres de données en France, mais l'opérateur du service reste de droit américain.
Héberger en France chez Google suffit-il à la souveraineté ?
Non, selon l'analyse retenue par les autorités françaises : le CLOUD Act peut viser une entreprise de droit américain pour des données stockées ailleurs. C'est la nationalité de l'opérateur, et non la seule localisation des serveurs, qui détermine l'exposition à ces législations.
Quelles alternatives françaises à Google Cloud ?
Plusieurs fournisseurs cloud français proposent calcul, stockage et services managés depuis des centres de données situés en France, certains disposant de la qualification SecNumCloud de l'ANSSI. L'alternative référencée sur cette page est détaillée.