Coyote
Le pionnier de l'aide à la conduite et de la navigation temps réel
Niveau d'engagement local
Le badge correspond au critère le plus faible : aucune note ne peut en compenser une autre.
À propos de Coyote
Coyote occupe une place à part dans ce rayon : c’est un service d’alerte communautaire dont la communauté a une taille qui compte. Cinq millions de membres en Europe, revendiqués par la marque, qui se présente comme « entreprise française pionnière de l’avertisseur de radar en 2006 ». Google n’a racheté Waze qu’en juin 2013, sept ans plus tard. Sur un produit dont la valeur dépend entièrement du nombre de contributeurs, cet ordre de grandeur est l’argument principal.
L’éditeur est nommé et identifiable : COYOTE SYSTEM, société par actions simplifiée immatriculée au RCS de Nanterre, dont le siège est quai Gallieni à Suresnes, et qui déclare entre 250 et 499 salariés au registre. La marque ne dit pas qui la détient ; le registre, lui, remonte la chaîne. COYOTE SYSTEM est présidée par SAFETY SYSTEMS GROUP, elle-même présidée par SAFETY SYSTEMS TOPCO, créée en 2022 et présidée par Fabien Pierlot, l’un des deux fondateurs. Trois sociétés, un seul siège, un fondateur au sommet.
Le fonds présent au capital le confirme de son côté. HLD écrit qu’en 2014 son entrée « a permis aux fondateurs de reprendre le contrôle de l’entreprise ». Le groupe pèse 150 millions d’euros de chiffre d’affaires selon son communiqué d’avril 2025, et plus de 3 500 entreprises clientes pour la gestion de flotte : Coyote n’est plus seulement un boîtier sur un tableau de bord.
L’offre grand public a d’ailleurs suivi le même mouvement. L’application assure aujourd’hui « alertes en temps réel, trafic et navigation GPS », avec intégration Apple CarPlay et Android Auto — c’est un outil de guidage complet, pas un simple avertisseur. Le fond de carte vient de Here, plateforme créée aux Pays-Bas, et non de Google. S’y ajoutent Coyote Max et Coyote Secure, traceur antivol annoncé comme fonctionnant en sous-sol et adossé à un partenariat avec les forces de l’ordre.
Quatre réserves, et la première commande le badge.
Le service tourne sur Microsoft Azure. Les mentions légales l’écrivent sans détour : « hébergé par la Société MICROSOFT IRELAND OPERATIONS LIMITED, (Microsoft AZURE), Société étrangère ». Le siège irlandais ne change rien à la nationalité de l’exploitant, ni à l’extraterritorialité du droit américain qui s’y applique. Pour un service qui connaît en permanence la position de ses utilisateurs, la dépendance mérite d’être posée clairement : elle fixe la fabrication à 1, et le badge avec elle. La carte européenne n’y change rien au barème : le socle retient sa dépendance la plus forte, et les matières premières sont à 1 elles aussi.
Un actionnaire minoritaire luxembourgeois, pour une part inconnue. CFNEWS décrit le groupe comme « accompagné en minoritaire par HLD », groupe d’investissement dont la société éditrice est établie à Luxembourg. Ni Coyote ni HLD ne publient le pourcentage. Le contrôle est établi du côté des fondateurs, ce qui maintient la note de capitaux ; la part exacte, elle, reste inconnue.
Les chiffres de satisfaction affichés datent de 2021. « 90 % de clients actifs », « 91 % de clients satisfaits » : les renvois de bas de page précisent qu’il s’agit de données de juillet 2021 et d’une enquête du troisième trimestre 2021. Cinq ans plus tard, ils sont toujours présentés au présent. Ce n’est pas un mensonge, c’est une photographie qu’on a oublié de remplacer — et c’est exactement le défaut que ce catalogue traque ailleurs.
Enfin, le service est payant. La marque met en avant « 7 jours d’essai gratuit » : la gratuité est une période d’évaluation, pas le modèle. C’est l’écart le plus concret avec Google Maps et Waze, gratuits parce que financés par l’exploitation publicitaire des déplacements. Payer est ici la contrepartie assumée de ne pas être le produit.
