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Eklyps

Les téléviseurs connectés d'une marque française

Ancrage français limitéHors ressourcesCapitaux français · Conception partiellement française · Production partiellement européenne · Ressources mondiales
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À propos de Eklyps

Présent à Angers depuis 1957, Thomson y a longtemps été, selon les termes d’une question posée en 2009 à l’Assemblée nationale, « l’un des leaders en France et en Europe du marché du téléviseur ». L’usine employait 3 000 salariés à la fin des années 1970, 600 en 2006, 350 en 2009 ; l’accord passé en 2004 avec le chinois TCL ne l’avait pas sauvée, et le site avait été mis en vente. Le 10 octobre 2012, le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé la liquidation de Thomson Angers et de ses 350 salariés. Le téléviseur de marque française a survécu à ses usines : c’est dans cet écart qu’Eklyps s’est installée.

Derrière la marque, une société : ADBC S.A.S., immatriculée au registre du commerce de Bordeaux sous le numéro 515 006 278, dont le siège est au 42 route de la Fontenelle, à Montussan, en Gironde, avec un capital de 50 000 euros et Benoît Chalme pour président. La marque EKLYPS a été déposée à l’INPI le 5 octobre 2021 ; la société d’exploitation du même nom est présidée par ADBC depuis le 12 avril 2022. Ces deux dates encadrent le lancement mieux que n’importe quel communiqué. Ce que le registre ne dit pas, c’est qui détient les parts : les bénéficiaires effectifs n’y sont pas publics.

Il faut ensuite regarder ce qu’est ADBC, et le registre est explicite : code d’activité 46.90Z, commerce de gros non spécialisé, objet social « négoce de tous produits manufacturés et matières premières ». L’entreprise déclarait entre trois et cinq salariés en 2023, pour un chiffre d’affaires de 2,48 millions d’euros. Eklyps n’est d’ailleurs pas sa seule marque : elle a également déposé inoTeK, MAJORD’HOME et GOSU. Autrement dit, une PME girondine de négoce qui construit des marques maison, et non un industriel de l’électronique.

Cela ne disqualifie rien en soi, mais cela impose de lire avec précision ce que la marque revendique. Elle annonce des téléviseurs « assemblés en Union Européenne » et ne nomme aucun site. Sa propre page « Qui sommes-nous » écrit : « Notre relation et notre partenariat avec les Industriels les plus performants en Asie et en Europe nous permettent aujourd’hui de proposer une gamme de produits technologiquement de très haut niveau. » La phrase place l’Asie avant l’Europe et ne distingue pas ce qui vient d’où. Aucune production française n’est documentée : c’est ce qui fixe la note de fabrication à 1.

Trois réserves achèvent le tableau. La conception, d’abord. La même page range « Conception, Développement, Design » parmi les savoir-faire de la maison, sans dire où travaille ce bureau d’études ni qui le compose. Ce que l’on peut établir, c’est l’origine du logiciel : tous les systèmes embarqués sont sous licence étrangère — AOSP, webOS (LG), VIDAA (Hisense) ou Google TV. Un téléviseur Eklyps fonctionne donc sous un logiciel conçu par l’un de ses propres concurrents, ou par Google. C’est d’ailleurs une force de LG qu’il faut reconnaître : son système est assez abouti pour équiper les téléviseurs d’une autre marque. Faute de R&D européenne documentée, la conception est notée 1.

Le matériel, ensuite : la marque revendique le « choix et l’analyse des composants », pas leur fabrication, et ne présente aucune pièce maîtresse — dalle comprise — comme produite en France ou en Europe. Approvisionnement mondial, sans traçabilité publiée : la note de matières premières est de 0.

Le périmètre, enfin. Une société de trois à cinq salariés ne porte pas l’effort d’ingénierie d’un Samsung ou d’un Sony ; elle sélectionne, spécifie et distribue. Un point, au moins, se vérifie en sa faveur : le 32 pouces EK32FX310V, vendu 299 euros TTC, affiche un indice de réparabilité de 7,0 sur 10 sur sa fiche produit.

Que reste-t-il, alors ? Une chose réelle et mesurable : où va l’argent. Acheter un Eklyps, c’est faire travailler une société dont le siège et la direction sont en Gironde, plutôt qu’une multinationale coréenne, japonaise ou chinoise. Ce que l’on achète, c’est une marque girondine de négoce posée sur un matériel d’origine non publiée et un logiciel conçu en Corée du Sud, en Chine ou aux États-Unis — un choix défendable, à condition de ne pas le confondre avec un téléviseur fabriqué en France, ce qu’Eklyps ne prétend d’ailleurs pas être.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Eklyps ?

Une société girondine

Contrairement à Samsung, Sony, LG ou Panasonic, la société qui édite la marque a son siège et sa direction en Gironde, à Montussan.

Un indice de réparabilité publié

Le 32 pouces EK32FX310V affiche un indice de réparabilité de 7,0 sur 10 sur sa fiche produit, pour un prix de 299 euros TTC.

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