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Gautier

Créateur et fabricant français depuis 1960

Ancrage français fortCapitaux français · Conception française · Production française · Ressources européennes
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À propos de Gautier

Fondée en 1960 au Boupère, au cœur du bocage vendéen, par l’ébéniste Patrice Gautier et son épouse Annick, l’entreprise a d’abord vécu du mobilier pour enfants avant d’étendre ses collections à toute la maison. Son histoire n’a rien d’une ligne droite : de 1983 à 1999 elle passe sous le contrôle d’un fonds d’investissement, et c’est une grève de neuf jours des salariés qui aboutit à son rachat par Dominique Soulard. Son fils David Soulard la dirige depuis 2003, et le registre des entreprises rattache aujourd’hui la marque à GAUTIER FRANCE, société par actions simplifiée dont le siège est resté au Boupère.

Ce que Gautier a conservé, la plupart de ses concurrents l’ont abandonné : l’outil industriel. Trois usines vendéennes — Le Boupère, Chantonnay, Saint-Prouant — fabriquent, selon la marque, 95 % des meubles vendus sous son nom, panneaux de bois compris. L’interprofession France Bois Forêt décrivait en mars 2021 une consommation de 85 000 tonnes de bois par an, essentiellement du pin maritime acheté à des fournisseurs situés à moins de 300 km des usines, et une certification PEFC obtenue en novembre 2012 couvrant alors 92 % de la gamme. Ces chiffres ont cinq ans et n’ont pas été réactualisés publiquement : ils décrivent un modèle, pas l’état des lieux du jour. La conception suit le même chemin, avec 7,5 millions d’euros investis en 2015 dans la ligne FLEX de fabrication à la demande, puis l’ouverture en 2021 de l’usine Batch One, conçue pour produire meuble par meuble.

Trois réserves, cependant, et la première est financière. Gautier a demandé son placement en redressement judiciaire en juillet 2024. Cinquante postes ont été supprimés en décembre de la même année, sur un effectif de 620 salariés, et la gamme amputée de 30 % de ses références. L’entreprise en est sortie le 2 décembre 2025, le tribunal de commerce de Poitiers arrêtant un plan de continuation adossé à 14 millions d’euros d’investissements et à l’entrée de seize investisseurs au capital, parmi lesquels le basketteur Rudy Gobert et la Banque de l’Orme, filiale de la Caisse d’Épargne. Le capital demeure français ; il n’est plus seulement familial.

La deuxième réserve tient à la taille. Le chiffre d’affaires est passé d’un peu moins de 100 millions d’euros en 2024 à 75 millions attendus pour 2025, et l’effectif industriel de 620 à environ 500 salariés. Acheter chez Gautier aujourd’hui, c’est acheter à une entreprise qui sort d’une épreuve et qui en sort plus petite, pas à une maison florissante.

La troisième porte sur les matières premières. Les compléments de gamme que les usines vendéennes ne produisent pas — literie, canapés, chaises — sont confiés à des partenaires européens, ce que la marque assume et écrit. En revanche, l’origine des mousses, des textiles et de la quincaillerie n’est nulle part détaillée comme l’est celle du bois. C’est cette asymétrie qui maintient la note de matières premières à 2, et c’est elle qui commande le badge, puisque le barème retient la plus basse des quatre notes.

Face à IKEA, la comparaison ne porte pas sur le prix, et il serait malhonnête de prétendre le contraire : le suédois propose un ticket d’entrée que Gautier n’approche pas, une disponibilité immédiate en magasin et un catalogue pensé pour les petits logements. Ce qu’il ne propose pas, c’est un meuble en panneaux fabriqués dans l’usine qui l’assemble, à quelques dizaines de kilomètres des forêts dont le bois provient. Pour qui cherche une alternative française à IKEA adossée à un outil industriel plutôt qu’à un réseau d’artisans partenaires comme la Camif, Gautier reste l’un des derniers fabricants de meubles de cette taille à produire l’essentiel en France.

