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France Télévisions

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À propos de France Télévisions

France Télévisions est l’alternative la plus évidente de ce rayon, et aussi celle dont les réserves sont les moins attendues. L’éditeur est nommé et immatriculé — société anonyme au capital de 363 140 000 euros, RCS de Paris, siège esplanade Henri de France —, la direction de la publication est assurée par Delphine Ernotte Cunci, et le catalogue est accessible sans le moindre abonnement.

Un point mérite d’être corrigé d’emblée, parce que cette fiche affirmait le contraire : l’hébergement est publié, et il est français. Les mentions légales nomment Jaguar Networks, à Marseille. C’est le seul service de ce rayon dont l’infrastructure soit à la fois hexagonale et déclarée — là où deux autres fiches du catalogue tournent sur des clouds américains sans que personne s’en émeuve.

L’argument économique est simple et solide. Le groupe se revendique premier partenaire de la création audiovisuelle et cinématographique française et premier soutien à la culture : regarder une série ici finance des tournages, des intermittents et des producteurs français, là où un abonnement Netflix rémunère un actionnariat américain. S’y ajoutent des engagements chiffrés — donc vérifiables : 100 % des programmes sous-titrés sur les antennes nationales, 9,76 % de taux d’emploi de personnes en situation de handicap en 2025, 43 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins depuis 2011.

Quatre réserves, et les deux premières changent la lecture du mot « gratuit ».

La plateforme déclare 132 partenaires publicitaires. Son propre bandeau l’écrit : France Télévisions, sa régie publicitaire et ces 132 partenaires accèdent à l’adresse IP, aux données de navigation et à l’adresse e-mail du compte, pour « créer des identifiants partagés » et proposer des « publicités personnalisées ». Gratuité et publicité ciblée ne s’excluent pas.

Plus inhabituel : le traçage peut passer par l’opérateur télécom. Le dispositif se nomme Utiq ; il fabrique des identifiants marketing à partir de l’adresse IP et de données internes de l’opérateur — numéro de téléphone compris —, et lie la navigation « des personnes utilisant votre connexion ». Ce n’est donc pas un individu qui est suivi, c’est un foyer. Le mécanisme est soumis au consentement, mais il mérite d’être connu avant de cliquer.

L’hébergement, s’il est français, reste délégué : Jaguar Networks est un prestataire, pas une infrastructure détenue en propre. C’est ce qui fixe la fabrication à 2 plutôt qu’au maximum — la même règle que celle appliquée à Qwant et Lilo pour OVH.

Enfin, le socle n’est pas entièrement national : les crédits citent Reuters et Getty parmi les fournisseurs de dépêches et d’images, aux côtés de l’AFP ; côté logiciel, les sites reposent sur Spip et Drupal, briques libres. Et l’accessibilité numérique reste en retrait des antennes : france.tv se déclare « partiellement conforme », le site institutionnel du groupe affiche carrément « non conforme », alors même que la totalité des programmes est sous-titrée à la diffusion.

Pour remplacer un abonnement de streaming par une offre gratuite, hébergée en France et dont chaque euro finance la création nationale, France Télévisions est l’option la plus solide du catalogue. À condition de savoir que la contrepartie de la gratuité s’appelle publicité personnalisée, et qu’elle est documentée noir sur blanc dans son propre bandeau de consentement.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir France Télévisions ?

Un hébergeur français, et nommé

Jaguar Networks, à Marseille : le seul service du rayon dont l'infrastructure soit à la fois française et publiée dans les mentions légales.

L'argent va à la création française

Le groupe se revendique premier partenaire de la création audiovisuelle et cinématographique française, et premier soutien à la culture.

Des engagements chiffrés, donc vérifiables

100 % de programmes sous-titrés, 9,76 % d'emploi de personnes en situation de handicap, 43 % d'émissions en moins depuis 2011.

Aucun abonnement

Ni paiement ni abonnement, compte compris, selon l'aide en ligne de l'éditeur — là où les trois plateformes ciblées imposent un prélèvement mensuel.

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