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Maybelline New York

Maybe it's Maybelline

Ancrage français completCapitaux majoritairement étrangers · Conception partiellement française · Production européenne · Ressources mondiales tracées
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À propos de Maybelline New York

Maybelline est une marque américaine, et elle ne s’en cache pas. Elle naît en 1915 à New York, quand Thomas Lyle Williams lance le Lash-Brow-Ine, un mascara à base de vaseline et de poussière de charbon ; la marque prend en 1923 le nom de Maybelline, d’après celui de sa sœur Mabel. L’Oréal ne la rachète qu’en 1996, et la réunit en France à Gemey en 1998. La signature « New York » est restée son identité commerciale.

Elle appartient aujourd’hui à la division Produits Grand Public de L’Oréal, avec Garnier et L’Oréal Paris. Le groupe, dont le siège est à Clichy, a réalisé 44,05 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, pour un bénéfice net de 6,13 milliards ; la seule division grand public a dépassé les 16 milliards d’euros de ventes.

Ce qui est établi

La marque fait tourner une usine française. En France, elle est exploitée par la société Gemey Paris-Maybelline New York, dont L’Oréal est associée, qui a son siège et son unique établissement encore actif à Ormes, dans le Loiret, et comptait entre 250 et 499 salariés en 2023. Ses six autres établissements, à Paris, Clichy, Saint-Ouen et Levallois-Perret, sont fermés. Le site d’Ormes, spécialisé dans le maquillage grand public depuis 2010, fabrique selon France Bleu un million de produits par jour — fonds de teint, rouges à lèvres, gloss, vernis — expédiés dans toute l’Europe de l’Ouest, et il a été agrandi de 5 000 mètres carrés plutôt que fermé.

À l’échelle du groupe, la France reste le centre de gravité : L’Oréal y déclare 11 usines, plus de 26 % de sa production mondiale et 68 % de ses investissements en recherche et innovation.

Trois réserves

Le capital n’est pas majoritairement français. Au 31 décembre 2024, la famille Bettencourt Meyers détenait 34,76 % de L’Oréal, le suisse Nestlé 20,14 % et les investisseurs institutionnels internationaux 30,18 %. La décision se prend à Clichy, mais plus de la moitié du capital est détenue hors de France : capitaux à 1.

La marque est conçue en grande partie aux États-Unis. En mars 2025, L’Oréal a ouvert à Clark, dans le New Jersey, un centre de recherche de 160 millions de dollars et plus de 600 chercheurs, le plus grand du groupe hors de France, chargé de Maybelline. Que le groupe investisse 68 % de sa recherche en France ne dit donc pas où s’invente cette marque-là : conception à 1.

La France ne fabrique pas tout Maybelline. L’usine de North Little Rock, dans l’Arkansas, présentée par L’Oréal comme sa plus grande usine de maquillage, produit notamment le mascara Sky High. Ormes sert l’Europe de l’Ouest, et le groupe ne publie pas la répartition des volumes entre ses sites. La note de fabrication de 2 vaut donc pour ce qui est vendu ici, pas pour la marque à l’échelle mondiale. Quant aux matières premières, elles relèvent d’un approvisionnement mondial suivi — membre fondateur de la Responsible Mica Initiative, le groupe déclarait 97 % de son mica indien acheté par des circuits contrôlés dès 2015 —, mais sans filière française : 1.

Face à Kiko

Kiko Milano a été rachetée en avril 2024 par L Catterton, fonds associé à LVMH : sur les capitaux, l’écart est faible. Et Kiko a une force qu’il faut reconnaître : la marque annonce des produits tous imaginés à Milan et fabriqués à 99 % en Europe. Ce n’est pas un maquillage d’importation lointaine.

L’écart porte donc sur la France, et sur elle seule. Kiko ne cite pas la France comme lieu de production ; Maybelline y fait tourner une usine de 250 à 499 salariés qui alimente l’Europe de l’Ouest.

Ce que le lecteur achète, au fond : une marque américaine, en grande partie conçue aux États-Unis, détenue par un groupe dont le siège est à Clichy, et dont les produits vendus en Europe de l’Ouest sortent pour une part d’une usine du Loiret. Celui qui cherche un maquillage conçu et fabriqué en France de bout en bout regardera ailleurs dans le catalogue ; celui qui veut que son achat fasse tourner une usine française plutôt qu’un site ailleurs en Europe a ici une réponse défendable, mais pas davantage.

