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Yomoni

La gestion pilotée en ETF, par une société de gestion française

Ancrage français completCapitaux français · Conception française · Production partiellement européenne · Ressources mondiales tracées
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À propos de Yomoni

Yomoni a été fondée en 2015 par Sébastien d’Ornano, qui la préside toujours, avec une intention précise : rendre accessible à des épargnants ordinaires une gestion déléguée sérieuse, jusque-là réservée à la banque privée et à ses tickets d’entrée élevés. Le moyen retenu a été le recours systématique aux ETF, ces fonds indiciels dont les frais sont très inférieurs à ceux des fonds actifs traditionnels. Dix ans plus tard, l’entreprise revendique plus de 80 000 clients, près de 100 collaborateurs et plus de 2,5 milliards d’euros sous gestion.

L’éditeur, ALTHEIS — Yomoni est sa marque commerciale —, est une société par actions simplifiée immatriculée au RCS de Paris, dont le capital s’établit à 5 188 056 euros depuis le 3 août 2026 selon le registre — le site affiche encore des montants antérieurs. Elle est agréée société de gestion de portefeuille par l’AMF sous le numéro GP-15000014 et inscrite à l’ORIAS comme courtier en assurance. L’équipe de gestion est interne, composée de profils venus d’Amundi, de Lyxor et de Rothschild & Co, et l’entreprise est certifiée B Corp.

Le capital est resté dans des mains françaises connues. Le Crédit Mutuel Arkéa, maison mère de Suravenir, est actionnaire depuis juin 2015, et l’éditeur l’écrit lui-même dans ses mentions légales. En octobre 2022, le tour de 25 millions d’euros a réuni Arkéa, Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, fondateurs de Financière de l’Échiquier, ainsi qu’Amboise. La répartition n’est pas publiée : on connaît les noms, pas les parts.

Un point rassure davantage que les agréments, parce qu’il est concret : les avoirs ne transitent jamais par les comptes de Yomoni. Ils sont déposés chez des établissements français distincts, qui jouent le rôle de dépositaires — Suravenir, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, pour l’assurance-vie ; Crédit Agricole Titres pour le PEA et le compte-titres ; Spirica, filiale de Crédit Agricole Assurances, pour le plan d’épargne retraite. En cas de difficulté de la société de gestion, les actifs ne sont pas dans son bilan.

L’offre s’articule autour d’enveloppes de droit français : assurance vie, plan d’épargne en actions, compte-titres et plan d’épargne retraite. C’est une différence de nature avec les plateformes étrangères de courtage. Ces enveloppes portent une fiscalité avantageuse en contrepartie d’une durée de détention, et récompensent donc exactement le comportement inverse de celui qu’encourage une application de trading. Le principe du mandat va dans le même sens : l’épargnant définit un horizon et une tolérance au risque, puis délègue les arbitrages, ce qui l’éloigne des décisions prises sous le coup de l’actualité.

Sur les frais, l’entreprise fait mieux que la moyenne du secteur — pas nécessairement sur le montant, mais sur la lisibilité. Chaque ligne est publiée séparément : 0,7 % par an au maximum pour la gestion Yomoni, 0,6 % pour l’assureur, 0,3 % pour les ETF sous-jacents, soit 1,6 % maximum tout compris sur l’assurance-vie, sans frais d’entrée, de sortie ni d’arbitrage. Publier les frais des ETF, habituellement noyés dans la performance, est un choix rare. L’entreprise compare ce total à environ 3 % pour une gestion pilotée en banque, en citant l’Observatoire des produits d’épargne financière et une lettre de l’Observatoire de l’épargne de l’AMF de mai 2025. Reste que 1,6 % demeure supérieur au coût d’un portefeuille d’ETF construit et suivi soi-même chez un courtier à bas coûts : l’écart rémunère la délégation, pas la performance.

Trois réserves méritent d’être connues. La première est peu visible : une partie de la gamme est logée au Luxembourg. Les informations réglementaires prévoient une procédure de réclamation distincte pour l’assurance-vie luxembourgeoise, souscrite auprès de La Mondiale Europartner S.A., avec recours au Commissariat aux Assurances luxembourgeois plutôt qu’aux autorités françaises. Pour une offre présentée comme française, la nuance compte.

La deuxième porte sur l’ESG. Un seul mandat est « 100 % ESG », hors fonds en euros et obligations d’État ; pour les autres, l’entreprise écrit qu’elle « n’applique pas de manière systématique » ces critères, « sans toutefois les ignorer ». La formulation est honnête, mais elle interdit de présenter l’ensemble de l’offre comme une épargne fléchée.

La troisième touche à l’exploitation. Le site et l’application web de Yomoni sont hébergés par Amazon Web Services, écrit l’éditeur dans ses mentions légales, sans préciser la région. L’espace client tourne donc sur l’infrastructure d’un groupe américain, ce que le barème lit comme une fabrication à 1. Les ETF qui composent les portefeuilles sont, eux, émis par des tiers que l’entreprise ne nomme pas : le socle du service n’est pas français non plus.

Ce que l’épargnant achète, au bout du compte : une gestion déléguée par une société française agréée, détenue par des actionnaires français connus, avec des avoirs conservés chez des dépositaires français et logés dans des enveloppes de droit français — mais exploitée sur les serveurs d’Amazon et investie dans des fonds émis par d’autres.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Yomoni ?

Agrément AMF

Société de gestion de portefeuille agréée par l'Autorité des marchés financiers sous le numéro GP-15000014, et courtier en assurance inscrit à l'ORIAS.

Dépositaires français

Les avoirs sont conservés chez Suravenir, Crédit Agricole Titres et Spirica, indépendamment de Yomoni.

Enveloppes fiscales françaises

L'offre s'appuie sur l'assurance vie, le PEA et le PER, dispositifs de droit français absents du catalogue des plateformes étrangères.

Frais détaillés publiquement

Chaque ligne de frais est publiée séparément, y compris celle des ETF sous-jacents, que la plupart des acteurs laissent invisible.