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Lilo

Le moteur de recherche qui reverse ses revenus à des associations

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources européennes
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À propos de Lilo

Lilo transforme un geste banal — chercher sur internet — en financement associatif. Les revenus publicitaires générés par les recherches sont affectés par l’internaute lui-même au projet de son choix, une mission que Lilo dit poursuivre « depuis 2015 ». Plus de cinq millions d’euros ont ainsi été reversés à des centaines d’associations, « des grandes ONG jusqu’aux petites associations locales ». Le levier s’est depuis élargi aux achats en ligne et aux « gigas économisés », toujours sans surcoût, et la marque publie un bilan d’impact.

La tension de cette fiche tient en une phrase : l’argent va à des associations choisies par l’internaute, mais il est produit par une régie publicitaire américaine.

Ce qui est établi

Lilo appartient à Qwant depuis mai 2025. Next a annoncé le rachat le 15 mai 2025, sans montant communiqué, en présentant Lilo comme une société « fondée en 2014 et basée à Paris ». Les mentions légales vont aujourd’hui plus loin : l’éditeur déclaré est Qwant elle-même — même numéro d’immatriculation parisien, même capital de 66 036,73 euros, même siège avenue de la Porte de Clichy. Ce n’est plus une filiale, c’est le même éditeur sous une autre marque, et toutes les réserves de la fiche Qwant s’appliquent ici.

Remonter la chaîne donne un actionnariat français, documenté hors de la marque. Le registre désigne pour présidente de Qwant la société Synfonium, depuis le 21 juillet 2023. Le communiqué de la Caisse des Dépôts du 11 avril 2023 la décrivait détenue à 75 % par Octave et Miroslaw Klaba, cofondateurs d’OVHcloud, et à 25 % par la Caisse des Dépôts. Ce communiqué annonçait des négociations exclusives ; la répartition définitive n’a pas été republiée. Aucun actionnaire étranger n’est connu : capitaux 3.

Une partie de l’index est désormais européenne. Staan, l’index d’European Search Perspective, coentreprise créée fin 2024 à parts égales par Qwant et Ecosia, est opérationnel depuis l’été 2025. IT Social écrivait le 15 juin 2026 qu’il alimente « le moteur solidaire Lilo », aux côtés de Qwant et d’Ecosia.

Trois réserves

La première : Bing n’a pas disparu. La page de Qwant sur ses modalités de référencement, mise à jour en janvier 2026, cite toujours les interfaces de Microsoft Bing parmi ses sources de résultats, et aucune proportion entre Staan et Bing n’est publiée. Un index pour partie européen, pour partie américain : matières premières 2.

La deuxième : la publicité passe par Microsoft. Au moment du rachat, Next écrivait que les outils publicitaires de Lilo s’appuient sur « la régie publicitaire » de Microsoft. Le bandeau de consentement du site nomme en outre « Google Advertising (personnalisation de la publicité) » parmi les finalités de ses 5 partenaires, dont certains « se fondent sur leur intérêt commercial légitime » plutôt que sur le consentement. Pour un service qui met la vie privée dans sa promesse, c’est à lire avant de conclure.

La troisième : l’hébergement est français mais délégué. Le service est hébergé chez OVH, à Roubaix, un prestataire et non une infrastructure détenue en propre : fabrication 2, comme pour Qwant.

Face à Google et Bing

Google et Bing exploitent chacun leur propre index mondial et leur propre régie ; c’est leur force, et Lilo n’en a pas l’équivalent. Sa pertinence est celle de Qwant, complétée par Bing. Ce que Lilo apporte n’est donc pas une technologie de recherche, c’est un circuit de redistribution que les deux autres n’offrent pas.

Ce qu’on choisit avec Lilo, c’est un éditeur français à l’actionnariat documenté et un mécanisme qui a effectivement reversé plus de cinq millions d’euros à des associations désignées par les internautes — pas un moteur affranchi des géants américains : une partie de l’index et la régie restent ceux de Microsoft.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Lilo ?

Un impact chiffré et vérifiable

Plus de cinq millions d'euros reversés à des centaines d'associations, avec un bilan d'impact publié.

L'utilisateur choisit la cause

Les revenus générés par les recherches sont affectés par l'internaute lui-même, et chacun peut proposer un projet à soutenir.

Chaîne de propriété française

Le service est édité par Qwant, elle-même présidée par Synfonium, dont le communiqué fondateur répartissait le capital entre les frères Klaba et la Caisse des Dépôts.

Plusieurs leviers, pas seulement la recherche

Les achats en ligne et les gigas économisés alimentent aussi la cagnotte, sans surcoût pour l'utilisateur.