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Voltec Solar

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Voltec Solar

En avril 2024, Recom-Sillia puis Systovi ont cessé leur activité à quelques jours d’intervalle ; Photowatt a suivi en janvier 2025. La question s’est alors posée sans détour : restait-il un fabricant de panneaux solaires en France ? La réponse la plus solide tient à Dinsheim-sur-Bruche, dans le Bas-Rhin, à une trentaine de kilomètres de Strasbourg. Voltec Solar y a été immatriculée en décembre 2009 et y a démarré sa production en 2010, avec une capacité initiale de 25 MW selon sa propre chronologie.

L’entreprise assemble ses modules sur place, ce qui la distingue des marques dites françaises qui importent des panneaux fabriqués ailleurs pour y apposer leur logo. Elle a été la première à obtenir le certificat Certisolis, qui conditionne depuis le 1er octobre 2025 l’accès au taux réduit de TVA à 5,5 % pour les installations résidentielles de 9 kWc ou moins. Il faut lire ce certificat pour ce qu’il est : il atteste une empreinte carbone inférieure à 530 kgCO₂eq/kWc et contrôle la traçabilité des composants, il ne certifie pas une origine française. La preuve : au 24 juin 2026, six fabricants en disposent, dont DualSun, mais aussi JinkoSolar, l’une des marques ciblées par cette fiche. Pour l’acheteur, l’écart de taxation reste réel et absorbe une partie du surcoût du panneau alsacien.

Côté capitaux, Voltec est une société par actions simplifiée de cent à deux cents salariés, au capital de 5 215 700 euros. Sa présidence a changé en 2025 : Pierre Cantrelle, président depuis octobre 2021, l’a quittée le 24 mars 2025, et la fonction est exercée depuis le 26 septembre 2025 par une société, Strub. La direction générale revient à Lucas Weiss et à Marie-Élisabeth Lanoux. Strub est la holding familiale dont Voltec se dit filiale : immatriculée en 1988 à Duppigheim, présidée par Cécile Cantrelle, surveillée par un conseil que préside Marie-Élisabeth Lanoux. Le registre ne publie pas la répartition du capital, mais aucune personne morale ne figure parmi les dirigeants du groupe : tout indique un contrôle familial alsacien, et rien n’indique un actionnaire étranger.

Les comptes, eux, disent la situation du secteur. Le chiffre d’affaires progresse à peine — 24,4 millions d’euros en 2023, 25,7 millions en 2024, 25,8 millions en 2025 —, et le résultat d’exploitation est resté négatif trois années de suite, pour environ 8 millions d’euros de pertes cumulées. Le résultat net ne repasse dans le vert qu’en 2025, à 46 500 euros. Le dernier fabricant français debout atteint l’équilibre, pas la santé.

La limite la plus lourde tient à la matière, et elle mérite d’être décrite exactement. Depuis la fermeture de Photowatt, plus aucune cellule ni plaquette n’est produite en France : Voltec importe la pièce maîtresse de ses panneaux. Vers 2023, la presse régionale rapportait une chaîne en partie européenne — verre allemand, silicium norvégien, cellules fabriquées en Chine. Depuis novembre 2025, le fournisseur officiel de cellules est TOYO, qui produit en Éthiopie et au Vietnam ; d’où viennent les plaquettes de ces cellules, aucune source ne le dit. L’approvisionnement est donc mondial, mais il est tracé : c’est ce qui sépare la note de 1 de celle de 0, qui sanctionne un approvisionnement non différencié. Le badge suit le critère le plus faible ; trois critères au maximum n’y changent rien.

Face à JinkoSolar, Trina Solar et LONGi, Voltec ne gagne donc ni sur la certification bas carbone, que Jinko détient aussi, ni sur l’origine des cellules. Elle gagne sur le lieu d’assemblage, sur le capital et sur l’entreprise qui répondra de la garantie dans vingt ans.

Ce que l’on achète, en somme : un panneau assemblé en Alsace par la filiale d’un groupe familial, autour de cellules importées hors d’Europe — une usine française et ses emplois, plutôt qu’une filière française.

