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Obaïbi

Ancrage français partielHors productionCapitaux français · Conception française · Production hors Europe · Ressources mondiales tracées
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À propos de Obaïbi

Obaïbi habille les tout-petits avec un discours de douceur et d’attention. Vérifiée article par article, la marque raconte autre chose : un capital et une conception français, une fabrication entièrement asiatique, et un coton biologique qu’aucune étiquette relevée ne mentionne.

Une marque devenue un rayon

Obaïbi est lancée par Okaïdi en juin 2002, pour les enfants de 0 à 5 ans ; sa gamme vestimentaire est ramenée au 0-3 ans en 2007. La même année, la société qui portait son nom, la SARL OBAIBI immatriculée à Roubaix en 1995, est radiée le 12 décembre, et ses établissements sont transférés à OKAIDI SAS, qui exploite la marque depuis. Obaïbi n’a plus non plus de site marchand propre : son commerce en ligne a été fusionné avec celui d’Okaïdi, où elle occupe le rayon naissance. C’est vers cette section que pointe le lien de la fiche.

Ce qui est français : le capital et le crayon

Le groupe ÏDKIDS, qui détient la marque, est resté aux mains de ses fondateurs. La holding IDKIDS, au capital de 79 023 488 €, est présidée par son cofondateur Jean Duforest, avec Jean-Luc Souflet en vice-président, et aucun investisseur étranger n’y est identifié. La conception se fait à Roubaix : une offre de stage de l’équipe Style de la « filière OKAIDI, OBAIBI, OB’MUM » décrit la création des collections sur place, des planches de tendances aux dossiers techniques annotés en anglais, en passant par les ateliers avec la directrice de style. La marque dit en outre travailler avec « des spécialistes de la petite enfance », sans en nommer aucun.

Son meilleur argument est vérifiable : chaque fiche produit publie le pays du tissage, de la teinture et de la confection. L’acheteur n’a pas à croire la marque sur parole, il peut lire avant de payer où son vêtement a été fait. C’est aussi ce qui permet d’écrire les réserves qui suivent.

Trois réserves

La fabrication est entièrement asiatique. Sur les 39 articles Obaïbi du rayon naissance relevés le 27 septembre 2026, 20 sont confectionnés en Chine, 11 au Bangladesh et 6 en Inde ; deux fiches n’indiquent pas le pays. Aucun ne l’est en France ni même en Europe, et le tissage suit la même géographie. C’est ce qui fixe la note de fabrication à zéro, et donc le badge.

Le coton biologique reste un discours. La page que le groupe consacre à Obaïbi met en avant « du coton issu de l’agriculture biologique ». Des 37 fiches du même relevé dont la composition est affichée, aucune ne le mentionne : 14 articles sont en coton seul, 4 en polyester seul, les autres mêlent coton et fibres synthétiques. Même les bodies réunis sous l’intitulé « Body Coton Bio » affichent « 100 % Coton », sans autre précision. L’origine des fibres n’est pas publiée ; seule la traçabilité par étape de transformation retient la note de matières premières à 1.

L’entreprise sort d’une procédure collective. OKAIDI SAS, qui exploite Obaïbi, a perdu 53,6 M€ en 2023 puis 46,5 M€ en 2024, pour un chiffre d’affaires passé de 473 M€ en 2022 à 422 M€. Le groupe a demandé son placement en redressement judiciaire le 27 janvier 2026 ; le tribunal de commerce de Lille-Métropole a ouvert la procédure le 3 février et arrêté le 28 juillet un plan de continuation sur dix ans. Ce plan prévoit 290 suppressions de postes, une soixantaine de fermetures de magasins en France et le retrait de trois pays européens. Parmi les causes invoquées figure la baisse de la natalité : le cœur même du marché d’une marque de naissance.

Face à Zara, H&M, Primark et Shein

Sur le lieu de fabrication, le relevé ne donne à Obaïbi aucun avantage à faire valoir : ses bodies et ses pyjamas sortent d’ateliers chinois, bangladais et indiens. La différence tient au reste de la chaîne — des collections dessinées à Roubaix, un capital resté aux fondateurs, une traçabilité affichée sur chaque article. Acheter Obaïbi, c’est rémunérer des stylistes et un groupe familial du Nord qui traverse une restructuration, pas un atelier français.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Obaïbi ?

Un capital resté aux fondateurs

La holding ÏDKIDS est toujours présidée par son cofondateur Jean Duforest, avec Jean-Luc Souflet en vice-président ; aucun investisseur étranger n'y est identifié.

Des collections dessinées à Roubaix

L'équipe Style commune à Okaïdi, Obaïbi et Ob'mum conçoit les collections au siège du groupe, des planches de tendances jusqu'aux dossiers techniques.

Une traçabilité affichée article par article

Pays de tissage, de teinture et de confection figurent sur chaque fiche produit : l'acheteur sait où son vêtement a été fabriqué avant de le payer.

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