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Whaller

Communiquer et collaborer en toute sécurité

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources européennes
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À propos de Whaller

Whaller est une plateforme collaborative et un réseau social d’entreprise, éditée à Suresnes par une société dont le président, Thomas Fauré, est aussi le fondateur. Selon sa propre chronologie, le projet est né en 2013 au sein du groupe Bolloré, qui l’a porté comme une start-up interne jusqu’à l’indépendance, en 2018. Sa promesse tient en un mot : le cloisonnement. Là où Slack organise l’échange en canaux ouverts à tout l’espace de travail, Whaller le range en « sphères » que l’éditeur décrit comme étanches, dont seuls les membres voient le contenu.

Ce qui est établi

La fiche repose d’abord sur un document public : la décision n° 1369/ANSSI/SDE du 2 août 2024, qui qualifie SecNumCloud 3.2 le service « WHALLER DONJON SAAS » jusqu’au 2 août 2027. C’est le visa le plus exigeant de l’État pour un service en nuage, et il est vérifiable sur le site de l’ANSSI, pas seulement sur celui de la marque. Le ministère des Armées fait d’ailleurs tourner sur Whaller son réseau Famille des Armées, dont l’Igesa est responsable de traitement.

Le registre confirme le reste de l’ancrage : une société par actions simplifiée immatriculée à Nanterre, un siège dans les Hauts-de-Seine, un président personne physique. Les mentions légales nomment l’hébergeur, OVH, à Roubaix. Pour l’intelligence artificielle, l’éditeur s’adosse à Mistral AI et à Aristote plutôt qu’à un modèle américain.

Trois réserves

La première tient aux serveurs. Whaller ne les possède pas : il les loue à OVHcloud, et c’est sur l’infrastructure déjà qualifiée d’OVHcloud que DONJON a obtenu son visa, « par composition », selon les termes de l’éditeur. La chaîne d’hébergement est française, mais elle compte deux maillons. Le barème réserve le 3 aux serveurs possédés : la fabrication est notée 2. Le socle technologique suit la même logique — briques tierces pour la visioconférence (BigBlueButton) et la co-édition (ONLYOFFICE), installation possible sur les serveurs du client — et reçoit 2.

La deuxième tient au périmètre du visa. La qualification ne couvre que DONJON. La formule gratuite, jusqu’à 100 membres, et la formule Pro, à 3 € HT par utilisateur et par mois, tournent sur l’hébergement mutualisé chez OVHcloud, sans qualification. L’argument SecNumCloud vaut pour l’offre dédiée ; il ne faut pas le prêter à l’offre d’entrée.

La troisième tient à la taille. Le registre place Whaller dans la tranche de 10 à 19 salariés en 2023 ; l’éditeur parle d’une trentaine de collaborateurs. Son dernier chiffre d’affaires publié, 1,35 million d’euros en 2020, se mesure face à Salesforce et à Microsoft. Le capital n’est pas non plus celui du seul fondateur : 2 millions d’euros ont été levés en 2021 auprès de CITA Investissement, issue d’un partenariat entre Bpifrance et la Kuwait Investment Authority, pour une part non publiée.

Face à Slack et Teams

Les forces de la cible sont réelles. Slack revendique des milliers d’applications dans sa place de marché ; Whaller réserve ses intégrations sur mesure aux formules sur devis. Qui vit dans un flux de messages branché sur une dizaine d’outils trouvera l’écosystème plus étroit, et la logique des sphères demande de penser l’organisation avant de l’ouvrir.

Ce que l’on achète avec Whaller, c’est un éditeur français de petite taille, un hébergement chez OVH et, pour l’offre DONJON seulement, une qualification de l’ANSSI documentée : une chaîne française vérifiable, plutôt qu’une plateforme aussi riche que celles qu’elle remplace.

