Retour à l'accueil

Olvid

La messagerie privée pour tous

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production partiellement européenne · Ressources mondiales tracées
Voir le site

À propos de Olvid

Olvid tient une promesse rare, et la tient sur pièces : celle d’une messagerie dont la sécurité ne dépend pas de la confiance accordée à ses serveurs. Mais ces serveurs, pour l’essentiel, sont ceux d’Amazon. Cette fiche raconte les deux faits ensemble, parce que l’un explique l’autre.

La société a été fondée à Paris en 2019 par quatre cofondateurs — Thomas Baignères, qui la préside depuis l’immatriculation, Matthieu Finiasz, directeur technique, Jacques-André Bondy et Cédric Sylvestre. Le capital est français au regard des actes enregistrés, sans qu’on puisse en lire la répartition : le registre des bénéficiaires effectifs n’est pas public.

Ce qui est établi

La version Android est certifiée CSPN par l’ANSSI (rapport ANSSI-CSPN-2021/12), après une évaluation du cabinet Synacktiv qui n’a relevé ni non-conformité ni vulnérabilité exploitable au niveau d’attaquant visé. La version iOS a obtenu son propre visa. Olvid se présente comme la première messagerie instantanée à en avoir reçu un ; c’est la marque qui l’affirme.

En novembre 2023, une circulaire du Premier ministre demandait son déploiement sur les téléphones et ordinateurs des membres du Gouvernement et des cabinets ministériels. C’est ce texte qui a fait connaître Olvid hors des cercles spécialisés. D’autres organisations ont suivi : la marque annonce que le barreau du Val-d’Oise a été, en février 2026, le premier ordre d’avocats à l’adopter.

L’ouverture, enfin, est complète. Le code des applications était public ; celui du serveur l’est depuis le 23 janvier 2026, et l’application est arrivée sur F-Droid le 20 mars 2026 avec des builds reproductibles, qui permettent à un tiers de vérifier que l’application distribuée correspond au code publié. Pour une messagerie, cette vérifiabilité vaut mieux que n’importe quelle promesse.

Deux réserves

La première tient au rang institutionnel. La circulaire n° 6497/SG du 25 juillet 2025, applicable au 1er septembre suivant, demande désormais de « déployer largement Tchap », la messagerie de l’État. Olvid reste autorisée, puisqu’elle répond « également aux objectifs de sécurité », mais Tchap doit être privilégiée avec les administrations. Présenter Olvid comme « la messagerie du Gouvernement » serait aujourd’hui inexact.

La seconde tient à l’infrastructure, et elle commande le badge. Le serveur qui distribue les messages tourne sur Amazon Web Services : c’est Olvid elle-même qui l’écrit, dans le dépôt où elle a publié son code, et sa politique de confidentialité le confirme. En décembre 2023, l’éditeur détaillait les briques AWS employées et justifiait ce choix par la qualité de service et la facilité de passage à l’échelle. Les messages étant chiffrés de bout en bout, Amazon ne peut pas les lire — c’est tout l’intérêt de la conception d’Olvid. Mais le barème ne mesure pas la confidentialité : il mesure où le service est exploité. Un service immatériel exploité chez un cloud américain vaut 1 en fabrication comme en matières premières.

La migration est engagée. Depuis le 15 avril 2026, toutes les pièces jointes passent par Clever Cloud, hébergeur nantais présent au catalogue, et la marque disait en décembre 2025 vouloir y basculer « encore plus de composants ». Tant que la distribution des messages reste chez AWS, les notes restent à 1 ; elles remonteront quand la bascule sera documentée.

Reste une limite d’usage : l’absence de numéro de téléphone, qui fonde la promesse de confidentialité, complique la découverte de contacts et freine l’adoption familiale. Face aux milliards de comptes de WhatsApp et de Messenger, tous deux propriétés de Meta, Olvid demeure un outil de cercles professionnels.

Ce que le lecteur achète, en somme : une conception française, auditée par l’ANSSI et intégralement publiée, qui rend le serveur aveugle — mais un serveur qui, pour l’heure, tourne encore chez Amazon.

