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DualSun

Ancrage français partielHors ressourcesCapitaux mixtes · Conception française · Production partiellement européenne · Ressources mondiales
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À propos de DualSun

DualSun a bâti sa réputation sur une idée : un panneau solaire qui produit à la fois de l’électricité et de l’eau chaude. C’est cette innovation qui justifie sa place au catalogue face à JinkoSolar, Trina Solar et LONGi. Mais le nom recouvre deux produits très différents, et c’est de cette distinction que dépend ce que le lecteur achète.

Ce qui est établi

Fondée en 2010 à Marseille par Jérôme Mouterde et Laetitia Brottier, deux ingénieurs de Centrale Paris, l’entreprise conçoit ses produits à Marseille ; elle déclare y avoir investi 19 millions d’euros en R&D depuis sa création. Son panneau hybride SPRING est produit en série depuis 2019 à Jujurieux, dans l’Ain, sur une ligne labellisée « Vitrine Industrie du futur » en 2020. Fin 2021, 850 000 euros y ont été investis pour porter la capacité à 30 000 panneaux hybrides par an.

Sur ce produit, DualSun avance un chiffre plutôt qu’un slogan : plus de 50 % de valeur ajoutée réalisée en France, grâce à l’échangeur thermique, conçu et fabriqué en France. En 2021, l’entreprise indiquait que 61 % du panneau — une vingtaine de composants polymères — étaient produits en France. Ce sont ses propres chiffres : nous les rapportons, sans pouvoir les contrôler.

Côté capital, la levée de 10 millions d’euros du 31 août 2022 a été menée par TiLT Capital Partners, fonds du groupe français Siparex. Les fondateurs restent actionnaires.

Trois réserves

La première tient à la gamme. Le panneau photovoltaïque classique de DualSun, le FLASH — celui qui se compare directement aux modules de JinkoSolar, Trina Solar ou LONGi —, est fabriqué en Chine, ce que la marque écrit elle-même. Et le SPRING repose sur ce même module FLASH importé, auquel on ajoute en France la partie thermique, sur le site du partenaire industriel Reydelet Dumoulin. DualSun ne publie pas la part de chaque gamme dans ses ventes : la production française est réelle, mais on ne peut pas démontrer qu’elle soit majoritaire. D’où une fabrication notée 1.

La deuxième tient aux cellules. Celles de tous les panneaux DualSun sont fabriquées en Asie. En 2021, l’entreprise annonçait un rapatriement prochain en Europe ; sa page produit les situe toujours en Asie. Les matières premières sont donc à 0, ce qui fixe le badge quelles que soient les qualités de l’entreprise par ailleurs.

La troisième tient au capital et aux comptes. L’opération de 2022 portait au total sur 16 millions d’euros, avec rachat de parts d’investisseurs historiques ; la répartition qui en résulte n’est pas publiée, d’où des capitaux à 2. Et l’activité s’est contractée : le chiffre d’affaires est passé de 61,1 millions d’euros en 2023 à 37,5 millions en 2024, exercice clos sur une perte de 3,64 millions, pour 75 salariés.

Face aux marques ciblées

Sur le panneau photovoltaïque seul, choisir DualSun plutôt qu’un géant chinois change peu à l’origine industrielle : le FLASH est lui aussi fabriqué en Asie. La différence porte sur la conception, le support basé à Marseille et l’entreprise qui porte la garantie. Sur l’hybride, en revanche, DualSun propose ce que les trois marques ciblées n’offrent pas : selon l’entreprise, quatre à six panneaux peuvent couvrir jusqu’à 68 % des besoins énergétiques d’un foyer de quatre à six personnes.

Ce que l’on achète réellement : avec un SPRING, un module asiatique transformé en France en panneau hybride, dont la moitié de la valeur est française selon la marque ; avec un FLASH, un panneau importé, conçu et garanti depuis Marseille.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir DualSun ?

Conception marseillaise

La recherche et le développement sont menés à Marseille depuis la fondation, en 2010.

Une part française chiffrée

Sur le SPRING, DualSun publie un chiffre — plus de 50 % de valeur ajoutée en France — et nomme ce qui le compose : l'échangeur thermique et ses composants.

Deux productions sur la même surface

Le panneau hybride récupère la chaleur du module pour chauffer l'eau sanitaire, ce qui intéresse d'abord les toitures de surface limitée.

Fondateurs toujours au capital

Les deux fondateurs restent actionnaires, aux côtés d'un fonds du groupe français Siparex.

Sources