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Pommette

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources européennes
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À propos de Pommette

C’est l’une des fiches les plus vérifiables de notre catalogue, et pour une raison inhabituelle : on peut donner l’adresse de l’usine, son effectif, sa production annuelle, ses comptes — et même l’origine de ses matières.

Une marque de distributeur adossée à son usine

Pommette est la marque de puériculture d’Intermarché. Ses couches sortent des Celluloses de Brocéliande, à Ploërmel dans le Morbihan. Le registre des entreprises date la société du 1er juin 1990 ; la base Industrie Explorer de L’Usine Nouvelle la présente comme une filiale d’ITM Entreprises, la société de tête du Groupement Les Mousquetaires. Le registre, lui, ne publie pas la répartition du capital : il inscrit deux dirigeants, tous deux personnes physiques.

Les chiffres du site donnent la mesure de ce qu’il représente. Son rapport RSE 2023 compte 249 collaborateurs, 665 millions de changes pour bébé et 199 millions d’objets d’hygiène féminine produits dans l’année, pour 108,2 M€ de chiffre d’affaires. Les comptes 2025 déposés au registre affichent 93,0 M€ de chiffre d’affaires et 6,76 M€ de résultat net. Le groupe présente le site comme le premier producteur français de changes pour bébé et le seul producteur français d’hygiène féminine à usage unique ; sa page de recrutement lui attribue plus de 3,2 millions de couches par jour, un chiffre non daté que nous laissons à sa charge.

Ce point mérite d’être souligné. Ici, le distributeur possède l’usine, et le produit y est aussi conçu : le site a son propre service de développement, a mis au point un tampon à deux canaux qui réduit la quantité de matières absorbantes, et travaille avec Les Alchimistes, le CNRS et l’APESA à une couche compostable.

Deux réserves sur la marque

L’usine ne produit pas que pour Pommette, et il faut être précis sur ce que cela signifie. Selon le rapport RSE, le groupe Intermarché pèse 77 % des ventes du site, les crèches et hôpitaux 9 %, les clients extérieurs 11 %. Les autres noms qu’on y trouve — Labell, Top Budget, Netto — ne sont pas ceux d’enseignes concurrentes, mais des marques et une enseigne du même Groupement. Acheter Pommette fait tourner ce site, comme le font d’autres marques du groupe : c’est une bonne nouvelle pour l’emploi local, moins une exclusivité de la marque.

Et c’est une marque de distributeur : elle n’existe qu’en magasin Intermarché. Si l’enseigne n’est pas présente près de chez vous, l’alternative n’en est pas une.

Ce qui limite le badge : les matières

Une couche est faite de cellulose — de la pâte à papier — et de polymères superabsorbants, dérivés pétrochimiques. Sur ce rayon, la plupart des marques ne disent rien de leur provenance. Les Celluloses de Brocéliande le font : leurs matières premières proviennent « d’Europe à plus de 90 % (dont 38 % de France) ». C’est ce qui vaut à la fiche un 2 : le barème le réserve à une majorité européenne.

Ce n’est pas un 3, pour trois raisons écrites dans le même rapport. La France ne fournit que 38 % des matières, pas la majorité. Le chiffre n’est pas ventilé : rien ne dit où sont produites la pâte et les polymères, les deux matières qui font la couche. Et le responsable achats évoque la relocalisation « à terme » de la pâte à papier avec un fournisseur français : elle n’est donc pas produite près de l’usine aujourd’hui. Ajoutons que ces chiffres datent de 2023 et sont déclarés par l’entreprise, sans audit publié.

Face à qui

Pampers est née chez l’américain Procter & Gamble en 1961, selon le groupe lui-même : c’est à lui que l’on doit la couche jetable moderne, et cette avance industrielle reste sa force. Huggies a été lancée par l’américain Kimberly-Clark en 1978 ; le groupe a annoncé en octobre 2012 quitter la couche en Europe de l’Ouest et centrale, Italie exceptée — dans les rayons français, la concurrence réelle est donc surtout Pampers.

Ce que l’on achète avec Pommette : une couche conçue et fabriquée à Ploërmel, par une usine qui appartient au distributeur, avec des matières majoritairement européennes mais pas françaises.

Les trois usines de couches encore actives en France, et ce que disait l’avis de l’Anses de 2019 sur les substances chimiques des couches, sont détaillés dans notre article Couches : le rayon où l’on peut nommer l’usine.

