Sessile
La basket fabriquée en France, réparable et recyclable
Niveau d'engagement local
Le badge correspond au critère le plus faible : aucune note ne peut en compenser une autre.
À propos de Sessile
Sessile part d’une idée simple : une basket qu’on peut faire réparer plutôt que jeter, parce qu’elle a été conçue dès le départ pour être démontée.
Ce que la marque ne met pas en avant, c’est qui la porte. Sessile n’est pas une jeune pousse : elle est exploitée par MFC, une société présidée par ERAM, et le Groupe Eram la range parmi ses dix marques, à côté d’Eram, de Gémo et de Bocage. Les capitaux sont donc français et familiaux, ceux d’un « groupe familial indépendant basé en Maine-et-Loire depuis 1927 », qui revendique un milliard d’euros de chiffre d’affaires. C’est ce qui vaut le 3 en capitaux, et c’est aussi ce qui explique l’atelier.
Car l’atelier existe. La Manufacture, à Montjean-sur-Loire, est le dernier site de fabrication de chaussures du groupe ; elle a son propre bureau d’études et a été labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant en 2023. Pour l’Abélia et la Hiba, tout y est fait : le design, le patronage, la coupe et la piqûre, le montage, le contrôle, la mise en boîte. Le 3 en conception tient sans réserve.
Deux autres réussites méritent d’être soulignées parce qu’elles sont rares. Le rayon d’approvisionnement est chiffré — moins de 1 400 kilomètres de l’atelier —, et il est contrôlable : chaque fiche produit nomme le pays de chaque pièce. L’empreinte carbone est publiée pour chaque modèle, avant et après réparation : 4,4 kg CO₂ eq pour l’Abélia blanc, 2,2 kg une fois ressemelée. La réparation, enfin, n’est pas un argument mais un service : remplacement des semelles par un procédé breveté, reteinture, lacets neufs, pour 55 euros.
Trois réserves.
La fabrication n’est pas « 100 % » française sur toute la gamme. L’accueil du site l’affirme ; la fiche de la Bellis, le modèle le plus cher, dit autre chose : la coupe et la piqûre de la tige sont faites au Portugal, à Ponte. Le reste du travail se fait bien à Montjean, mais une étape de confection est délocalisée sur ce modèle, et la page d’accueil ne le dit pas. D’où une fabrication notée 2.
Les matières sont européennes, pas françaises. Cuir italien, semelle portugaise, mousse espagnole : sur la Hiba, seules la doublure en coton et la boîte viennent de France. Le rayon de 1 400 kilomètres est respecté, mais il englobe l’Italie et la péninsule Ibérique. Matières premières à 2.
Le prix est élevé et l’outil fragile. Comptez de 149 à 179 euros la paire. Et MFC, qui exploite la marque, a perdu 4,8 millions d’euros en 2025 pour 15,4 millions de chiffre d’affaires : la fabrication française de Sessile tient parce qu’un groupe la soutient.
Face à Converse, Vans ou Adidas, dont les baskets de ville sont fabriquées en Asie et vendues bien moins cher, Sessile n’offre ni le prix ni le choix. Ce qu’on achète réellement, c’est une basket du Groupe Eram montée à Montjean-sur-Loire avec des matières italiennes, portugaises et espagnoles dont on connaît la provenance, et qu’on pourra faire ressemeler au même endroit — à condition de vérifier, modèle par modèle, où sa tige a été piquée.
Infos sur la marque
- ✓Les capitaux sont français et familiaux, mais ce sont ceux du Groupe Eram : Sessile n'est pas une jeune marque indépendante. Elle est exploitée par MFC (SIREN 522 957 802), une SAS créée en 2010 à Saint-Pierre-Montlimart (Maine-et-Loire), que le registre des entreprises donne pour présidée par la société ERAM, elle-même administrée par des membres de la famille Biotteau. Source : MFC, SIREN 522957802 — président de SAS : ERAM (SIREN 388583239) ; date de création 2010-05-27 ; activité 15.20Z, fabrication de chaussures — API Recherche d'entreprises (État)
- ✓Le groupe se présente comme « groupe familial indépendant basé en Maine-et-Loire depuis 1927 », dirigé par la troisième génération de la famille Biotteau. Il revendique 5 000 collaborateurs et un milliard d'euros de chiffre d'affaires, et range Sessile parmi ses dix marques, aux côtés d'Eram, de Gémo ou de Bocage. Source : Groupe familial — « Groupe familial indépendant basé en Maine-et-Loire depuis 1927 » ; « 5000 collaborateurs », « 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires » ; liste des marques — Groupe Eram
- ✓L'atelier existe, il appartient au groupe et il conçoit : « La Manufacture, à Montjean-sur-Loire (49) », est le dernier atelier de fabrication du Groupe Eram ; elle « possède son propre bureau d'études avec des équipes dédiées à l'éco-conception des produits », a été labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant en 2023 et figure au dispositif « Bonus Réparation » de l'éco-organisme Refashion. Source : Savoir-faire français — « Il possède encore un atelier ; La Manufacture, à Montjean-sur-Loire (49) » ; « notre atelier possède son propre bureau d'études » ; « labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » en 2023 » — Groupe Eram
