Par quoi remplacer Amazon Web Services ?
Découvrez les enseignes et marques françaises pour remplacer Amazon Web Services. Cliquez sur une alternative pour ouvrir sa fiche détaillée.
Amazon Web Services en bref
- Activité lancée en 2006 par Amazon, qui a inventé le marché du cloud public en commercialisant sa propre infrastructure informatique.
- AWS détenait environ 30 % du marché mondial de l'infrastructure cloud au deuxième trimestre 2025, loin devant Microsoft Azure et Google Cloud.
- L'activité est le principal contributeur aux bénéfices d'Amazon, bien plus rentable que le commerce en ligne.
- La France dispose de fournisseurs nationaux, dont certains services sont qualifiés ou en cours de qualification SecNumCloud par l'ANSSI.
Qui est Amazon Web Services ?
Amazon Web Services est né d’une contrainte interne devenue produit. Au début des années 2000, Amazon devait gérer des pics de trafic considérables pendant les fêtes, ce qui l’avait conduit à bâtir une infrastructure informatique très élastique. L’entreprise réalise alors que cette capacité peut être louée à d’autres, et lance en 2006 les premiers services de stockage et de calcul à la demande. Le pari était contre-intuitif : un commerçant en ligne devenant fournisseur d’infrastructure pour les entreprises. Il s’est révélé l’un des plus rentables de l’histoire du numérique, AWS étant aujourd’hui le principal contributeur aux bénéfices du groupe, bien devant le commerce en ligne.
Les chiffres disent l’ampleur de la position acquise : AWS détenait environ 30 % du marché mondial de l’infrastructure cloud au deuxième trimestre 2025, devant Microsoft Azure et Google Cloud, l’ensemble représentant environ les deux tiers d’un marché estimé à 99 milliards de dollars sur ce seul trimestre.
La particularité d’AWS, du point de vue français, est que sa présence est massive mais largement invisible. L’usager qui consulte un site d’information, utilise une application de transport ou accède à un service public en ligne ignore le plus souvent sur quelle infrastructure celui-ci repose. La dépendance est donc structurelle plutôt que perçue, ce qui la rend d’autant plus difficile à évaluer collectivement.
Deux éléments techniques méritent d’être connus. D’abord, comme pour tout prestataire de droit américain, l’analyse retenue par les autorités françaises est que le CLOUD Act peut viser l’opérateur, y compris pour des données hébergées dans des centres situés en France. Ensuite, le coût de sortie : les frais appliqués au transfert de données sortantes et le recours à des services propriétaires rendent une migration coûteuse, phénomène de verrouillage désormais pris en compte par la réglementation européenne.
Face à cela, plusieurs fournisseurs français exploitent leurs propres centres de données sur le territoire, certains disposant de la qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI. Les alternatives sont présentées ci-dessous.
Les alternatives françaises à Amazon Web Services
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Pourquoi choisir une alternative française à Amazon Web Services ?
Le leader d'un marché très concentré
AWS occupe à lui seul environ 30 % du marché mondial de l'infrastructure cloud. Cette position, combinée à celle d'Azure et Google Cloud, place les deux tiers de l'infrastructure numérique mondiale entre des mains américaines.
Une dépendance invisible pour l'utilisateur final
Des milliers de services français utilisés quotidiennement, sites, applications, administrations, fonctionnent sur AWS sans que leurs usagers le sachent. La dépendance est structurelle plus que visible.
Le coût de sortie, un enjeu identifié
Les frais de transfert de données sortantes et l'usage de services propriétaires rendent la migration coûteuse, phénomène désigné comme verrouillage et pris en compte par la réglementation européenne récente.
Questions fréquentes sur Amazon Web Services
AWS est-il un fournisseur français ?
Non. Amazon Web Services est l'activité cloud d'Amazon.com, société américaine cotée au Nasdaq et basée à Seattle. Le groupe exploite des régions de centres de données en France, mais l'opérateur reste de droit américain.
Héberger en France chez AWS suffit-il à la souveraineté ?
Non, selon l'analyse retenue par les autorités françaises : le CLOUD Act peut viser une entreprise de droit américain pour des données stockées ailleurs. C'est la nationalité de l'opérateur, et non la seule localisation des serveurs, qui détermine l'exposition à ces législations.
Quelles alternatives françaises à AWS ?
Plusieurs fournisseurs cloud français proposent calcul, stockage et services managés depuis leurs propres centres de données en France, certains disposant de la qualification SecNumCloud de l'ANSSI. Les alternatives sont détaillées sur cette page.