Retour à l'accueil

Camif

Moins mais mieux

Ancrage français completCapitaux français · Conception française et européenne · Production européenne · Ressources mondiales tracées
Voir le site

À propos de Camif

Fondée en 1947 à Niort pour aider les instituteurs à se meubler dans l’après-guerre, la Camif a été liquidée en 2008 puis relancée en 2009 par Emery Jacquillat sur un modèle inverse de celui qui l’avait emportée : un catalogue resserré, français et durable, au lieu d’un généraliste de la vente par correspondance. Le pari tient toujours, et l’entreprise en paie encore le prix.

Les réussites sont documentées. Depuis 2021, Camif n’importe plus rien hors d’Europe : la totalité de son offre est fabriquée en Europe et 70 % en France, en s’appuyant sur un réseau de 115 fabricants français. Le 5 novembre 2020, elle a inscrit dans ses statuts cinq objectifs sociaux et environnementaux et adopté la qualité de société à mission. Sur le volet environnemental, elle a fait réaliser plus de 500 analyses de cycle de vie et en tire une réduction moyenne de 45 % des émissions sur les produits analysés, face à un produit identique fabriqué en Chine en matériaux non recyclés — une comparaison qu’elle établit elle-même. Le capital, enfin, est mutualiste : la MAIF est devenue actionnaire majoritaire en janvier 2022, après la sortie des minoritaires, et la MGEN détient 20 % depuis décembre 2023.

Trois réserves, et une fragilité.

La première réserve tient aux chiffres que Camif publie sur elle-même. Sa page « Mission et engagements » annonce 70 % de produits fabriqués en France ; sa page « Nos engagements » en annonce 78 %. Aucune des deux n’est datée, l’écart n’est expliqué nulle part, et il porte sur l’indicateur central de la marque. Nous retenons le plus bas.

La deuxième porte sur ce que Camif fabrique : rien. C’est un distributeur, sans usine en propre, entièrement dépendant de ses fabricants partenaires — et trois produits sur dix sortent d’un atelier européen hors de France. Sa marque propre, Camif ÉDITION, lancée en 2017, est co-conçue en France et produite dans seize usines partenaires françaises ; le reste du catalogue est conçu par les marques partenaires, dont une part n’est pas française. La conception n’est donc française que pour une partie de l’offre, ce qui vaut à la fiche deux notes à 2.

La troisième est celle que Camif reconnaît la première : la traçabilité des matières premières n’est pas acquise. Atteindre 100 % de traçabilité sur les matières premières et les lieux de fabrication figure parmi ses objectifs à l’horizon 2028 — autrement dit, ce n’est pas le cas aujourd’hui. L’exemple est dans son propre catalogue : le velours de la collection Oscar vient de Pologne, faute de fournisseur français. C’est ce qui commande la note plancher de la fiche.

S’y ajoute une fragilité économique que les comptes ne masquent pas : 31 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, pour une perte nette de 2,82 millions. Le modèle n’est pas encore à l’équilibre, et c’est l’adossement mutualiste qui le porte.

Face à IKEA, l’écart d’échelle est sans commune mesure. La seule filiale française du groupe a réalisé 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2025, en s’approvisionnant auprès de plus de 1 000 fournisseurs répartis dans plus de 50 pays. Et IKEA n’est pas davantage une entreprise cotée : le groupe de magasins Ingka appartient à une fondation néerlandaise, la Stichting INGKA Foundation, et verse 3 % de son chiffre d’affaires net de redevance à Inter IKEA Systems B.V. L’absence d’actionnaires privés n’est donc pas ce qui sépare les deux enseignes. C’est le lieu de fabrication, et lui seul.

Ce que le lecteur achète chez Camif : un catalogue plus court et plus cher, dont sept produits sur dix sortent d’une usine française, adossé à deux mutuelles qui financent pour l’instant les pertes. Pas une garantie sur l’origine des matières premières — Camif ne la promet qu’à l’horizon 2028.

Infos sur la marque

Pourquoi choisir Camif ?

Un capital mutualiste français

La MAIF est actionnaire majoritaire depuis janvier 2022, la MGEN détient 20 % depuis décembre 2023. Aucun fonds d'investissement ni actionnaire étranger au tour de table.

Plus rien d'importé hors d'Europe

Depuis 2021, la marque annonce 100 % de son offre fabriquée en Europe et 70 % en France, avec un réseau de 115 fabricants français partenaires.

Une mission inscrite dans les statuts

Société à mission depuis le 5 novembre 2020, avec cinq objectifs sociaux et environnementaux opposables, enregistrés par l'Observatoire des sociétés à mission.

Un impact mesuré, pas seulement affirmé

Plus de 500 analyses de cycle de vie ont été réalisées sur le catalogue, ce qui donne une base chiffrée à la comparaison avec un produit importé.