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Les Petits Culottés

Ancrage français completCapitaux mixtes · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Les Petits Culottés

Sur un rayon où la plupart des marques se contentent d’un drapeau tricolore, celle-ci nomme ses trois usines et publie ses analyses.

Trois régions, trois produits

Les Petits Culottés est éditée par une société par actions simplifiée au capital de 87 210 euros, immatriculée au RCS de Paris, installée 21 rue d’Artois. Ses co-directeurs de la publication sont ses deux fondateurs, Matthieu Batteur et Johan Bonnet.

La promesse est explicite : « nos couches sont fabriquées dans les Vosges et en Bretagne, notre lait est fabriqué en Vendée » — trois régions « sélectionnées pour leur engagement et leur savoir-faire local ». Une fois l’abonnement commandé, le produit part directement de l’une de ces usines, « sans intermédiaire superflu ». Sur un rayon qui ne compte que trois producteurs de couches en France, cette information se vérifie : les Vosges et la Bretagne, ce sont deux des trois.

Ce qui distingue la marque va plus loin que la localisation. Elle publie ses analyses. Résultats d’analyses toxicologiques datés pour les couches, résultats d’absorption, analyses toxicologiques pour chacun des trois laits infantiles, attestation de conformité sur la toxine céréulide, liste détaillée des composants : ce sont des documents, pas des arguments. Peu de marques de ce rayon vont jusque-là.

Détail cohérent avec le reste : le site est hébergé par Scaleway, à Paris — une société elle-même référencée dans ce catalogue —, et les prestataires de conception sont français et nommés.

Ce qui limite le badge

Deux réserves, de nature différente.

La première porte sur le capital. Les mentions légales donnent la forme sociale, le capital et les deux dirigeants, mais ne nomment aucun actionnaire. La marque ayant restructuré son actionnariat avec l’entrée d’un investisseur minoritaire, nous notons ce qui est établi — siège, direction et fabrication en France — sans pouvoir attester d’un capital intégralement national. C’est le cas de figure que le barème note 2.

La seconde vaut pour tout le rayon : la cellulose vient d’un marché mondial de pâte à papier, les polymères superabsorbants de la pétrochimie, et l’origine géographique des approvisionnements n’est pas publiée. La marque documente en revanche le voile de contact avec la peau, d’origine naturelle, et fait analyser les perturbateurs endocriniens — mais cela relève de la composition, pas de la provenance. Ce sont deux questions distinctes, et le barème ne mesure que la seconde.

Une réserve pratique

Le modèle repose sur l’abonnement en ligne. La marque n’est pas disponible en grande surface : il faut anticiper ses commandes plutôt que d’acheter au fil des besoins, la livraison étant annoncée sous 72 heures ouvrées. Nous le signalons parce que la disponibilité fait partie du choix réel, même si le barème ne la mesure pas.

Face à qui

Pampers appartient à l’américain Procter & Gamble, Huggies à l’américain Kimberly-Clark. Aucun des deux ne possède d’usine de couches en France.

Trois autres marques françaises sont référencées sur ce rayon : Pommette, fabriquée par le Groupement Les Mousquetaires à Ploërmel ; Tidoo, qui a construit sa propre usine à Bully-les-Mines ; et Joone. Le rayon complet est détaillé dans notre article Couches : le rayon où l’on peut nommer l’usine.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Les Petits Culottés ?

Trois usines françaises, toutes nommées

La marque ne se contente pas d'un drapeau : elle indique où chaque produit est fabriqué — les couches dans les Vosges et en Bretagne, le lait en Vendée.

Des analyses publiées et datées

Analyses toxicologiques des couches, résultats d'absorption, analyses de chaque lait infantile et attestation sur la toxine céréulide sont mis en ligne.

Un hébergement français

Le site tourne chez Scaleway, à Paris, et les prestataires de conception sont français et nommés.

Une conception française assumée

Créée par deux fondateurs français autour d'un cahier des charges de composition, dans le sillage du rapport de l'Anses sur les couches jetables.