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Bioseptyl

Fabricant de brosses depuis 1845

Ancrage français total 🐔Capitaux français · Conception française · Production française · Ressources françaises
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À propos de Bioseptyl

Une brosse à dents pèse 15 grammes, et celle-ci sort de ce que la presse industrielle appelle le « dernier bastion de la brosse à dents made in France » : une usine de Beauvais qui a bien failli disparaître, et dont la marque revendique, face à Oral-B, Signal et Colgate, la première place des magasins bio.

Une usine de 1845, sauvée en 2012

Le site remonte à 1845, quand Alphonse Dupont fonde à Beauvais La Brosse et Dupont, une manufacture de brosserie qui a employé jusqu’à 450 personnes selon la marque. Bioseptyl y naît en 1986. À partir de 2010, l’entreprise, qui dépend alors d’un groupe, perd l’essentiel de ses appels d’offre face aux brosses importées et se retrouve devant le tribunal de commerce en 2012. Son directeur industriel, Olivier Remoissonnet, la reprend avec Olivier Voisin, à la tête du plasturgiste ornais Natta. En 2013, La Brosserie Française quitte la Chine pour ne plus produire qu’en France.

Le registre confirme une structure resserrée : la société est présidée par Holding HOV, dont le président est Olivier Voisin, et dirigée par Develop’Activ, présidée par Olivier Remoissonnet. Aucun fonds n’apparaît, et L’Usine Nouvelle notait en 2022 que l’entreprise n’avait pas levé de fonds. La répartition exacte du capital n’est pas publiée, mais rien n’indique un actionnaire extérieur : la note de capitaux est à 3.

Ce qui est fait en France

La chaîne décrite par la marque est courte. Les manches en plastique sont injectés dans l’Orne, par Natta ; l’empoilage — l’implantation des filaments dans la tête — et le conditionnement se font à Beauvais ; les étuis viennent de Boulogne-sur-Mer et la mise en étui est confiée à un ESAT. Les manches, 87 % du poids de la brosse, sont faits de résidus d’autres filières françaises : hêtre déclassé, anas de lin, liège de bouchons récupérés, coquilles Saint-Jacques, polypropylène recyclé. Le label Origine France Garantie s’applique, selon le certificateur lui-même, à « certaines gammes » ; la marque, plus généreuse, l’étend à toutes ses brosses.

Quatre réserves

Les filaments ne sont pas français. Composés à 70 % d’huile de ricin et à 30 % de nylon, ils viennent d’Allemagne, comme les ancres métalliques qui les retiennent, faute de producteur en France. L’Usine Nouvelle les situait en 2022 aux Pays-Bas : la source a pu changer. Ils ne pèsent que 1,3 g sur 15 g, si bien que les matières restent majoritairement françaises et gardent leur 3.

Les machines sont belges. Elles ont été fabriquées sur mesure par l’entreprise Boucherie. Le barème note le lieu de production, pas l’origine des équipements, mais le fait mérite d’être connu.

L’entreprise a rétréci. Elle attendait 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022 avec 32 salariés ; sa direction annonce 5 millions d’euros pour 2025 et 25 salariés.

Le recyclage reste à la charge du client. Les brosses usagées, de toutes marques, se déposent en magasin ou s’envoient à Beauvais à ses frais. La marque annonce 2 283 kg collectés en 2023, transformés en mobilier urbain, sans nommer le recycleur.

Face à Oral-B, Signal et Colgate

Les marques ciblées ont pour elles l’électrique : la gamme Bioseptyl se compose de brosses manuelles — classiques, rechargeables, en bois, pour enfants. Sur le prix, en revanche, l’écart s’est refermé : une Recyclette en plastique recyclé coûte 2,99 € sur le site de la marque, et la brosse d’entrée de gamme 1,00 €. Son directeur revendique 45 % des ventes en magasins bio et 40 000 foyers livrés sur abonnement chaque année, chiffres qui n’ont pas été audités.

Acheter Bioseptyl, c’est acheter une brosse montée à Beauvais sur un manche injecté dans l’Orne, avec des poils venus d’Allemagne : la plus française des brosses à dents vendues en France, sans l’être jusqu’au bout des poils.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Bioseptyl ?

Une usine sauvée et relocalisée

Reprise en 2012 par son directeur industriel et un plasturgiste de l'Orne, l'usine de Beauvais a quitté la Chine en 2013 pour ne plus produire qu'en France.

Des manches tirés de résidus français

Hêtre déclassé, anas de lin, bouchons de liège, coquilles Saint-Jacques ou polypropylène recyclé : les manches, qui font l'essentiel du poids de la brosse, viennent de filières françaises selon la marque.

Abonnement et large diffusion

La marque livre ses brosses sur abonnement et se trouve dans les magasins bio, où son directeur revendique la première place ; une gamme à 99 centimes vise aussi la grande distribution.