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Chamas Tacos

L'art du French Tacos depuis 2014

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Chamas Tacos

Chamas Tacos pose une question que le fast-food pose rarement aussi nettement : une chaîne peut-elle être française de bout en bout quand on ne sait rien de ce qu’elle met dans ses tacos ? Le concept, la marque et la direction le sont, sans ambiguïté. L’assiette, elle, reste une boîte noire.

Une enseigne drômoise, toujours tenue par ses fondateurs

Le premier restaurant a ouvert à Valence en 2014, à l’initiative de deux amis d’enfance, Guillaume de Chamas et Riad Dhaouadi. Toulon a suivi en 2015, puis la franchise a été lancée en 2016 avec Montbéliard et Aix-en-Provence ; Lyon est venu en 2017 et la Belgique, par Liège, début 2018. Le produit est le « French Tacos » gratiné, une galette de blé garnie et nappée de sauce fromagère, sans grand rapport avec le tacos mexicain.

Le registre des entreprises confirme ce que la marque dit d’elle-même. Chamas Group, la SAS qui édite le site et dont le siège est à Alixan, près de Valence, est présidée par Riad Dhaouadi ; Guillaume Martin de Chamas figure parmi ses quatre directeurs généraux, et tous les dirigeants inscrits sont des personnes physiques. Le registre ne dit pas qui détient le capital, et nous ne l’affirmons pas à sa place : il établit une direction tenue par les fondateurs, sans société extérieure dans la chaîne. C’est ce qui soutient la note de capitaux à 3.

La société est rentable. Elle déclare pour 2024 un chiffre d’affaires de 4,46 millions d’euros et un résultat net de 0,94 million, avec 20 à 49 salariés. Son code d’activité, la location de propriété intellectuelle, dit ce qu’elle est : un franchiseur, dont le chiffre ne comprend pas celui des restaurants. Le réseau, lui, grandit vite — 20 ouvertures en 2024, 21 en 2025, dont le premier drive de l’enseigne à Ajaccio.

Trois réserves

Des décomptes qui ne concordent pas. La chronologie publiée par l’enseigne place le « cap des 50 restaurants » en 2018 ; en décembre de la même année, la presse spécialisée en comptait « plus d’une dizaine ». Les « 100 points de vente » revendiqués fin 2023 incluaient des cuisines virtuelles, sans salle ni enseigne, dont 13 ouvertes cette seule année. Aujourd’hui encore, l’en-tête du site affiche « 123+ restos » quand sa propre liste en compte 102, dont 8 pas encore ouverts. Nous retenons la liste.

Un réseau qui s’exporte. Sur 94 restaurants ouverts, 17 sont hors de France : 14 en Belgique, un à Dubaï, un à Riyad, un à Sydney, et une arrivée au Maroc est annoncée. Pour un restaurant, la fabrication se lit comme la cuisine ; avec environ 82 % des adresses en France, dont Nouméa, elle reste à 3, mais au-dessus du seuil de 80 % de peu.

Aucune origine publiée. La carte détaille les garnitures, du tender au reblochon, sans jamais dire d’où viennent la viande, les pommes de terre ou le fromage. La sauce fromagère, que l’enseigne met en avant jusqu’à la décliner en chips, ne fait l’objet d’aucune information sur sa composition ni sur son lieu de fabrication : rien ne permet de dire si elle est préparée en restaurant ou livrée toute faite. Le site n’a pas de page consacrée aux fournisseurs. Faute d’origine établie, les matières premières sont notées 1, et c’est cette note qui fixe le badge.

Face à McDonald’s, KFC et Burger King

McDonald’s France, lui, nomme sur son site les entreprises qui fournissent son bœuf et les pays d’où il vient — la France, mais aussi l’Irlande et les Pays-Bas. C’est une transparence qu’il faut lui reconnaître, et Chamas Tacos n’offre rien d’équivalent. Ce que l’enseigne drômoise apporte, c’est ailleurs : une marque, une recette et une direction nées et restées en France, et des redevances qui remontent à une société de la Drôme plutôt qu’à un franchiseur américain. Le client achète donc un concept français servi par des franchisés locaux — pas des produits dont l’origine française serait établie.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Chamas Tacos ?

Un concept né dans la Drôme

Le « French Tacos » gratiné de l'enseigne est né à Valence en 2014, et le réseau est piloté depuis Alixan, à quelques kilomètres : recettes et développement se décident en France.

Une direction restée aux fondateurs

Plus de dix ans après l'ouverture, la société qui détient la marque est toujours présidée par l'un de ses deux fondateurs, l'autre siégeant à sa direction générale, sans société extérieure inscrite parmi ses dirigeants.

Des cuisines en France

La grande majorité des restaurants ouverts sont en France, de Valence à Lille et de Brest à Nice : c'est là que les tacos sont assemblés et servis, par des franchisés locaux.

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