Infos sur la marque

  • ✓Les couches sont fabriquées aux Celluloses de Brocéliande, à Ploërmel dans le Morbihan. La base Industrie Explorer de L'Usine Nouvelle présente le site comme une « filiale de ITM Entreprises SA », la société de tête du Groupement Les Mousquetaires, groupement de commerçants indépendants français auquel appartient Intermarché. Source : Les Celluloses de Brocéliande à Ploërmel — « filiale de ITM Entreprises SA » — Industrie Explorer, L'Usine Nouvelle
  • ✓Le registre des entreprises confirme une SAS créée le 1er juin 1990 (SIREN 379 095 342), dont le siège est à la zone industrielle des Landes du Moulin, à Ploërmel. Ses deux dirigeants inscrits sont des personnes physiques ; le registre ne publie pas la répartition du capital. Exercice 2025 : 93,0 M€ de chiffre d'affaires et 6,76 M€ de résultat net. Source : Recherche d'entreprises — Les Celluloses de Brocéliande, SIREN 379 095 342, création 1990, comptes 2025 — API Recherche d'entreprises, État
  • ✓Selon son rapport RSE 2023, le site a produit cette année-là 665 millions de changes pour bébé sur cinq lignes et 199 millions d'objets d'hygiène féminine sur deux lignes, soit 867,1 millions d'objets masques compris, avec 249 collaborateurs (245 CDI, 4 CDD) pour 108,2 M€ de chiffre d'affaires. Le groupe Intermarché pèse 77 % de ses ventes, les crèches et hôpitaux 9 %, les clients hors groupe 11 %. Source : Rapport RSE 2023 des Celluloses de Brocéliande — modèle d'affaires : 665 millions de changes, 249 collaborateurs, Intermarché 77 % — Celluloses de Brocéliande, Agromousquetaires, 2023
  • ✓Le groupe présente le site comme le premier producteur français de changes pour bébé et le seul producteur français d'unités d'hygiène féminine à usage unique, et lui attribue plus de 3,2 millions de couches par jour. Il est certifié ISO 9001 et ISO 14001, porte l'écolabel Nordic Swan et a obtenu le niveau « Exemplaire » du label Engagé RSE de l'Afnor. Source : Celluloses de Brocéliande — premier producteur de changes pour bébé, certifications, 3,2 millions de couches par jour — Agromousquetaires
  • ✓La conception se fait sur place : le site dispose d'un service Développement des produits, a mis au point lui-même un tampon à deux canaux de drainage (« Core channel ») qui réduit la quantité de matières absorbantes, et mène avec l'association Les Alchimistes, le CNRS et l'APESA, sous l'égide de l'ADEME, un projet de couche compostable baptisé « couches fertiles ». Source : Rapport RSE 2023 des Celluloses de Brocéliande — actions produits : Core channel, couches fertiles — Celluloses de Brocéliande, Agromousquetaires, 2023
  • ✓Le site publie l'origine de ses approvisionnements, ce qui est rare sur ce rayon : selon son rapport RSE 2023, ses matières premières « proviennent d'Europe à plus de 90 % (dont 38 % de France) », et 29 % des achats français sont réalisés dans un rayon de 160 km autour de l'usine. Source : Rapport RSE 2023 des Celluloses de Brocéliande — matières premières à plus de 90 % européennes, dont 38 % françaises — Celluloses de Brocéliande, Agromousquetaires, 2023
  • ⚠La France fournit 38 % des matières premières, pas la majorité : c'est ce qui fixe la note à 2 et commande le badge. Le chiffre est déclaré par l'entreprise, date de 2023 et n'est pas ventilé par matière — rien ne dit d'où viennent la pâte de cellulose et les polymères superabsorbants. Le responsable achats indique des « pourparlers » avec un fournisseur français qui permettraient « à terme » de relocaliser la pâte à papier : elle ne l'est donc pas aujourd'hui. Le même rapport chiffre à 75 % la part de matières non renouvelables, en valeur. Source : Rapport RSE 2023 des Celluloses de Brocéliande — 38 % de France, pâte à papier à relocaliser, 75 % de matières non renouvelables — Celluloses de Brocéliande, Agromousquetaires, 2023
  • ⚠L'usine ne travaille pas que pour cette marque, mais il faut être précis sur ce point : Labell, Top Budget et Netto, souvent cités comme « d'autres enseignes », relèvent du même Groupement Les Mousquetaires. Netto est l'enseigne de discount du groupe et s'appuie explicitement sur les unités de production d'Agromousquetaires, dont fait partie le site de Ploërmel. Acheter Pommette fait tourner ce site ; d'autres marques du même groupe le font tourner aussi, et la marque n'en a pas l'exclusivité. Source : Netto — l'enseigne s'appuie sur les unités de production d'Agromousquetaires — Groupement Les Mousquetaires
  • ⚠C'est une marque de distributeur, créée et vendue par l'enseigne elle-même : comme Top Budget, marque premier prix qu'Intermarché a créée en 2003 et qui n'est présente que dans ses propres rayons, Pommette relève d'un modèle où la distribution est celle du réseau du Groupement. La disponibilité dépend donc de la présence de l'enseigne près de chez vous. Source : « Top Budget », la marque premier prix d'Intermarché — créée en 2003 par l'enseigne, présente dans tous ses rayons — Groupement Les Mousquetaires, 15 avril 2021

Pourquoi choisir Pommette ?

Une usine que l'on peut nommer

Sur un rayon où la plupart des marques se contentent d'un drapeau sur l'emballage, celle-ci sort d'un site identifiable, à Ploërmel, dont le registre et le rapport RSE donnent l'effectif, les volumes, les comptes et l'origine des matières.

L'usine appartient au distributeur

Le site est une filiale d'ITM Entreprises, tête du Groupement Les Mousquetaires, groupement de commerçants indépendants français. Le distributeur ne sous-traite pas sa couche : il possède l'outil qui la fabrique, sous son propriétaire actuel depuis 1990.

Des matières à plus de 90 % européennes

Le site déclare tirer plus de 90 % de ses matières premières d'Europe, dont 38 % de France. Sur un rayon où l'origine des matières est d'ordinaire tue, le fait est rare.

Un site industriel de premier plan

665 millions de changes pour bébé produits en 2023 et 249 collaborateurs : ce n'est pas un atelier de niche mais, selon le groupe, le premier producteur français du rayon, et le seul à fabriquer encore des protections hygiéniques féminines jetables sur le territoire.