Ce que l’on achète ici, c’est donc un meuble de panneaux de bois français, assemblé en Vendée par une entreprise qui vient de traverser dix-sept mois de redressement judiciaire. Pour une assise, un canapé ou un matelas, on achète autre chose : un produit européen dont l’origine des matières n’est pas documentée. La note plancher dit exactement cela.

Infos sur la marque

  • ✓La marque déclare produire 95 % de ses meubles en France, sur ses sites vendéens du Boupère, de Chantonnay et de Saint-Prouant, et s'approvisionner en bois chez des fournisseurs implantés à moins de 300 km. Source : Nous répondons à vos questions — FAQ — Gautier
  • ✓L'interprofession France Bois Forêt décrivait en mars 2021 une consommation de 85 000 tonnes de bois par an, essentiellement du pin maritime acheté dans un rayon de 300 km, et une certification PEFC obtenue en novembre 2012 couvrant alors 92 % de la gamme. Source : Le meuble Gautier : l'excellence made in France — France Bois Forêt
  • ✓La conception et l'outil industriel sont tenus en interne : 7,5 millions d'euros investis en 2015 dans la ligne FLEX de fabrication à la demande, puis l'ouverture en 2021 de l'usine Batch One, conçue pour produire meuble par meuble. Source : Notre histoire — Gautier
  • ✓Fondée en 1960 au Boupère par l'ébéniste Patrice Gautier et son épouse Annick, l'entreprise est passée sous contrôle d'un fonds d'investissement de 1983 à 1999, avant d'être rachetée par Dominique Soulard au terme d'une grève de neuf jours des salariés ; son fils David Soulard la dirige depuis 2003. Source : Notre histoire — Gautier
  • ✓Le registre des entreprises rattache la marque à GAUTIER FRANCE, société par actions simplifiée immatriculée sous le SIREN 414874248, siège social au Boupère (85510), dont David Soulard est directeur général. Source : Annuaire des entreprises — recherche « gautier le boupere » — DINUM, annuaire des entreprises
  • ⚠Placée en redressement judiciaire à sa demande en juillet 2024, l'entreprise a supprimé cinquante postes en décembre 2024 sur un effectif de 620 salariés et réduit sa gamme de 30 % de ses références, la période d'observation étant alors prolongée de six mois. Source : Les Meubles Gautier suppriment cinquante postes — Informateur Judiciaire
  • ⚠Le tribunal de commerce de Poitiers a arrêté un plan de continuation le 2 décembre 2025, adossé à 14 millions d'euros d'investissements et à l'entrée de seize investisseurs au capital, dont le basketteur Rudy Gobert et la Banque de l'Orme, filiale de la Caisse d'Épargne : le capital reste français, mais il n'est plus seulement familial. Source : Gautier est sorti de son redressement judiciaire — Meuble Info
  • ⚠Le chiffre d'affaires est passé d'un peu moins de 100 millions d'euros en 2024 à 75 millions attendus pour 2025, et l'effectif industriel de 620 à environ 500 salariés répartis sur les trois sites vendéens. Source : Sorti de son redressement judiciaire, Gautier prend un nouveau départ — Le Courrier du Meuble
  • ⚠Les compléments de gamme — literie, canapés, chaises — sont fabriqués par des partenaires européens et non en Vendée ; l'origine des autres matières premières, mousses, textiles et quincaillerie, n'est pas détaillée publiquement comme l'est celle du bois, ce qui tient la note de matières premières à 2. Source : Nos engagements RSE : Gautier, plus que du vert — Gautier

Pourquoi choisir Gautier ?

Un outil industriel conservé en Vendée

Trois usines vendéennes assurent la découpe, l'assemblage et la finition, et fabriquent les panneaux de bois eux-mêmes ; la marque annonce 95 % de sa production réalisée en France.

Une filière bois courte et certifiée

Le bois, essentiellement du pin maritime, est acheté à des fournisseurs situés à moins de 300 km des usines, sous certification PEFC.

Un capital et une direction français

La société qui porte la marque a son siège au Boupère et sa direction générale est assurée par un membre de la famille repreneuse, sans actionnaire étranger de contrôle identifié.