Transavia France
Le low-cost qui vous emmène plus loin
Niveau d'engagement local
Le badge correspond au critère le plus faible : aucune note ne peut en compenser une autre.
À propos de Transavia France
Le marché européen du vol à bas coût est tenu par deux compagnies étrangères, l’irlandaise Ryanair et la britannique EasyJet. Face à elles, Transavia France est l’offre la plus directement comparable au départ de la France : mêmes codes du low-cost, mais une exploitation installée sur le territoire. La fiche doit pourtant dire ce que le nom ne dit pas : la marque Transavia est née aux Pays-Bas, et la compagnie française en est une déclinaison.
Ce qui est établi d’abord. Selon sa propre présentation, tout commence fin novembre 2006, quand Air France et Transavia Hollande décident de fonder une compagnie française à bas prix ; Transavia France est fondée en 2007 et appartient à 100 % à Air France. Elle revendique 3 200 collaborateurs et six bases françaises : Orly depuis 2007, Nantes et Lyon depuis 2010, Montpellier depuis 2020, Marseille depuis 2023 et Bordeaux depuis 2024. C’est la différence la plus concrète avec ses deux concurrentes : les avions basés sur ces aéroports sont exploités par une compagnie de droit français.
Le capital demande davantage de précision. Au 30 juin 2026, selon Air France-KLM, l’État français reste le premier actionnaire du groupe, avec 28 % ; l’armateur CMA CGM en détient 8,8 % et les salariés 3 % via un fonds commun de placement d’entreprise. Mais le même tableau interdit de présenter le groupe comme purement français : l’État néerlandais en détient 9,1 %, China Eastern Airlines 4,6 % et Delta Air Lines 2,8 %, et le flottant pèse 42,8 %. L’exploitation est française ; le capital du groupe qui la contrôle est franco-néerlandais, avec des participations chinoise et américaine. C’est ce qui limite la note de capitaux à 2.
Trois réserves complètent l’image.
La conception, d’abord. Le site et l’application sur lesquels on réserve un vol Transavia France sont, selon leurs conditions d’utilisation, « fournis et maintenus » par Transavia Airlines C.V., établie à l’aéroport de Schiphol, aux Pays-Bas, qui se déclare seule propriétaire de la marque et du logo Transavia. Le réseau se décide à Orly, mais la vitrine commerciale et l’identité du service relèvent de la société sœur néerlandaise. D’où une note de conception de 2.
L’exploitation, ensuite. Les vols partent de bases françaises, mais les visites d’entretien des appareils sont réalisées « auprès des MRO partenaires », des ateliers extérieurs que la compagnie ne nomme pas, et le poste chargé de les suivre exige des « déplacements sur de longue période ». Le lieu où les avions passent leurs grandes visites n’est pas publié. Faute de preuve, la note de fabrication — qui se lit ici comme le lieu d’exploitation — reste à 2.
Ce qui fait voler la compagnie, enfin. Sa flotte compte 68 Boeing 737-800, construits par l’américain Boeing, pour 22 Airbus A320neo. Le basculement vers Airbus découle de la commande ferme de 100 appareils de la famille A320neo passée par Air France-KLM le 16 décembre 2021 pour KLM, Transavia Pays-Bas et Transavia France ; il reste minoritaire à ce jour. Et le kérosène s’achète sur les marchés mondiaux, sans filière nationale autonome. Cette double dépendance, commune à tout le secteur et qui pèse autant sur Ryanair et EasyJet, fixe la note de matières premières à 0.
Aucune de ces réserves ne distingue Transavia France de ses concurrentes par le prix ou la qualité du service, que cette fiche ne mesure pas. Elles disent seulement jusqu’où va son caractère français.
Pour qui veut éviter Ryanair et EasyJet sans renoncer aux tarifs bas, Transavia France reste l’alternative la plus directe au départ de six aéroports français. Ce qu’on achète réellement : un vol exploité depuis la France par une filiale d’Air France dont l’État français est le premier actionnaire — sous une marque néerlandaise, et le plus souvent à bord d’un avion américain.
