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Malongo

Torréfacteur français depuis 1934

Ancrage français completCapitaux mixtes · Conception française · Production française · Ressources mondiales tracées
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À propos de Malongo

La fiche la plus inconfortable à écrire est celle d’une marque dont tout l’ancrage industriel est français et dont le capital ne l’est pas. Malongo est exactement ce cas, et elle ne le cache pas : sa propre page d’histoire date de 1934 la création de la brûlerie niçoise, et de 1968 son rachat par Hugo Rombouts. La marque est aujourd’hui une filiale du groupe belge Rombouts, comme le dit son propre directeur général dans la presse économique anversoise. Le barème note les capitaux sur le lieu où se prend la décision en dernier ressort : ce lieu est à Anvers, et la note passe donc à 2.

Ce que Malongo fait en France, en revanche, peu de marques de son secteur le font encore. Le café est torréfié à Carros, au nord de Nice, sur un site unique : plus de 8 000 tonnes par an selon l’entreprise, en cuisson lente de 20 minutes. Les machines, elles, ont pris le chemin inverse du reste de l’industrie. Fabriquées en Chine jusqu’en 2021, elles ont été confiées d’abord à des sous-traitants vendéens, puis à une filiale détenue à 100 %, la Compagnie vendéenne de production, créée en mai 2022. Le 7 octobre 2025, l’entreprise a inauguré à Aubigny-les-Clouzeaux, au sud de La Roche-sur-Yon, une usine d’assemblage de 3 500 mètres carrés, cinq millions d’euros d’investissement, qui sort environ 60 000 machines par an avec un sourcing revendiqué à 70 % français — les pièces plastiques venant de trois injecteurs situés à cinquante kilomètres à la ronde. La conception suit : le bureau d’études qui dessine ces machines est à La Gaude, dans les Alpes-Maritimes.

Sur le café lui-même, l’engagement est ancien et attesté par un tiers plutôt que par la marque. Max Havelaar France écrit que Malongo compte parmi ses premiers partenaires, dès la création de l’association en 1992, et qu’elle achète aujourd’hui plus de 70 % de son café à des coopératives certifiées Fairtrade.

Trois réserves.

La première est capitalistique, et c’est la seule note que ce travail de vérification a fait bouger. Une entreprise familiale, non cotée, dirigée par la même famille depuis près de six décennies : tout cela est vrai, et protège réellement d’un arbitrage financier de court terme. Mais la famille est belge, et le barème ne confond pas indépendance et nationalité.

La deuxième porte sur la gamme. L’usine vendéenne assemble les machines grand public ; les machines professionnelles et semi-professionnelles restent sous-traitées en Italie et au Portugal, et leur rapatriement n’est annoncé qu’à terme, sans date. Il faut aussi garder les proportions en tête : le petit électroménager pèse 3,5 millions d’euros sur 120 millions de chiffre d’affaires, pour 400 salariés dont le métier premier demeure l’importation, la torréfaction et le conditionnement du café. L’usine de Vendée est un signal industriel fort, pas le cœur de l’activité.

La troisième est géographique, et c’est elle qui commande le badge. Aucun caféier ne pousse en France. Le barème ne sanctionne pas cette contrainte — il ne plafonne pas les matières premières comme il plafonne la fabrication —, mais il réserve ses deux notes hautes à un approvisionnement majoritairement européen, hors d’atteinte ici. Un sourcing mondial tracé et certifié vaut le palier 1, et aucune autre note, si haute soit-elle, ne peut le compenser.

Face à Nespresso, la comparaison ne tombe pas là où on l’attend. Nespresso est une filiale de Nestlé, groupe suisse coté, mais ses capsules ne viennent pas d’Asie : le groupe indique qu’elles sont toutes produites dans trois centres suisses, à Avenches, Orbe et Romont, puis exportées vers plus de 62 pays. L’écart entre les deux marques n’est donc ni européen contre lointain, ni français contre étranger du côté des capitaux, puisque aucune des deux n’est détenue en France. Il est territorial, et il est net : Nespresso ne produit rien sur le sol français, Malongo y torréfie son café, y conditionne ses dosettes et y assemble ses machines grand public.

Choisir Malongo plutôt que Nespresso, c’est donc acheter une usine française, un bureau d’études français et des emplois français — pas des capitaux français.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Malongo ?

Une torréfaction française sur un seul site

Plus de 8 000 tonnes de café torréfiées chaque année à Carros, selon l'entreprise, en cuisson lente de 20 minutes.

Des machines rapatriées de Chine

Usine d'assemblage de 3 500 mètres carrés inaugurée le 7 octobre 2025 en Vendée, environ 60 000 machines par an, sourcing annoncé à 70 % français.

Un bureau d'études dans les Alpes-Maritimes

La conception des machines est logée à La Gaude, et l'entreprise déclare un million d'euros par an de recherche et développement.

Trente ans de commerce équitable, attestés par le certificateur

Partenaire de Max Havelaar France dès la création de l'association en 1992 ; plus de 70 % du café acheté auprès de coopératives certifiées Fairtrade.