Crosscall
This is how we live
Niveau d'engagement local
Le badge correspond au critère le plus faible : aucune note ne peut en compenser une autre.
À propos de Crosscall
Fondée en 2009 à Aix-en-Provence par Cyril Vidal, Crosscall s’est fait un nom avec des téléphones durcis, pensés d’abord pour les professionnels du bâtiment et les sportifs de plein air, un créneau que les géants généralistes laissaient de côté. Le dernier exercice publié au registre, clos le 31 mars 2024, affiche 107 millions d’euros de chiffre d’affaires et 169 salariés : mieux que les 96,9 millions de l’exercice précédent, moins que les 126 millions de 2021-2022. Les marchés publics pèsent lourd : la marque revendique 200 000 terminaux fournis à la Police et à la Gendarmerie nationales et l’équipement de 21 500 agents SNCF.
Ce qui est solidement établi en France, c’est la conception. Le design, l’ingénierie et la R&D sont réunis au siège aixois, avec le X-LAB, un laboratoire de prototypage et de tests lancé en 2020 grâce au plan France Relance, où les mobiles passent plus de 80 tests. Le service après-vente est basé en France ; la marque le dit assuré par des équipes « formées d’experts et de salariés de la marque », et son fondateur mentionnait en novembre 2024 un partenaire installé en France « qui s’occupe de toute la partie SAV ».
La promesse de durabilité est réelle, et elle a des bornes précises. Cinq ans de garantie constructeur sur les appareils de la « génération 5 », là où la garantie légale de conformité s’arrête à deux ans ; une batterie remplacée si sa capacité tombe à 70 % ou moins avant 850 cycles de charge ; cinq ans de mises à jour de sécurité à compter de la première commercialisation ; des pièces détachées disponibles pendant 10 ans. C’est l’argument le plus solide de la fiche face aux marques visées.
Trois réserves, en revanche.
Le contrôle n’est plus français. Depuis le 10 août 2026, la présidence de la holding Crosscall Group est exercée par American Industrial Technologies, Inc., une société établie à Orlando, en Floride, active dans les télécoms, les drones et la défense, et qui se présente comme au service de la « souveraineté industrielle » des États-Unis. Le changement, publié au BODACC le 13 août, suit une réduction du capital social de 42 071 895 euros à 2 270,22 euros, décidée en février et réalisée le 15 avril 2026, et la démission de l’ensemble du conseil de surveillance en juillet. La holding du fondateur, CV Invest, garde un mandat de directeur général. Le registre publie la gouvernance, pas la répartition du capital, réservée aux personnes habilitées : on sait qui préside, pas quelle part détient le nouveau président. C’est pourquoi les capitaux sont notés 1 et non 0 — le siège, la R&D et les équipes n’ont pas quitté Aix. Au 28 septembre 2026, la page « Smartphone Français » du site affirme pourtant toujours que Crosscall conserve « un capital 100 % français ».
La fabrication française reste à l’état d’amorce. En 2022, la production des smartphones était intégralement réalisée en Chine, et la marque annonçait ses premiers téléphones « made in France » pour 2024. En novembre 2024, Cyril Vidal en faisait lui-même le bilan : « Nous commençons à assembler des smartphones en France. Mais à un niveau plus élevé, la vraie production sur un volume conséquent, c’est un projet qui doit encore aboutir. » En septembre 2026, la page de la marque consacrée à son ancrage français ne revendique qu’un produit « conçu mais aussi assemblé en France », et c’est un accessoire : le scanner mobile X-SCAN. Les téléphones y restent « pensés, conçus, designés » à Aix. Sans part de production française publiée, la fabrication est notée 0.
Les composants viennent d’Asie et des États-Unis, comme partout. Écrans, capteurs et processeurs Qualcomm relèvent de la même chaîne mondiale que chez Apple, Samsung ou Google. Le 0 en matières premières est donc réel, mais il ne départage personne.
Ce que le lecteur achète réellement : un téléphone conçu, testé et réparé en France, garanti cinq ans, par une marque aixoise désormais présidée depuis la Floride et dont les appareils sont, pour l’essentiel, produits hors d’Europe. Face aux grandes marques, l’écart tient à la durabilité et au service, pas à l’usine.