Face à Waze, il faut aussi reconnaître ce que Google apporte : une application gratuite, adossée à Google Maps et à sa couverture mondiale, là où Coyote se concentre sur l’Europe. Ce que l’on achète avec Coyote, c’est un éditeur français contrôlé par ses fondateurs, une communauté réelle, une carte européenne et un modèle économique lisible — à condition d’accepter l’abonnement, et de savoir que l’infrastructure qui porte tout cela appartient à Microsoft.
Infos sur la marque
- ✓L'éditeur est une société française identifiée : COYOTE SYSTEM, société par actions simplifiée au capital de 3 412 340,40 euros, immatriculée au RCS de Nanterre sous le numéro 518 905 476, dont le siège est 25 quai Gallieni à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Source : Mentions légales — « édité par la société COYOTE SYSTEM, Société par Actions Simplifiée au capital social de 3.412.340,40 euros, identifiée sous le numéro 518 905 476 RCS Nanterre, et dont le siège social est situé 25, quai Gallieni, 92150 Suresnes France » — Coyote
- ✓La chaîne de contrôle remonte à un fondateur, en France. Au registre, COYOTE SYSTEM (entre 250 et 499 salariés en 2023) est présidée par SAFETY SYSTEMS GROUP, elle-même présidée par SAFETY SYSTEMS TOPCO, créée en 2022 et présidée par Fabien Pierlot, personne physique. Les trois sociétés ont le même siège, quai Gallieni à Suresnes. Une première société COYOTE SYSTEM avait été immatriculée en 2005. Les dirigeants ne sont pas les actionnaires : le registre établit qui préside, pas la répartition du capital. Source : Recherche d'entreprises — COYOTE SYSTEM (SIREN 518905476, tranche d'effectif 250 à 499 salariés en 2023, président SAFETY SYSTEMS GROUP), SAFETY SYSTEMS GROUP (SIREN 807946918, président SAFETY SYSTEMS TOPCO), SAFETY SYSTEMS TOPCO (SIREN 911209054, créée le 4 mars 2022, président Fabien Pierlot) ; COYOTE SYSTEM (SIREN 482878139, créée le 20 juin 2005, fermée en 2015) — Annuaire des entreprises, État français
- ✓Le fonds présent au capital dit lui-même avoir rendu la main aux fondateurs. HLD présente Safety Systems Group, maison mère de Coyote, comme fondée par Fabien Pierlot et Jean-Marc Van Laethem, et écrit qu'en 2014 son entrée « a permis aux fondateurs de reprendre le contrôle de l'entreprise ». Le groupe y est crédité de 136 millions d'euros de chiffre d'affaires et de 300 salariés, avec le rachat de Traqueur en 2018. Source : Participations — Safety Systems Group : « En 2014, HLD a permis aux fondateurs de reprendre le contrôle de l'entreprise » ; 136 M€ de chiffre d'affaires, 300 collaborateurs, acquisition de Traqueur en 2018 — HLD
- ⚠Un actionnaire minoritaire luxembourgeois, pour une part non publiée. CFNEWS décrit Safety Systems Group comme « accompagné en minoritaire par HLD ». HLD est un groupe d'investissement dont la société éditrice, HLD Associés Europe, a son siège à Luxembourg, et qui se dit détenu par « une trentaine de familles ». Ni Coyote ni HLD ne publient le pourcentage détenu. La note de capitaux reste à 3 parce que le contrôle est établi du côté des fondateurs ; elle serait revue si la part de HLD devenait majoritaire. Source : Safety Systems Group se refinance — « accompagné en minoritaire par HLD » (paragraphe d'ouverture, suite réservée aux abonnés) — CFNEWS
- ✓La communauté est le cœur du service, et elle est chiffrée : « 5 millions de membres en Europe ». La marque se présente comme « entreprise française pionnière de l'avertisseur de radar en 2006 ». Waze n'a été racheté par Google qu'en juin 2013. Source : Page d'accueil, sections « la communauté la plus engagée » et « Notre histoire » — « 5 millions de membres en Europe » ; « Entreprise française pionnière de l'avertisseur de radar en 2006, nous accompagnons 5 millions de conducteurs en Europe » — Coyote
