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Mailo

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production européenne · Ressources européennes
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À propos de Mailo

Mailo était, jusqu’à cette vérification, l’une des rares fiches du catalogue notées 3 sur les quatre critères. Elle ne l’est plus, et la raison tient en une fiche de registre réseau : les serveurs du service sont bien en France, chez un hébergeur français, mais ils sont loués. Tout le reste tient, et le registre le confirme mieux que ne le faisait la marque.

Une messagerie française depuis 1998, rachetée par ses fondateurs. Selon l’historique publié par Mailo, Pascal Voyat et Philippe Lenoir créent le service Francemail en 1998. Le groupe Lagardère le rachète en 1999 et le renomme NetCourrier ; les fondateurs le reprennent en 2007 par l’intermédiaire de leur société, Mail Object. Après un passage sous le nom de Net-C, le service devient Mailo en 2019.

Le registre confirme la chaîne de contrôle. L’éditeur, Mailo SAS, au capital de 75 000 euros, a son siège à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Il est présidé par Mail Object, une SARL créée en 2002 qui compte 6 à 9 salariés (2024) et dont la gérante est une personne physique, Ewa Voyat, née Augustyn — celle que les mentions légales nomment directrice éditoriale. Aucune personne morale étrangère n’apparaît. Les dirigeants ne sont pas les actionnaires, et la répartition du capital n’est pas publiée : c’est un indice solide d’un contrôle resté entre les mains des fondateurs, pas une preuve.

Le cœur du service est développé en interne. Mailo écrit reposer sur « la technologie MailObject®, développée depuis 20 ans par Mailo, société French Tech 100 % orientée R&D ». Le service est « hébergé en France dans un centre serveur spécialisé » et le support client est situé en France. L’offre dépasse la boîte aux lettres : agenda, stockage, partage, et des déclinaisons dédiées, dont Mailo Junior pour les enfants.

Trois réserves.

Première réserve : les serveurs sont loués, pas possédés. Le 4 octobre 2026, le webmail, la réception du courrier, l’IMAP et le SMTP de Mailo répondaient tous depuis un bloc d’adresses qu’Ecritel réserve aux clients de son cloud. Ecritel, installée à Arradon dans le Morbihan, est elle-même une société française présidée par une société française ; aucun cloud américain n’apparaît. Mais aucune page de Mailo ne dit que les machines lui appartiennent, et le barème réserve le 3 aux serveurs possédés : fabrication 2. Le socle technique suit le même chemin. L’infrastructure est celle d’Ecritel, et l’offre intègre des briques de tiers — la recherche Qwant depuis 2016, la suite bureautique OnlyOffice dans Mailo Pro depuis 2020 : matières premières 2.

Deuxième réserve : la publicité du compte gratuit passe par des régies que Mailo ne nomme pas. L’entreprise l’écrit elle-même : son modèle repose sur « des comptes Mailo Free gratuits, affichant des bannières publicitaires sur le web », l’offre sans publicité démarrant à 1,50 € par mois. Ses règles de confidentialité ajoutent que des « régies publicitaires partenaires » peuvent déposer des cookies, sans dire lesquelles. Mailo s’engage à ne pas exploiter le contenu des messages pour cibler la publicité ; elle écrit en revanche analyser automatiquement tous les e-mails pour l’antivirus et l’antispam. C’est ce que fait toute messagerie, mais cela nuance l’idée d’un service qui « ne lit pas » vos messages.

Troisième réserve : l’offre gratuite est étroite. Mailo Free donne 1 Go de boîte aux lettres et des pièces jointes de 25 Mo, et le compte est supprimé après plus d’un an sans connexion ; il faut passer au Premium pour obtenir 20 Go. En face, Google inclut dans chaque compte « jusqu’à 15 Go » partagés entre Gmail, Drive et Photos. C’est une vraie force de Gmail, à peser avant de basculer.

Ce que vous choisissez réellement : une messagerie conçue, développée et exploitée en France par une petite société restée, selon le registre, entre les mains de ses fondateurs, sur des serveurs loués à un hébergeur français. Pas une infrastructure souveraine de bout en bout, mais une chaîne où ni Google, ni Microsoft, ni Amazon n’apparaissent — à condition de payer 1,50 € par mois si l’on veut aussi sortir de la publicité.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Mailo ?

Une chaîne de contrôle lisible au registre

L'éditeur est présidé par Mail Object, PME française dont la gérante est une personne physique : aucune société étrangère n'apparaît au-dessus du service.

Un cœur de messagerie développé en interne

Le service repose sur la technologie MailObject®, développée par l'éditeur lui-même plutôt qu'achetée à un tiers.

Exploité et assisté en France

Serveurs en France chez un hébergeur français, support client situé en France : aucun cloud américain dans la chaîne relevée.

Un écosystème complet

Agenda, stockage, partage, et des déclinaisons Junior, Family, Pro, Edu et Collectivités.