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énergie

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La France a raccordé 5,9 GW de photovoltaïque en 2025, un record absolu, au moment précis où ses trois dernières usines de panneaux fermaient. Le marché n'a jamais été aussi actif, la production nationale jamais aussi réduite.

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Une filière solaire éteinte pendant que son marché explose

Cette catégorie documente un cas presque unique sur ce site : celui d’un secteur en pleine croissance dont la production française a disparu en dix-huit mois. La France a raccordé 5,9 GW de puissance photovoltaïque en 2025, troisième année consécutive d’accélération, portant son parc à plus de 33 GW et 1,2 million d’installations. Dans le même temps, Systovi fermait à Carquefou en avril 2024, Recom-Sillia à Lannion le mois suivant, et Photowatt à Bourgoin-Jallieu en janvier 2025.

La cause n’est pas un défaut d’innovation mais une asymétrie d’échelle. La Chine héberge environ 79 % de la capacité mondiale de polysilicium et a produit près de 92 % des cellules photovoltaïques mondiales en 2023. Quatre groupes chinois concentrent à eux seuls quelque 58 % des livraisons de modules. L’écart de prix qui en résulte, de 30 à 35 %, ne se comble pas à coups de productivité.

La fermeture de Photowatt a une conséquence que cette catégorie doit rendre explicite : plus aucune cellule ni plaquette de silicium n’est produite en France. Les deux fabricants qui subsistent assemblent donc des cellules importées. Leur note de matières premières est à zéro, ce qui plafonne mécaniquement leur badge d’ancrage, quelles que soient par ailleurs leurs qualités. Ce n’est pas une sévérité dirigée contre elles, c’est le constat d’une chaîne industrielle amputée de son amont.

Reste que la différence entre un assemblage français et un module importé est réelle : des emplois industriels dans le Bas-Rhin et dans l’Ain, un service après-vente accessible, un garant soumis au droit français sur un équipement vendu avec vingt à trente ans de garantie. Un point pratique mérite d’être connu : le certificat CertiSolis, qui atteste d’une production française, conditionne l’éligibilité au taux réduit de TVA à 5,5 % et absorbe une partie du surcoût.

Un dernier élément, enfin, invite à ne pas conclure trop vite. Le projet HoloSolis, en Moselle, vise une production de cellules et de modules à partir de 2027. S’il aboutit, la France retrouverait le maillon perdu en janvier 2025.

Ces informations sont fournies à titre informatif et ne constituent pas une recommandation d’installation.

Chaque marque de cette page est évaluée sur quatre critères indépendants — capitaux, conception, fabrication et matières premières — selon la méthode détaillée sur notre page à propos.

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