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Qwant

Le moteur de recherche français qui n'exploite pas votre historique

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources européennes
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À propos de Qwant

Qwant est le principal moteur de recherche français, et l’un des rares en Europe à ne pas se contenter de reformuler les résultats d’un autre. L’éditeur est une société par actions simplifiée immatriculée au RCS de Paris le 25 mai 2011 sous le numéro 532 867 256, installée avenue de la Porte de Clichy, dont le directeur général est Boris Lecœur depuis le 11 mai 2026.

Le capital est français, et on peut le vérifier ailleurs que sur le site de la marque. Le registre du commerce indique que la présidence de Qwant est exercée depuis le 21 juillet 2023 par SYNFONIUM. Cette société a été constituée, selon le communiqué conjoint du 11 avril 2023, à 75 % par Octave et Miroslaw Klaba — les cofondateurs d’OVHcloud — et à 25 % par la Caisse des Dépôts, pour racheter 100 % des actions de Qwant. Une précision de méthode s’impose : le registre publie la gouvernance, pas la répartition du capital, réservée aux personnes habilitées. Ce qui est établi, c’est qui préside ; la clé 75/25 est celle annoncée à la création de l’entité.

Sa singularité technique mérite ensuite d’être comprise, car elle est réelle et rare. Qwant exploite ses propres robots d’indexation, « de la famille Qwantify », et sa propre base de données. N’importe quel éditeur de site peut les bloquer en spécifiant ce nom dans son fichier robots.txt — preuve qu’ils existent et parcourent réellement le web. S’y ajoute depuis l’été 2025 un second index, Staan, construit par European Search Perspective, coentreprise créée fin 2024 à parts égales avec l’allemand Ecosia et domiciliée à Paris. Ecosia annonçait le 7 août 2025 viser « 30 % des requêtes françaises » servies par cet index avant la fin de l’année ; c’était une cible, et personne n’a publié depuis de mesure indépendante de ce qui a été atteint. Ce qui est établi, en revanche, c’est que Staan alimente aujourd’hui Qwant, Ecosia et Lilo, et que Qwant en a ouvert l’accès en libre-service le 11 juin 2026.

Deux garanties complètent le tableau, et elles sont écrites dans des documents opposables. Le classement n’est pas à vendre : « aucun accord commercial n’influence le calcul de pertinence et donc le classement d’une page dans les résultats de recherche ». Et il ne dépend pas de l’utilisateur : « l’ordre des résultats n’est pas influencé par votre historique de recherches ou de navigation ». Deux personnes cherchant la même chose voient les mêmes résultats, ce qui évite la bulle de filtres. Par défaut, l’entreprise « ne conserve pas votre historique de recherche » et ne revend pas de données personnelles. Le site est hébergé chez OVH, à Roubaix. Le Parlement européen en a fait son moteur par défaut le 4 juin 2026, au nom de son engagement « en faveur de la souveraineté numérique et la protection des données personnelles » — fait rapporté par la presse à partir d’un courriel aux députés, sans communiqué officiel ni périmètre publié.

Trois réserves doivent cependant être posées, et les deux premières viennent des propres pages légales de Qwant.

L’index propre ne couvre pas tout le web. L’entreprise l’écrit : « certains résultats présentés par Qwant sont par ailleurs issus de services d’indexation de tiers […] Qwant utilise ainsi différentes interfaces de programmation telles que celles de Microsoft Bing, Twitter, YouTube, ou iTunes ». Un détail mérite d’être signalé sans être tranché : Microsoft a retiré ses Bing Search APIs le 11 août 2025, alors que la page de Qwant qui les cite porte la mention « Mise à jour : 14/01/2026 » et était toujours en ligne le 21 septembre 2026. Accord direct hors API publique, ou page non actualisée : les deux sont possibles, aucune n’est documentée.

La régie publicitaire est américaine, et c’est elle qui paie. Les offres Shopping « correspondent exclusivement à celles proposées par des marchands partenaires de Microsoft », lesquels « rémunèrent Microsoft pour leur référencement », et « Qwant est rémunéré par Microsoft lorsque vous cliquez sur l’offre d’un marchand ». Un annonceur qui veut apparaître doit passer par Microsoft Advertising. Le modèle économique du moteur français transite donc par une régie américaine — ce qui n’entame pas la neutralité du classement, mais mérite d’être su.

L’absence de traçage dépend de ce que l’on accepte. La promesse vaut par défaut, sans compte. Mais si l’utilisateur crée un compte et consent aux cookies publicitaires, la politique de confidentialité prévoit la création de profils publicitaires par Microsoft Advertising, une mesure d’audience via Microsoft Clarity et Piwik Pro, et une conservation par Microsoft de « l’adresse IP dans son intégralité pendant 6 mois ». La promesse tient, à condition de ne rien activer.

Deux briques complémentaires sont enfin fournies par des tiers : les points d’intérêt cartographiques viennent de la base collaborative OpenStreetMap, et les synthèses du module d’intelligence artificielle reposent sur Mistral AI et European Perspective (Staan). Ces deux-là sont européennes, ce qui est cohérent avec le positionnement.

Ce que l’on achète en quittant Google pour Qwant, c’est donc une société française présidée par une holding française et publique, un moteur qui indexe réellement le web et un hébergement à Roubaix — mais un hébergement loué, pas possédé, et un socle de résultats et de revenus qui passe encore par Microsoft. C’est l’alternative française la plus aboutie, et elle ne prétend pas elle-même être entièrement indépendante des technologies américaines.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Qwant ?

Un index propre, et un index européen

Qwant exploite ses propres robots d'indexation, de la famille Qwantify, et une part des résultats vient désormais de Staan, l'index de la coentreprise montée avec Ecosia — aucune autre alternative française n'a l'un ni l'autre.

Pas d'historique conservé par défaut

Sans compte ni consentement, l'entreprise ne conserve pas l'historique de recherche et ne revend pas les données personnelles.

Un classement non vendable

Aucun accord commercial n'influence la pertinence, et l'ordre des résultats ne dépend pas de l'historique de l'utilisateur.

Un capital français et public

L'éditeur est présidé par Synfonium, société montée par les cofondateurs d'OVHcloud avec la Caisse des Dépôts ; le site est hébergé chez OVH, à Roubaix.