Infos sur la marque
- ✓Compagnie fondée en 2007, après que fin novembre 2006 Air France et Transavia Hollande ont décidé de créer une compagnie française à bas prix. Détenue à 100 % par Air France, elle revendique 3 200 collaborateurs et six bases françaises : Orly (2007), Nantes et Lyon (2010), Montpellier (2020), Marseille (2023) et Bordeaux (2024). Source : À propos de nous — historique, bases aériennes et chiffres clés de Transavia France — Transavia
- ✓L'État français reste le premier actionnaire du groupe Air France-KLM qui la contrôle, avec 28 % du capital au 30 juin 2026. Ni Ryanair ni EasyJet n'ont d'actionnaire public de ce poids. Source : Shareholding structure — Breakdown of capital as at June 30th, 2026 : État français 28 % — Air France-KLM, relations investisseurs
- ✓Un deuxième actionnaire français figure au tour de table : l'armateur CMA CGM, avec 8,8 % du capital au 30 juin 2026, devant China Eastern. Les salariés en détiennent par ailleurs 3 % via un fonds commun de placement d'entreprise. Source : Shareholding structure — Breakdown of capital as at June 30th, 2026 : CMA CGM 8,8 %, FCPE salariés 3 % — Air France-KLM, relations investisseurs
- ⚠L'actionnariat du groupe qui la chapeaute reste mixte et international : au 30 juin 2026, l'État néerlandais détient 9,1 % du capital d'Air France-KLM, China Eastern Airlines 4,6 % et Delta Air Lines 2,8 %. Le flottant représente 42,8 %. C'est ce qui limite la note de capitaux à 2 : l'exploitation est française, le capital du groupe ne l'est qu'en partie. Source : Shareholding structure — Breakdown of capital as at June 30th, 2026 : État néerlandais 9,1 %, China Eastern 4,6 %, Delta 2,8 %, autres 42,8 % — Air France-KLM, relations investisseurs
- ⚠La vitrine du service n'est pas française. Le site et l'application de réservation sont « fournis et maintenus » par Transavia Airlines C.V., établie à l'aéroport de Schiphol, aux Pays-Bas, qui se déclare seule propriétaire de la marque et du logo Transavia. Le réseau se décide à Orly, mais l'identité et l'outil commercial relèvent de la société sœur néerlandaise : la note de conception est de 2. Source : Terms and Conditions of use — « provided and maintained by Transavia Airlines C.V., established at Schiphol Airport, the Netherlands » — Transavia
- ⚠Les vols partent de bases françaises, mais les visites d'entretien des appareils sont réalisées « auprès des MRO partenaires », des ateliers extérieurs que la compagnie ne nomme pas ; le poste chargé de les suivre exige des « déplacements sur de longue période ». Le lieu où les avions passent leurs grandes visites n'étant pas publié, la note de fabrication — ici l'exploitation — reste à 2. Source : Offre d'emploi « Représentant Technique H/F » — Direction Flotte, Engineering & Maintenance, Orly — Transavia
- ⚠La flotte reste majoritairement américaine : 68 Boeing 737-800 pour 22 Airbus A320neo. Le passage à Airbus découle de la commande ferme de 100 appareils de la famille A320neo passée par Air France-KLM le 16 décembre 2021 pour KLM, Transavia Pays-Bas et Transavia France. Source : La flotte Transavia France — 22 Airbus A320neo et 68 Boeing 737-800 — Transavia Corporate
- ⚠Le kérosène est acheté sur les marchés mondiaux : la France en importe une part substantielle depuis les pays du Golfe, et les plateformes de Roissy et d'Orly sont alimentées par oléoduc depuis les raffineries normandes et un terminal du Havre, dont l'essentiel du brut vient d'Amérique du Nord. Aucune filière française autonome n'existe. Cette dépendance, commune à tout le transport aérien, s'ajoute à celle de la flotte et fixe la note de matières premières à 0. Source : Pourquoi le kérosène est particulièrement affecté par la crise au Moyen-Orient — part importée du Golfe, alimentation de Roissy et Orly par oléoduc depuis la Normandie et Le Havre — franceinfo
Pourquoi choisir Transavia France ?
Une exploitation installée en France
Contrairement à Ryanair (Irlande) et EasyJet (Royaume-Uni), Transavia France est une compagnie de droit français, filiale à 100 % d'Air France, qui opère depuis six bases françaises, d'Orly à Bordeaux.
L'État français comme actionnaire de référence
Via sa participation de 28 % dans Air France-KLM, l'État français reste le premier actionnaire du groupe qui contrôle la compagnie — un ancrage capitalistique que n'ont ni Ryanair ni EasyJet.
Des équipes en France
La compagnie revendique 3 200 collaborateurs, rattachés à ses bases françaises et à son siège d'Orly.