Infos sur la marque

  • ✓La plateforme est éditée par Whaller, société par actions simplifiée immatriculée au RCS de Nanterre (SIREN 519 139 497) depuis décembre 2009, dont le siège est au 3 rue Salomon de Rothschild, à Suresnes (Hauts-de-Seine), et dont l'activité déclarée est l'édition de logiciels. Au registre, son président est une personne physique, Thomas Fauré ; la seule personne morale listée est le commissaire aux comptes. Un dirigeant n'est pas un actionnaire : c'est un indice de contrôle par le fondateur, pas une preuve de répartition du capital. Source : WHALLER (SIREN 519 139 497) — siège, dirigeants, activité — API Recherche d'entreprises, d'après le Registre national des entreprises
  • ✓Selon sa propre chronologie, la plateforme a été créée en 2013 par Thomas Fauré au sein du groupe Bolloré, dont Whaller a été la filiale jusqu'en 2018, année où elle date son indépendance. Source : À propos de nous — chronologie 2013-2025 — Whaller
  • ⚠Le capital n'est pas celui du seul fondateur. Après un million d'euros levé en 2018 et 2019, Whaller a levé 2 millions d'euros en mai 2021 auprès de CITA Investissement, société d'investissement dans le non-coté que l'éditeur présente comme « fruit de la rencontre entre Bpifrance et KIA » (Kuwait Investment Authority). La part détenue n'est pas publiée. Faute de trace d'un contrôle étranger, les capitaux restent notés 3 ; la présence indirecte d'un investisseur koweïtien est signalée pour ce qu'elle est. Source : Whaller lève 2 millions d'euros pour accélérer son développement — Whaller, communiqué du 27 mai 2021
  • ✓Les mentions légales désignent comme hébergeur OVH, SAS dont le siège est au 2 rue Kellermann, à Roubaix. Éditeur et hébergeur sont deux sociétés françaises. Source : Mentions légales — éditeur et hébergeur — Whaller
  • ⚠Les serveurs n'appartiennent pas à Whaller. L'éditeur loue son infrastructure à OVHcloud : pour son offre DONJON, il décrit lui-même un service qualifié « par composition », sa couche logicielle reposant sur l'IaaS déjà qualifié d'OVHcloud. Le barème réservant le 3 aux serveurs possédés, et un hébergement chez un prestataire européen valant 2, la fabrication est notée 2. Source : Whaller DONJON devient la première plateforme collaborative qualifiée SecNumCloud 3.2 — Whaller, communiqué du 29 août 2024
  • ✓Le service « WHALLER DONJON SAAS » est qualifié SecNumCloud 3.2 par l'ANSSI depuis le 2 août 2024 (décision n° 1369/ANSSI/SDE), pour trois ans, soit jusqu'au 2 août 2027. Source : Décision de qualification n° 1369/ANSSI/SDE — WHALLER DONJON SAAS — ANSSI, 2 août 2024
  • ⚠La qualification ne couvre que DONJON. La plateforme mutualisée — dont la formule gratuite, limitée à 100 membres et 5 sphères par organisation, et la formule Pro à 3 € HT par utilisateur et par mois — tourne sur l'hébergement SaaS d'OVHcloud sans visa de l'ANSSI. L'argument SecNumCloud vaut pour l'offre dédiée, pas pour l'usage courant. Source : Tarifs — Standard, Pro, Business, Enterprise — Whaller
  • ⚠Le socle technologique est européen sans être maîtrisé de bout en bout. Outre l'infrastructure louée à OVHcloud, DONJON intègre des briques de tiers : la visioconférence BigBlueButton et la co-édition ONLYOFFICE. Whaller propose en outre une installation « All On-Premise » sur les serveurs du client, qui fait de la localisation un réglage et non une propriété du service. D'où la note de matières premières à 2. Source : DONJON, plateforme collaborative cyber-renforcée et souveraine — Whaller
  • ✓L'éditeur décrit ses sphères comme « des espaces d'échange dédiés et étanches » : seuls les membres d'une sphère en voient le contenu. Il annonce des tests d'intrusion indépendants deux fois par an et une équipe interne de réponse aux incidents (CSIRT). Les trois offres hors DONJON se déclinent en SaaS chez OVHcloud, en hybride (« Data On-Premise ») ou en installation autonome. Source : Sécurité — sphères, modes d'hébergement, CSIRT, tests d'intrusion — Whaller
  • ✓Whaller édite Famille des Armées, le réseau social de la communauté militaire : l'Igesa, établissement public du ministère des Armées, en est le responsable de traitement, et le site est hébergé chez OVH. En mai 2024, le ministère comptait une quarantaine d'organismes militaires dotés de leur portail, pour un déploiement complet visé en 2026. Source : Famille des Armées — mentions légales : éditeur Whaller, responsable de traitement Igesa, hébergeur OVH — Famille des Armées
  • ✓Whaller revendique plus d'un million d'utilisateurs et 50 000 réseaux créés en 2024, contre 500 000 utilisateurs et 120 clients en 2020. Ce sont des chiffres de l'éditeur, non audités. Source : Whaller DONJON devient la première plateforme collaborative qualifiée SecNumCloud 3.2 — chiffres clés — Whaller, communiqué du 29 août 2024
  • ⚠L'éditeur est une petite entreprise. Le registre le classe dans la tranche de 10 à 19 salariés (2023) ; Whaller se dit composée « d'une trentaine de collaborateurs ». Son dernier chiffre d'affaires publié, 1,35 million d'euros en 2020 pour 20 salariés, se mesure face à Salesforce, propriétaire de Slack, et à Microsoft. Source : WHALLER (SIREN 519 139 497) — tranche d'effectif — API Recherche d'entreprises, d'après le Registre national des entreprises
  • ⚠Force de la cible : Slack revendique « des milliers » d'applications et d'intégrations dans sa place de marché. Chez Whaller, les « intégrations sur mesure » relèvent des formules Business et Enterprise, sur devis. Source : Slack Marketplace: Apps & Integrations — Slack
  • ✓L'assistant d'intelligence artificielle de la plateforme, « Whaller (IA)ssistant », s'appuie sur les modèles de Mistral AI et d'Aristote, et non sur un modèle américain. Source : Workplace de Meta ferme : quelle alternative choisir ? — Whaller, 13 février 2025, mis à jour le 20 avril 2026

Pourquoi choisir Whaller ?

Un visa de l'ANSSI

L'offre DONJON est qualifiée SecNumCloud 3.2 depuis août 2024, décision publiée par l'ANSSI, pour les organisations qui manipulent des données sensibles.

Éditeur et hébergeur français

Le logiciel est édité à Suresnes et hébergé par OVH, à Roubaix : deux sociétés françaises, du code aux serveurs.

Le cloisonnement comme principe

Seuls les membres d'une sphère en voient le contenu : projets, services et partenaires externes cohabitent dans un même espace sans se mélanger.