- ✓Les modèles historiques sont entièrement faits à Montjean : pour l'Abélia, la fiche produit énumère « le design, le patronage, la coupe/piqûre, le montage, le contrôle et la mise en boîte », réalisés « en France, dans notre atelier à Montjean-sur-Loire (49) ». La fiche de la Hiba porte la même mention. Source : Abélia Blanc — « entièrement fabriqué en France » ; « le design, le patronage, la coupe/piqûre, le montage, le contrôle et la mise en boîte […] dans notre atelier à Montjean-sur-Loire (49) » — Sessile
- ✓Le rayon d'approvisionnement est chiffré, ce qui est rare : « chaque matière première provient de France ou de pays voisins (à moins de 1 400 km de notre atelier) ». Une distance maximale publiée vaut mieux qu'une promesse de proximité, et les fiches produit permettent de la contrôler. Source : Page d'accueil — « Chaque matière première provient de France ou de pays voisins (à moins de 1 400 km de notre atelier) » — Sessile
- ✓Chaque fiche produit publie le pays de chaque composant et une empreinte carbone : pour l'Abélia blanc, 4,4 kg CO₂ eq à la fabrication, 2,2 kg après réparation, 1,7 kg après recyclage. La semelle extérieure est en caoutchouc et caoutchouc recyclé « jusqu'à 70 % », la boîte en carton recyclé à 70 %. Source : Abélia Blanc — composition par pièce et pays ; « Caoutchouc et caoutchouc recyclé jusqu'à 70% (Portugal) » ; empreinte carbone 4,4 / 2,2 / 1,7 kg CO2 eq — Sessile
- ✓La réparation est un service tarifé, pas un adjectif : la marque remplace les semelles extérieures grâce à « un procédé de démantèlement que nous avons breveté », réenforme, détache, reteint le cuir et change lacets et semelle intérieure, pour 55 euros. Quand la paire n'est pas réparable, elle est reprise pour recyclage contre un bon d'achat de 20 euros. Source : Remise en état — « un procédé de démantèlement que nous avons breveté » ; service à 55 € ; recyclage avec bon d'achat de 20 € — Sessile
- ⚠Fabrication notée 2 : une partie de la gamme n'est pas entièrement faite en France, contrairement à ce qu'affiche l'accueil. La page d'accueil écrit que « 100 % de la fabrication de nos modèles est réalisée dans notre atelier à Montjean sur Loire » ; la fiche de la Bellis précise pourtant que « la coupe/piqûre de la tige est réalisée au Portugal, à Ponte ». Le montage, le contrôle et la mise en boîte restent à Montjean, mais une étape de confection de la tige est délocalisée sur ce modèle. Source : Bellis Bleu Foncé - Cuir texturé — « le design, le patronage, le montage, le contrôle et la mise en boîte sont réalisés en France […]. La coupe/piqûre de la tige est réalisée au Portugal, à Ponte. » — Sessile
- ⚠Matières premières notées 2 : l'approvisionnement est européen, presque pas français. Sur la Hiba, le cuir vient d'Italie, la semelle extérieure du Portugal, la mousse de la semelle de propreté d'Espagne ; seuls la doublure en coton et la boîte sont français. Le rayon de 1 400 kilomètres est tenu, mais il couvre l'Europe occidentale, pas la France. Source : Hiba Bleu - cuir texturé — « Cuir (Italie) » ; « Textile - 100% coton (France) » ; « 86% mousse recyclée et 14% mousse PU (Espagne) » ; « Caoutchouc et caoutchouc recyclé jusqu'à 70% (Portugal) » ; boîte « (France) » — Sessile
- ⚠Le prix d'accès est élevé : les modèles affichés s'échelonnent de 149 euros (Abélia) à 179 euros (Bellis). La marque assume ce positionnement et consacre une rubrique à la question « acheter made in France est-il plus cher ? », mais l'écart avec une basket de grande diffusion reste réel. Source : Page d'accueil — Abélia Blanc 149,00 €, Hiba Blanc Sauge Rosé 159,00 €, Hiba Bleu 169,00 €, Bellis Bleu Foncé 179,00 € — Sessile
- ⚠L'atelier qui la fabrique perd de l'argent : MFC, la société qui exploite la marque, a déclaré pour 2025 un chiffre d'affaires de 15,4 millions d'euros et un résultat net de −4,8 millions d'euros, pour un effectif de 100 à 199 salariés. Le fait ne dit rien de la qualité des chaussures ; il dit que la production française de la marque repose sur le soutien d'un groupe. Source : MFC, SIREN 522957802 — finances 2025 : chiffre d'affaires 15 418 433 €, résultat net −4 785 610 € ; tranche d'effectif 100 à 199 salariés — API Recherche d'entreprises (État)
- ⚠Le catalogue est resserré et orienté ville : trois modèles — Abélia, Hiba, Bellis — déclinés en coloris. Il n'existe pas de gamme technique pour le sport : Sessile remplace une basket de tous les jours, pas une chaussure de running. Source : Page d'accueil — catalogue composé des modèles Abélia, Hiba et Bellis déclinés en coloris, sans gamme sportive technique — Sessile
Pourquoi choisir Sessile ?
Un rayon d'approvisionnement chiffré
Chaque matière première provient de France ou d'un pays situé à moins de 1 400 kilomètres de l'atelier, et chaque fiche produit nomme le pays de chaque pièce.
Réparable, pour de vrai
Un procédé de démantèlement breveté permet de remplacer les semelles : la remise en état est un service à 55 euros, et une paire irréparable est reprise pour recyclage.
Un atelier français qui conçoit et assemble
Design, patronage, montage et contrôle sont faits à Montjean-sur-Loire, dans l'atelier labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant en 2023 du Groupe Eram.
Une empreinte carbone publiée
Chaque modèle affiche son empreinte à la fabrication, après réparation et après recyclage : 4,4 kg CO₂ eq pour l'Abélia blanc, deux fois moins après réparation.