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Paul

Maison de qualité fondée en 1889

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources françaises
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À propos de Paul

PAUL se raconte depuis une photographie de 1889 : une boulangerie de la rue de la Mackellerie, à Croix, près de Lille, tenue par Charlemagne Mayot. En 1935, Suzanne Mayot épouse Julien Holder et le couple ouvre sa propre boulangerie à Lille ; c’est Francis Holder qui, en 1972, installe un four à bois à la vue des clients et remet au centre les pains à fermentation lente. La première franchise internationale ouvre au Japon en 1989, et Maxime Holder prend la direction générale en 2019. Cette chronologie est celle que la marque publie : elle dit bien ce qu’elle veut dire — une maison familiale — et ne dit rien de ce que le réseau est devenu.

Les registres, eux, le disent. Boulangeries Paul reste une société par actions simplifiée de droit français, siège à Marcq-en-Barœul, présidée par Francis Holder, dirigée par Maxime Holder. En mai 2026, Le Quotidien des Entreprises décrit encore l’enseigne comme le dernier grand acteur de la restauration rapide en France à capital 100 % familial. La formule appelle une réserve : L’Informé rapportait dès mai 2024, au conditionnel, que la famille envisagerait la vente d’une participation minoritaire. Rien n’a été conclu depuis. Mais le groupe a cédé Ladurée en décembre 2024, pour une valorisation visée d’environ 100 millions d’euros, après trente et un ans de détention. Le capital reste familial ; le périmètre, lui, s’est réduit.

Sur les matières premières, PAUL avance un engagement précis dans sa formulation : la farine de ses pains serait exclusivement d’origine française. L’enseigne a annoncé en juin 2023 la création de sa propre filière blé, adossée à des cultures de Flandre, d’Alsace, de Beauce, des Pays de la Loire, de Picardie, de Normandie et d’Occitanie, avec interdiction du traitement insecticide après récolte. C’est l’argument le plus solide de la fiche, à condition de voir ce qu’il ne couvre pas : l’origine du beurre, des œufs et du chocolat n’est pas publiée, et le café porte un label environnemental qui ne dit rien de sa provenance. La note de ressources tient à un seul ingrédient — le principal d’une boulangerie, mais un seul, et sur la parole de la marque.

Reste la fabrication, et c’est elle qui commande le badge. Une part réelle est française : Château Blanc, la filiale industrielle du groupe, domiciliée à Marcq-en-Barœul et enregistrée comme fabricant de pain et de produits frais de boulangerie, a réalisé 94,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024. En boutique, le format « atelier » cuit sur place. Mais l’usine est déficitaire depuis 2022, ne fonctionnerait qu’à 37 % de sa capacité, et son résultat net 2024 s’établit à −13,4 millions d’euros ; Boulangeries Paul affiche de son côté −2,2 millions pour 73,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Surtout, le réseau compte 845 boutiques dans 57 pays à fin 2025, dont environ 370 à 378 en France : partout ailleurs, ce sont des franchisés locaux qui façonnent et cuisent. La part française est significative sans approcher les 80 % qu’exige la note pleine — la production est donc notée 2.

Le décompte du réseau français mérite lui-même d’être regardé à deux fois. PAUL revendique 400 boutiques en France et 12 000 collaborateurs dans 57 pays ; Le Quotidien des Entreprises situe plutôt le réseau entre 370 et 378 points de vente, et relève plus de dix fermetures depuis le début de 2025, principalement en Seine-Saint-Denis, pour environ deux cents suppressions de postes. L’écart entre les deux décomptes n’est pas anodin : il dit un réseau qui se contracte pendant que la communication tient le chiffre rond.

Face à Starbucks, la comparaison ne porte pas sur le même produit : le boulanger vend du pain cuit au point de vente, le caféier vend une boisson servie à emporter, et l’américain garde sur PAUL l’avantage d’un programme de fidélité et d’une densité urbaine sans commune mesure. Face à Subway, entièrement franchisé et mondialement approvisionné, l’écart tient à la filière blé et au capital. Ce que le lecteur achète chez PAUL, en France, c’est donc du pain cuit sur place à partir d’une farine que la marque dit française, vendu par une enseigne dont le capital n’a pas quitté une famille du Nord. Ce n’est pas un réseau artisanal : quatre boutiques françaises sur cinq appartiennent à des franchisés, la viennoiserie sort d’une usine qui perd de l’argent, et plus de la moitié des points de vente du monde échappent au périmètre français.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Paul ?

Une filière blé française, revendiquée et détaillée

PAUL déclare une farine exclusivement d'origine française et a rendu publique, en 2023, la liste des régions de culture de son blé : Flandre, Alsace, Beauce, Pays de la Loire, Picardie, Normandie, Occitanie.

Un capital resté familial

Boulangeries Paul est présidée par Francis Holder et dirigée par Maxime Holder, sans actionnaire de référence étranger au registre — une exception parmi les grandes enseignes de restauration rapide en France, décrites comme relevant de capitaux étrangers ou cotés.

Une cuisson au point de vente

Le format « boutique atelier » de l'enseigne prépare sur place les produits dont le magasin a besoin, pain compris, et peut approvisionner d'autres points de vente : la dernière étape de fabrication n'est pas centralisée.