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Gîtes de France

Une autre idée des vacances

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources mondiales tracées
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À propos de Gîtes de France

Gîtes de France est né d’un projet d’aménagement rural, pas d’une start-up. En 1950, Émile Aubert, sénateur des Basses-Alpes, imagine des gîtes à la campagne ; le premier ouvre à La Javie, dans une grange réhabilitée. Une association suit en 1951, puis la Fédération nationale des Gîtes de France en 1955. Soixante-dix ans plus tard, le réseau se présente toujours comme une association loi 1901, déclinée en relais départementaux dont les administrateurs sont élus par les propriétaires adhérents. Le site national et la centrale sont édités par une SAS installée rue d’Athènes, à Paris, créée en 1989.

Ce qui est établi

Le premier argument tient au contrôle. Là où Booking.com et Airbnb publient d’abord ce que l’hôte déclare, chaque hébergement Gîtes de France reçoit la visite d’une commission à son ouverture, puis un contrôle tous les 5 ans ; le classement en épis va de 1 à 5 et vaut cinq ans. Ce n’est pas une garantie absolue, mais c’est une vérification physique, faite avant la première location.

Le second tient à la taille et aux retombées. Selon le bilan publié par le réseau en février 2025, Gîtes de France comptait en 2024 55 000 hébergements et 42 000 propriétaires, pour 27,2 millions de nuitées, en hausse de 3 %. Le réseau annonce avoir reversé 25,5 millions d’euros de taxe de séjour aux collectivités, contre 24,3 millions l’année précédente. Son site a reçu 14,1 millions de visiteurs, dont 76 % de Français. La même année, une étude OpinionWay menée auprès de 1 114 personnes l’a élu « Marque préférée des Français » dans la location entre particuliers — un sondage de préférence, qu’on rapporte sans en faire une mesure de qualité.

Trois réserves

La première concerne l’hébergement du site. Les mentions légales désignent Claranet SAS, filiale d’un groupe fondé en 1996 par Charles Nasser et dont le siège est à Londres. Le prestataire est européen, mais les serveurs ne sont pas ceux du réseau : la fabrication est notée 2.

La deuxième concerne le paiement. Les conditions générales de vente de mars 2026 prévoient le règlement par carte bancaire. Comme pour toutes les plateformes de réservation du catalogue, cette dépendance aux réseaux de cartes fixe les matières premières à 1, et c’est cette note qui commande le badge.

La troisième concerne la société elle-même. L’actionnariat de la SAS Gîtes de France n’est pas publié, et le registre des bénéficiaires effectifs n’est plus consultable librement. Le registre du commerce porte, depuis le 16 mai 2023, une mention de continuation malgré des capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social, et le résultat net est passé de 373 400 euros en 2024 à 111 900 euros en 2025. Rien de cela ne signale une dépendance étrangère ; cela dit seulement qu’on ne peut pas tout vérifier.

Face à Booking.com et Airbnb

Il faut reconnaître la force des géants. Airbnb revendique plus de 9 millions d’annonces actives, plus de 5,5 millions d’hôtes et une présence dans plus de 220 pays et régions : environ 160 fois l’offre de Gîtes de France. Le réseau, lui, s’est fixé des limites — 15 lits au plus pour un gîte, 5 chambres pour une maison d’hôtes — et n’offre ni hôtel ni séjour à l’étranger. Pour une ville, une destination lointaine ou une réservation de dernière minute, les plateformes internationales gardent l’avantage.

Ce que le lecteur achète ici, c’est un séjour en France, dans un logement visité par le réseau avant d’être mis en location, réservé auprès d’une structure associative et d’une société parisienne — mais sur un site hébergé par un groupe britannique et payé par des réseaux de cartes étrangers.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Gîtes de France ?

Une fédération associative, pilotée depuis Paris

Une association loi 1901 déclinée en relais départementaux, et une SAS parisienne aux dirigeants inscrits au registre pour exploiter la marque et le site.

Un label vérifié sur place

Chaque hébergement reçoit la visite d'une commission à son ouverture, puis un contrôle tous les 5 ans — là où les grandes plateformes reposent sur la déclaration de l'hôte et les avis.

Des retombées chiffrées pour les communes

25,5 millions d'euros de taxe de séjour reversés en 2024, pour 27,2 millions de nuitées.