Infos sur la marque

  • ✓La marque est rattachée à la division Produits Grand Public de L'Oréal, groupe dont le siège est à Clichy et qui a réalisé 44,05 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, pour un bénéfice net de 6,13 milliards. Cette division, qui regroupe aussi Garnier et L'Oréal Paris, a dépassé les 16 milliards d'euros de ventes. Source : L'Oréal : les ventes atteignent 44,05 milliards d'euros en 2025, mais la rentabilité s'érode légèrement — FashionNetwork avec AFP, 12 février 2026
  • ✓En France, la marque est exploitée par la société Gemey Paris-Maybelline New York, dont L'Oréal est associée. Son siège social et son unique établissement encore en activité sont à Ormes, dans le Loiret, et elle comptait entre 250 et 499 salariés en 2023. Ses six autres établissements, à Paris, Clichy, Saint-Ouen et Levallois-Perret, ont tous été fermés : l'activité industrielle française est concentrée sur le seul site du Loiret. Source : GEMEY PARIS-MAYBELLINE NEW YORK — SIREN 339 381 584, siège à Ormes, 7 établissements dont 1 en activité, L'Oréal associée — Annuaire des Entreprises (INSEE, INPI, DGFiP), données mises à jour le 8 septembre 2026
  • ✓L'usine d'Ormes est spécialisée dans le maquillage grand public depuis 2010 — fonds de teint, rouges à lèvres, gloss et vernis — et fabrique un million de produits par jour, expédiés dans toute l'Europe de l'Ouest. Elle fonctionne 24 heures sur 24 et a fait l'objet d'une extension de 5 000 mètres carrés. Source : L'Oréal fête les 50 ans de son site d'Ormes, près d'Orléans — France Bleu Orléans, juin 2019
  • ✓À l'échelle du groupe, la France reste le centre de gravité industriel et scientifique : L'Oréal y déclare 11 usines, plus de 26 % de sa production mondiale et 68 % de ses investissements en recherche et innovation. Source : L'Oréal en France — chiffres clés — L'Oréal
  • ✓Sur le mica, pigment minéral courant en maquillage, le groupe a choisi de rester en Inde plutôt que de quitter la filière : membre fondateur de la Responsible Mica Initiative, née d'un sommet tenu en Inde en 2016, il indiquait en 2017 que 97 % de son mica indien provenait, dès 2015, de circuits d'achat contrôlés. Source : L'Oréal to continue sourcing mica from India — Cosmetics Business, 1er mars 2017
  • ⚠La marque est américaine d'origine : née en 1915 à New York avec le Lash-Brow-Ine, un mascara à base de vaseline et de poussière de charbon, elle prend en 1923 le nom de Maybelline, d'après celui de Mabel, la sœur de son fondateur Thomas Lyle Williams. L'Oréal ne la rachète qu'en 1996, et la réunit en France à Gemey en 1998. La signature « New York » reste son identité commerciale. Source : La saga Gemey Maybelline — CosmeticOBS, Jean-Claude Le Joliff, 17 mai 2017
  • ⚠Capitaux notés 1 : le capital de L'Oréal est majoritairement détenu hors de France. Au 31 décembre 2024, la famille Bettencourt Meyers en détenait 34,76 %, le suisse Nestlé 20,14 % et les investisseurs institutionnels internationaux 30,18 %, contre 6,85 % pour les institutionnels français. Le centre de décision est à Clichy, le capital ne l'est pas. Source : Document d'enregistrement universel 2024, section 7.3 — Répartition du capital — L'Oréal, document d'enregistrement universel 2024
  • ⚠Conception notée 1 : l'innovation de Maybelline n'est pas d'abord française. Le centre de recherche et d'innovation ouvert par L'Oréal en mars 2025 à Clark, dans le New Jersey — 160 millions de dollars, plus de 600 chercheurs, le plus grand du groupe hors de France — est chargé de Maybelline, avec CeraVe, Redken et Kiehl's. Le groupe dispose d'un centre français de premier plan, mais la marque est développée en grande partie aux États-Unis. Source : L'Oréal opens research and innovation facility in New Jersey — Manufacturing Dive, Sara Samora, 6 mars 2025
  • ⚠La France ne fabrique pas tout Maybelline : l'usine de North Little Rock, dans l'Arkansas, que L'Oréal présente comme sa plus grande usine de maquillage, produit notamment le mascara Sky High et le rouge à lèvres Vinyl Ink. Ormes approvisionne l'Europe de l'Ouest, et le groupe ne publie pas la répartition des volumes entre ses sites : la note de fabrication de 2 repose sur l'Europe de l'Ouest, pas sur le volume mondial de la marque. Source : Exploring the magic of how Maybelline is made — North Little Rock plant — L'Oréal
  • ⚠Matières premières notées 1 : approvisionnement mondial, suivi mais pas localisé. Le groupe ne publie ses données qu'à son échelle — 67 % d'ingrédients d'origine naturelle ou recyclée en 2025, 1 600 ingrédients végétaux issus de 350 espèces — sans ventilation par marque ni par pays d'origine, et sans filière française identifiable pour les pigments, cires et polymères d'un maquillage. Source : Préserver la nature — aucune ventilation par marque ni par pays d'origine des ingrédients — L'Oréal
  • ⚠Sur le seul critère des capitaux, le contraste avec la marque ciblée est moins net qu'il n'y paraît : Kiko Milano a été rachetée en avril 2024 par L Catterton, fonds d'investissement associé à LVMH et à Bernard Arnault. Source : Cosmétiques : un fonds associé à LVMH achète une participation majoritaire dans la marque italienne Kiko — FashionUnited avec AFP, 26 avril 2024
  • ⚠La marque ciblée n'est pas un produit d'importation lointaine : Kiko annonce des produits « tous imaginés à Milan », dont 99 % sont fabriqués en Europe. L'écart avec Maybelline ne porte donc pas sur l'Europe, mais sur la France, que Kiko ne cite pas comme lieu de production. Source : Kiko Milano — Il nostro brand : « ideati a Milano e il 99% è prodotto in Europa » — Kiko Milano

Pourquoi choisir Maybelline New York ?

Un centre de décision à Clichy

Chaque achat Maybelline remonte au chiffre d'affaires d'un groupe dont le siège social est en France et qui y concentre l'essentiel de sa recherche, même si son capital est majoritairement détenu hors de France.

Une usine française pour le maquillage

L'usine d'Ormes, dans le Loiret, fabrique un million de produits de maquillage par jour, avec entre 250 et 499 salariés, et alimente toute l'Europe de l'Ouest.

Un site agrandi plutôt que fermé

La société qui exploite la marque en France a fermé ses six autres établissements, mais a regroupé son activité à Ormes, dont l'usine a bénéficié d'une extension de 5 000 mètres carrés.