Infos sur la marque
- ✓Fondée en 2009 à Aix-en-Provence par Cyril Vidal, la marque y réunit sa conception, son design et sa R&D, ainsi que le X-LAB, laboratoire de prototypage et de tests lancé en 2020 avec le soutien du plan France Relance, où ses mobiles passent plus de 80 tests. Elle revendique 200 000 terminaux fournis à la Police et à la Gendarmerie nationales et l'équipement de 21 500 agents SNCF. Source : Crosscall, la marque française de smartphones — fondation en 2009, R&D et X-LAB à Aix-en-Provence — Crosscall
- ✓Le service après-vente est basé en France. La marque le décrit comme assuré par des équipes « formées d'experts et de salariés de la marque ». Source : « Nos équipes de SAV, formées d'experts et de salariés de la marque, connaissent les produits CROSSCALL » — Crosscall
- ✓La garantie constructeur est de cinq ans sur les smartphones, mobiles et tablettes de la « génération 5 », batterie comprise : elle est remplacée si sa capacité tombe à 70 % ou moins avant 850 cycles de charge. S'y ajoutent cinq ans de mises à jour de sécurité à compter de la première commercialisation et des pièces détachées disponibles pendant 10 ans. Source : La garantie constructeur 5 ans — batterie incluse, mises à jour de sécurité, pièces détachées — Crosscall
- ✓La société d'exploitation a réalisé 107 millions d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice clos le 31 mars 2024, dernier publié au registre, avec 169 salariés et un résultat net de 3,33 millions d'euros. C'est mieux que les 96,9 millions de l'exercice 2022-2023, moins que les 126 millions de l'exercice 2021-2022. Source : CROSSCALL — comptes sociaux, SIREN 518 706 890, exercices clos de 2021 à 2024 — Registre du commerce et des sociétés, greffe d'Aix-en-Provence, données au 28 septembre 2026
- ⚠Le contrôle n'est plus français. Depuis le 10 août 2026, la présidence de la holding Crosscall Group est exercée par American Industrial Technologies, Inc., société américaine, publication faite au BODACC le 13 août. Le changement suit une réduction du capital social de 42 071 895 euros à 2 270,22 euros, décidée le 6 février 2026 et réalisée le 15 avril, et la démission de l'ensemble du conseil de surveillance en juillet 2026. La holding du fondateur, CV Invest, conserve un mandat de directeur général. La répartition du capital n'est pas publique : c'est ce qui retient la note des capitaux à 1 plutôt qu'à 0, le siège et les équipes restant à Aix-en-Provence. Source : CROSSCALL GROUP — présidence d'American Industrial Technologies, Inc. depuis le 10/08/2026 ; capital ramené de 42 071 895 € à 2 270,22 € — Registre du commerce et des sociétés et BODACC, greffe d'Aix-en-Provence, données au 28 septembre 2026
- ⚠Le nouveau président de la holding est une plateforme industrielle américaine établie à Orlando, en Floride, active dans les télécoms, les drones et la défense, et qui se présente elle-même comme au service de « la souveraineté industrielle » des États-Unis. Source : American Industrial Technologies — « Industrial sovereignty, built for the sectors America cannot outsource », siège à Orlando (Floride) — American Industrial Technologies
- ⚠La page « Smartphone Français » du site de la marque affirme toujours, au 28 septembre 2026, que Crosscall conserve « un capital 100 % français ». Cette mention est contredite par le registre du commerce depuis le mois d'août. Source : « Tout en conservant un capital 100% français, notre marque aixoise… » — Crosscall
- ⚠En 2022, la fabrication des smartphones Crosscall était intégralement réalisée en Chine. La marque annonçait alors une relocalisation de sa production et ses premiers téléphones « made in France » pour 2024. Source : Crosscall : les premiers smartphones « made in France » débarqueront dès 2024 — Phonandroid, 28 novembre 2022
- ⚠En novembre 2024, la production française de téléphones n'en était qu'à ses débuts. Le fondateur déclarait : « Nous commençons à assembler des smartphones en France. Mais à un niveau plus élevé, la vraie production sur un volume conséquent, c'est un projet qui doit encore aboutir. » Aucun volume n'était avancé. Source : Cyril Vidal (Crosscall) : « l'État doit nous aider » à fabriquer nos smartphones en Europe — Mobility for Business, 13 novembre 2024
- ⚠Sur sa propre page consacrée à son ancrage français, la marque ne revendique en septembre 2026 qu'un seul produit « conçu mais aussi assemblé en France » : l'accessoire de scan mobile X-SCAN. Les téléphones y sont décrits comme « pensés, conçus, designés » à Aix-en-Provence, jamais fabriqués. Faute de part de production française publiée, la fabrication est notée 0. Source : « Nos derniers produits vont encore plus loin, à l'image de l'accessoire de scan mobile X-SCAN, conçue mais aussi assemblée en France » — Crosscall
- ⚠Matières premières et composants stratégiques — écrans, capteurs, processeurs Qualcomm — relèvent d'un approvisionnement asiatique et américain, comme pour l'ensemble de l'industrie mondiale du smartphone. Aucun fabricant européen ne maîtrise cette chaîne : la note de 0 ne départage donc pas Crosscall des marques qu'elle vise. Source : « Nos ingénieurs ont choisi des composants qui ont une plus grande durée de vie à l'image des processeurs long-life de Qualcomm » — Crosscall
Pourquoi choisir Crosscall ?
Conçu en Provence
Le design, la R&D et le laboratoire de tests X-LAB sont réunis au siège d'Aix-en-Provence.
Ultra-durabilité
Cinq ans de garantie constructeur sur la « génération 5 », batterie comprise, cinq ans de mises à jour de sécurité et des pièces détachées disponibles 10 ans.
Un service après-vente en France
Le SAV est basé en France et, selon la marque, assuré par des équipes formées d'experts et de salariés de Crosscall.
Sources
- •Achat d'un produit : garantie légale de conformité — deux ans à partir de la délivrance du bien — Service-Public.fr, Direction de l'information légale et administrative, mise à jour du 17 août 2026