- ✓Une activité qui dépasse l'application grand public. En avril 2025, le groupe revendique « plus de 300 collaborateurs », 150 millions d'euros de chiffre d'affaires, plus de 3 500 entreprises clientes pour sa gestion de flotte, des implantations en France, Espagne, Italie, Belgique et Luxembourg, et des services disponibles dans 16 pays européens. Source : Communiqué de presse « Coyote Business Services », avril 2025 — paragraphe « À propos de Coyote » (« Créé en 2005 », 300 collaborateurs, 150 M€ de chiffre d'affaires, 3 500 entreprises clientes, 16 pays) — Coyote
- ✓L'application fait de la navigation complète, pas seulement de l'alerte : « alertes en temps réel, trafic et navigation GPS, Apple CarPlay / Android Auto ». La gamme s'est élargie au-delà du boîtier historique, avec Coyote Max et Coyote Secure, traceur antivol présenté comme fonctionnant en sous-sol et adossé à un « partenariat avec les forces de l'ordre ». Source : Page d'accueil — encarts « Appli Coyote : Alertes en temps réel / Trafic et navigation GPS / Apple CarPlay / Android Auto », « Coyote Max », « Coyote Secure : Traceur autonome / Efficace en sous-sol / Partenariat avec les forces de l'ordre » — Coyote
- ⚠Le service tourne sur Microsoft Azure, et les mentions légales ne s'en cachent pas : « Le Site est hébergé par la Société MICROSOFT IRELAND OPERATIONS LIMITED, (Microsoft AZURE), Société étrangère ». L'implantation irlandaise ne change pas la nationalité de l'exploitant : c'est un cloud américain, soumis à l'extraterritorialité du droit des États-Unis. Au barème, le lieu d'exploitation d'un service immatériel est son hébergement : la fabrication est à 1, et c'est elle qui fixe le badge. Source : Mentions légales — « Le Site est hébergé par la Société MICROSOFT IRELAND OPERATIONS LIMITED, (Microsoft AZURE), Société étrangère, non immatriculée au RCS » — Coyote
- ⚠Le socle technique mêle une carte européenne et un cloud américain. Coyote indique lui-même que ses solutions utilisent « le service de cartographie Here », plateforme qu'il présente comme « créée aux Pays-Bas » : le fond de carte ne vient ni de Google ni d'Apple. Mais le calcul et les données tournent sur Azure. Le barème retient la dépendance la plus forte du socle : matières premières à 1. Source : Blog Coyote, 26 janvier 2023 — « utilisé par les solutions d'aide à la conduite Coyote, le service de cartographie Here » ; « Créée au Pays-Bas, la plateforme Here » — Coyote
- ⚠Les chiffres de satisfaction affichés datent de 2021. La page d'accueil annonce « 90 % de clients actifs » et « 91 % de clients satisfaits », mais ses propres renvois précisent qu'il s'agit de « données Coyote entre le 1er et le 31 juillet 2021 » et d'une « enquête de satisfaction 3e trimestre 2021 ». Cinq ans plus tard, ces indicateurs sont présentés au présent sans être réactualisés. Source : Page d'accueil et renvois de bas de page — « 90% de clients actifs », « 91% de clients satisfaits » ; « (1) Données Coyote entre le 1er et le 31 juillet 2021 » et « (2) Données Coyote enquête de satisfaction 3e trimestre 2021 » — Coyote
- ⚠Le service est payant. La marque met en avant « 7 jours d'essai gratuit » sur sa nouvelle application : la gratuité est une période d'évaluation, pas le modèle. C'est l'écart le plus concret avec Google Maps et Waze, gratuits et financés par la publicité. Source : Page d'accueil — encart « NOUVELLE Appli Coyote — 7 jours d'essai gratuit — Découvrir l'offre » — Coyote
Pourquoi choisir Coyote ?
Cinq millions de membres en Europe
La densité de la communauté est ce qui fait la valeur d'un service d'alerte : c'est l'ordre de grandeur que revendique Coyote.
Pionnier, sept ans avant le Waze de Google
La marque revendique l'avertisseur de radar dès 2006 ; Google n'a racheté Waze qu'en 2013.
Une chaîne de contrôle française et nommée
COYOTE SYSTEM, puis deux holdings au même siège de Suresnes, présidées au sommet par un cofondateur : le registre le montre, pas seulement la marque.
Une carte qui ne vient pas de Google
Le fond de carte est fourni par Here, plateforme née aux Pays-Bas, et non par Google ou Apple.
Un modèle sans publicité
Le service se paie, ce qui a un coût — mais évite le financement par l'exploitation publicitaire des trajets.