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Breizh Cola

Le cola du Phare Ouest

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Breizh Cola

Le Breizh Cola se vend sur une histoire : deux amis bretons qui, en 2002, décident d’aller concurrencer Atlanta sur ses propres linéaires. L’histoire est vraie, mais elle a vingt ans, et le registre des entreprises en donne la suite. La Société Phare Ouest, immatriculée la même année au Roc-Saint-André et dirigée par Stéphane Kerdodé et Éric Ollive, n’existe plus : elle a été absorbée en 2021 par la Brasserie Lancelot, dont une coopérative agricole française, Agrial, est l’actionnaire majoritaire. Ce que le lecteur achète aujourd’hui n’est pas moins français qu’avant — c’est plutôt l’inverse —, mais ce n’est plus la même entreprise.

Ce qui est établi

Le capital est français, et il l’est jusqu’en haut. Agrial était actionnaire minoritaire depuis 2010 ; la coopérative a annoncé fin 2020 sa montée au capital, effective au 1er janvier 2021, et la brasserie écrit elle-même qu’Agrial en est depuis cette date l’actionnaire majoritaire. Le registre permet de remonter la chaîne : Eclor Entreprises, le pôle cidricole installé à Cesson-Sévigné, était inscrit comme président de la Société Phare Ouest, et Eclor a lui-même Agrial Entreprise pour président. Aucune société étrangère n’apparaît sur ce chemin. La répartition exacte des parts, en revanche, n’est pas publiée.

La marque est aujourd’hui portée par la Brasserie Lancelot, fondée en 1990 par Bernard Lancelot sur le site d’une ancienne mine d’or du Morbihan. Elle compte Breizh Cola parmi ses 27 marques déposées et a déclaré 31,9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.

Le produit se vend, ce qui n’est pas anecdotique pour une alternative régionale. En 2024, les sodas de la brasserie ont représenté 150 000 hectolitres, et le cola a progressé en grande distribution quand le marché des sodas reculait de 4,6 %. C’est le premier des colas régionaux français, et le seul à avoir installé durablement une place en linéaire face aux deux géants américains.

Deux réserves

La fabrication est bretonne, mais pas là où l’étiquette le laisse croire. La marque indique être fabriquée à Domagné, près de Rennes, la partie commerciale restant à la brasserie du Roc-Saint-André. Domagné, c’est la cidrerie Loïc Raison, du même pôle boissons : l’embouteillage des bouteilles PET y était déjà sous-traité plusieurs années avant le rachat. La production reste française et bretonne, donc la note de fabrication reste au maximum ; mais la brasserie que l’imagerie de la marque convoque ne met pas ce cola en bouteille.

Les matières premières ne sont pas tracées. La liste d’ingrédients — eau gazéifiée, sucre, caramel E150d, acide phosphorique, caféine, arôme naturel de cola — ne porte aucune indication d’origine, et rien dans ce que publient la marque ou la brasserie ne dit d’où viennent le sucre ni les arômes. La noix de cola et la caféine, elles, ne poussent pas sous le crachin : la note plafonne à 1, et c’est cette note qui commande le badge de la fiche.

Face à Coca-Cola

La comparaison mérite d’être faite honnêtement. Coca-Cola en France déclare produire dans le pays au moins 95 % des boissons de sa marque qu’elle y vend, sur cinq sites d’embouteillage, et y emploie plus de 2 900 personnes. Un Coca-Cola acheté à Rennes est donc, lui aussi, embouteillé en France. La différence ne se joue pas sur le lieu de production mais sur la destination des bénéfices : ceux du Breizh Cola restent dans une coopérative agricole française, ceux de son concurrent remontent à une maison mère américaine.

Ce que le lecteur achète, c’est un cola breton de fabrication, coopératif de capital, dont personne ne documente les matières premières.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Breizh Cola ?

Un capital coopératif français

La marque appartient depuis 2021 à la Brasserie Lancelot, dont Agrial, première coopérative agricole française, est l'actionnaire majoritaire. La chaîne de détention se remonte au registre sans rencontrer de société étrangère.

Une fabrication bretonne

Le cola est fabriqué à Domagné, près de Rennes, dans une cidrerie du même groupe, et la marque est pilotée depuis la brasserie du Roc-Saint-André, dans le Morbihan.

Le premier des colas régionaux

En 2024, Breizh Cola a progressé en grande distribution quand le marché des sodas reculait de 4,6 %. C'est la seule alternative régionale à avoir installé durablement une place en linéaire.