Infos sur la marque

  • ✓Fabricant installé à Dinsheim-sur-Bruche, dans le Bas-Rhin, à une trentaine de kilomètres de Strasbourg. Selon sa propre chronologie, la société est créée en 2009 et démarre sa production en 2010, avec une capacité initiale de 25 MW. Source : La société — chronologie : création en 2009, démarrage de la production en 2010 — Voltec Solar
  • ✓Principal fabricant encore en activité sur le territoire après la disparition de Systovi, Recom-Sillia et Photowatt entre 2024 et 2025 — cette dernière, filiale d'EDF Renouvelables et l'un des derniers fabricants français, ayant cessé son activité faute de repreneur avec 162 salariés concernés. Source : Clap de fin pour Photowatt — L'Usine Nouvelle, 6 avril 2025
  • ✓Premier fabricant à avoir obtenu la certification Certisolis, qui conditionne l'éligibilité au taux réduit de TVA à 5,5 % sur les installations résidentielles de 9 kWc ou moins depuis le 1er octobre 2025. Le certificat atteste une empreinte carbone inférieure à 530 kgCO₂eq/kWc et contrôle la traçabilité des composants — il ne certifie pas une origine française. L'avance n'est plus exclusive : au 24 juin 2026, six fabricants disposent de références certifiées, dont DualSun, présente à notre catalogue, et JinkoSolar, l'une des marques ciblées ici. Source : Panneaux solaires : six marques décrochent la TVA à 5,5 % — la liste Certisolis — Les Énergies Renouvelables, 24 juin 2026
  • ✓Société par actions simplifiée immatriculée le 4 décembre 2009 au greffe de Saverne, employant entre cent et deux cents personnes, pour un capital social de 5 215 700 euros. Pierre Cantrelle, président depuis octobre 2021, a quitté la fonction le 24 mars 2025 ; depuis le 26 septembre 2025, la présidence est exercée par la société Strub. La direction générale revient à Lucas Weiss, en poste depuis septembre 2021, et à Marie-Élisabeth Lanoux. Source : VOLTEC SOLAR — dirigeants, capital et immatriculation, SIREN 518 706 965 — Registre du commerce et des sociétés, greffe de Saverne
  • ✓Voltec se présente comme « filiale du Groupe STRUB, entreprise familiale alsacienne ». Le registre confirme le profil sans établir la répartition du capital : Strub, holding de négoce de matériaux immatriculée en 1988 à Duppigheim (Bas-Rhin), est présidée par Cécile Cantrelle, et son conseil de surveillance par Marie-Élisabeth Lanoux. Aucune personne morale, française ou étrangère, ne figure parmi ses dirigeants — un indice de contrôle familial, pas une preuve. Source : STRUB — dirigeants et conseil de surveillance, SIREN 348 741 596 — Registre du commerce et des sociétés
  • ✓La marque documente l'origine de ses composants mieux que la plupart des assembleurs. Selon Traces Écrites News, le verre venait d'Allemagne et le silicium de Norvège, « seule la fabrication des cellules » étant réalisée en Chine. L'article n'est pas daté ; il annonce le doublement de capacité prévu pour 2023, ce qui le situe au plus tard début 2023, et la chaîne a changé depuis. Source : L'Alsacien Voltec Solar veut déployer ses panneaux à l'échelle européenne (article non daté) — Traces Écrites News
  • ⚠Depuis la fermeture de Photowatt en janvier 2025, plus aucune cellule ni plaquette de silicium n'est produite en France : un assembleur français n'a pas d'autre choix que d'importer la pièce maîtresse de ses panneaux. Source : Le fabricant français de panneaux solaires Photowatt va cesser son activité, faute de repreneur — L'Usine Nouvelle, 27 janvier 2025
  • ⚠Depuis novembre 2025, les cellules sont fournies par le groupe TOYO, qui les fabrique dans ses usines d'Éthiopie (4 GW) et du Vietnam (2 GW). L'approvisionnement reste donc mondial ; il est tracé — Certisolis contrôle la traçabilité des composants — mais l'origine des plaquettes de ces cellules n'est pas publiée. C'est ce qui fixe la note de matières premières à 1, et le badge avec elle. Source : Toyo strikes solar cell supply deal with Voltec Solar — pv magazine, 4 novembre 2025
  • ⚠La rentabilité reste fragile. Le chiffre d'affaires passe de 24,4 millions d'euros en 2023 à 25,7 millions en 2024 (+5,3 %), puis 25,8 millions en 2025 (+0,4 %). Le résultat d'exploitation est négatif les trois années — 5,09 millions, 2,31 millions puis 599 000 euros de perte, soit environ 8 millions cumulés — et le résultat net, négatif de 1,7 million en 2024, ne repasse dans le vert qu'en 2025, à 46 500 euros. Source : VOLTEC SOLAR — comptes annuels, SIREN 518 706 965 (exercices 2023 à 2025) — Registre du commerce et des sociétés, greffe de Saverne

Pourquoi choisir Voltec Solar ?

Un groupe familial alsacien

Filiale de la holding Strub, dont la présidence et le conseil de surveillance sont tenus par des membres des familles Cantrelle et Lanoux ; aucune personne morale ne figure parmi ses dirigeants.

Assemblage réellement français

Les modules sont assemblés à Dinsheim-sur-Bruche, dans le Bas-Rhin, et non simplement importés sous une marque française.

Premier certifié Certisolis

Premier fabricant à obtenir le certificat bas carbone qui ouvre droit à la TVA à 5,5 % sur les petites installations résidentielles, ce qui compense une partie du surcoût par rapport à un panneau importé.

Une chaîne d'approvisionnement documentée

La marque publie l'origine de ses composants plus que la plupart des assembleurs, et Certisolis en contrôle la traçabilité.

Un interlocuteur de proximité

Le service après-vente et la garantie sont assurés par une entreprise française, point déterminant sur un équipement censé durer vingt à trente ans.