Retour à l'accueil

Heetch

Bouge à ta façon

Ancrage français completCapitaux mixtes · Conception française · Production partiellement européenne · Ressources mondiales tracées
Voir le site

À propos de Heetch

Le marché français du VTC s’est construit autour d’une entreprise américaine, Uber, qui y a imposé son modèle, ses tarifs et ses conditions de rémunération des chauffeurs. Heetch est l’une des rares plateformes à lui tenir tête depuis la France. La société, une SAS immatriculée à Paris, a été créée le 1er août 2013 ; le registre des entreprises la situe toujours rue La Fayette, dans le 10e arrondissement, et la direction est parisienne. En mai 2019, son actionnaire Cathay Innovation la présentait comme « la seule application française parmi les leaders du secteur », présente dans neuf villes et rangée parmi les trois principaux acteurs du marché. C’est une revendication de l’époque, venue d’un investisseur, et nous n’avons trouvé aucune mesure plus récente pour la confirmer ou l’infirmer.

L’argument que Heetch adresse aux chauffeurs est le prix de l’intermédiation : sa page d’accueil promet « la commission la plus basse du marché ». Elle n’y publie pas de taux, et aucune comparaison indépendante n’a été trouvée. Nous rapportons donc cette promesse sans la valider.

Il faut ensuite corriger un récit qui a longtemps accompagné la marque, et que cette fiche reprenait elle-même jusqu’au 1er octobre 2026. En septembre 2018, Heetch avait annoncé un plan d’actionnariat réservé à ses chauffeurs français : à partir de 2019, ceux qui réalisaient plus de cent courses par an devaient pouvoir acheter des bons de souscription d’actions, pour environ 5 % du capital et au moins 10 000 chauffeurs potentiellement concernés. Ce plan n’a jamais vu le jour. En novembre 2020, l’entreprise l’a reconnu auprès de Maddyness, invoquant des raisons réglementaires et le risque de voir ses chauffeurs requalifiés en salariés. Les chauffeurs Heetch ne sont donc pas actionnaires de leur plateforme.

Trois réserves complètent le tableau.

La première tient au capital. Heetch est financée par le capital-risque. Lors de sa série B de 38 millions de dollars (34 millions d’euros), en mai 2019, Cathay Innovation et Total Ventures ont rejoint Idinvest Partners, Innov’Allianz, Alven, Felix Capital et Via-ID. La répartition entre ces fonds et les fondateurs n’est publiée nulle part, et le registre ne liste que des dirigeants, pas des actionnaires. C’est ce qui fixe la note de capitaux à 2 : le centre de décision est à Paris, mais la propriété est celle de fonds dont on ignore les parts.

La deuxième tient à l’exploitation. Selon sa politique de confidentialité, Heetch stocke les données de ses utilisateurs sur les serveurs d’Amazon Web Services, situés dans l’Union européenne ; ses mentions légales indiquent que le site heetch.com est hébergé par Webflow, société de San Francisco. Au barème appliqué aux services immatériels, la dépendance à un cloud américain fixe la note de fabrication à 1.

La troisième tient au socle technique. La cartographie, les boutiques d’applications d’Apple et de Google et les réseaux de paiement par carte ne sont maîtrisés par aucune plateforme française. C’est ce que traduit la note de matières premières à 1, et c’est elle, avec la fabrication, qui commande le badge.

Reste à dire où travaille l’entreprise. Ses offres d’emploi couvrent six villes — Paris, Bruxelles, Barcelone, Abidjan, Alger et Bamako —, et la seule offre en data est basée à Barcelone. Le développement africain, annoncé dès la levée de 2019, est désormais porté par une filiale, Heetch Africa, créée en 2024. La marque ne publie pas où travaillent ses développeurs : l’ancrage parisien est établi pour le siège et la direction, pas pour chaque équipe.

Uber garde pour elle l’avantage d’un réseau international, utile à qui voyage. Choisir Heetch pour un trajet en France, c’est confier sa course à une société dont le siège et la direction sont à Paris et qui se distingue par sa commission revendiquée. Ce n’est ni une plateforme détenue par ses chauffeurs, ni un service affranchi des clouds américains.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Heetch ?

Un centre de décision à Paris

Face à Uber, société américaine, Heetch a son siège et sa direction à Paris depuis 2013, et pilote depuis la France ses activités en Belgique et en Afrique.

Une alternative française d'envergure nationale

En 2019, la plateforme était présente dans 9 villes françaises et revendiquait, par la voix de son actionnaire Cathay Innovation, une place parmi les trois principaux acteurs du marché.

Une commission revendiquée comme la plus basse

Heetch fait de sa commission son argument auprès des chauffeurs et la présente comme « la plus basse du marché » — une affirmation de la marque, sans taux publié.