Infos sur la marque

  • ✓Olvid SAS est immatriculée au RCS de Paris depuis le 10 mai 2019 et présidée depuis cette date par Thomas Baignères, l'un de ses cofondateurs. Siège au 26 rue Vignon (Paris 9e), capital porté à 39 744,44 € par une augmentation du 26 novembre 2025. Le registre des bénéficiaires effectifs n'est pas public et la répartition du capital n'est pas publiée ; aucune entrée d'investisseur étranger n'apparaît dans les actes enregistrés. Source : OLVID, SIREN 850 667 171 — immatriculation, dirigeants, historique du capital — Pappers, d'après le RNE et le RCS de Paris
  • ✓La société a été fondée en 2019 par quatre cofondateurs : Thomas Baignères (directeur général), Matthieu Finiasz (directeur technique), Jacques-André Bondy et Cédric Sylvestre. La conception et le développement sont conduits à Paris. Source : Olvid reçoit le Prix de la Startup FIC 2020 — Global Security Mag, 29 janvier 2020
  • ✓La version Android est certifiée CSPN par l'ANSSI (rapport ANSSI-CSPN-2021/12), au terme d'une évaluation conduite par le cabinet Synacktiv, qui n'a relevé « aucune non-conformité » ni vulnérabilité exploitable au niveau d'attaquant visé. La version iOS dispose de son propre visa ; la marque se présente comme la première messagerie instantanée à en avoir obtenu. Source : Rapport de certification ANSSI-CSPN-2021/12 — Olvid — ANSSI, agence nationale de la sécurité des systèmes d'information
  • ✓Par une circulaire de novembre 2023, le Premier ministre a demandé le déploiement d'Olvid sur les téléphones et ordinateurs des membres du Gouvernement et des cabinets ministériels, au motif que « les principales applications de messagerie grand public ne permettent pas d'assurer la sécurité des conversations ». Source : La « circulaire Olvid » devient « circulaire Tchap » — Silicon.fr, Clément Bohic, 1er août 2025
  • ✓Depuis le 15 avril 2026, toutes les pièces jointes échangées sur Olvid transitent par Clever Cloud, hébergeur français basé à Nantes — lui-même présent au catalogue. Le 4 décembre 2025, la marque annonçait vouloir y « migrer encore plus de composants » : la bascule porte à ce jour sur les pièces jointes, pas sur la distribution des messages. Source : « Vos pièces jointes Olvid transitent désormais par Clever Cloud » (15 avril 2026) ; FOST Paris 2025 (4 décembre 2025) — Olvid, actualités
  • ✓L'application est arrivée le 20 mars 2026 sur F-Droid, le principal magasin d'applications Android open source, avec des builds reproductibles. Le code du serveur a été ouvert le 23 janvier 2026, sous licence AGPL v3, après celui des applications : un tiers peut vérifier ce que fait chaque maillon. Source : « Olvid arrive sur F-Droid » (20 mars 2026) ; ouverture du code source du serveur (23 janvier 2026) — Olvid, actualités
  • ⚠La consécration d'État a été revue à la baisse. La circulaire n° 6497/SG du 25 juillet 2025, applicable au 1er septembre 2025, demande de « déployer largement Tchap », la messagerie de l'État. Olvid « répondant également aux objectifs de sécurité », les cabinets qui l'utilisent peuvent continuer, mais doivent privilégier Tchap pour tout échange avec les administrations. Source : Circulaire n° 6497/SG du 25 juillet 2025, applicable au 1er septembre 2025 ; Olvid conservé mais Tchap privilégié — Silicon.fr, Clément Bohic, 1er août 2025
  • ⚠Le serveur de distribution des messages est exploité sur Amazon Web Services. Le code qu'Olvid a lui-même publié se présente comme celui des « fonctions Lambda utilisées dans le serveur de distribution de messages Olvid hébergé sur AWS » (server.olvid.io, ws-server.olvid.io). Un service exploité chez un cloud américain : c'est ce qui fixe la note de fabrication à 1. Source : olvid-aws-server — « Source code of the lambda functions used in the Olvid message distribution server hosted on AWS » — Olvid, dépôt GitHub officiel
  • ⚠Le socle technique est celui d'AWS, et la politique de confidentialité en vigueur l'écrit : « Nous utilisons les serveurs d'AWS ». En décembre 2023, l'éditeur détaillait les briques employées — Lambda, API Gateway, DynamoDB, SNS, SQS et S3 — et justifiait ce choix par « la meilleure qualité de service, avec le moins d'effort […] pour la maintenance et le passage à l'échelle ». Les messages étant chiffrés de bout en bout, AWS ne peut pas les lire ; mais la dépendance à un cloud américain fixe la note de matières premières à 1. Source : Olvid : la polémique sur AWS ne PaaS pas — Le Monde Informatique, Jacques Cheminat, 15 décembre 2023

Pourquoi choisir Olvid ?

Une sécurité qui ne repose pas sur le serveur

Les messages sont chiffrés de bout en bout : l'hébergeur, quel qu'il soit, ne voit passer que des données illisibles. C'est ce dispositif que l'ANSSI a évalué avant de délivrer ses deux visas, pour Android et pour iOS.

Confidentialité radicale

Aucun numéro ni e-mail n'est demandé à l'inscription, et aucun graphe social n'est constitué — à l'opposé du modèle publicitaire de Meta, propriétaire de WhatsApp et Messenger.

Un code entièrement vérifiable

Applications et serveur publiés en open source, distribution sur F-Droid avec des builds reproductibles : n'importe qui peut contrôler ce que fait le logiciel, au lieu de croire la marque sur parole.