Lydia
Alternative française
Niveau d'engagement local
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À propos de Lydia
Fondée à Paris en 2011 par Cyril Chiche et Antoine Porte, Lydia lance son application de paiement mobile en 2013 et devient rapidement un phénomène de société : « faire un Lydia » entre dans le langage courant pour désigner un virement instantané entre proches. L’application élargit ensuite ses usages (carte bancaire connectée, cagnottes, agrégation de comptes, crédit à la consommation) avant d’accéder au statut de licorne française en décembre 2021, avec une valorisation dépassant le milliard de dollars. En 2024, l’entreprise scinde son offre en deux applications distinctes : Lydia, recentrée sur les paiements entre particuliers, et Sumeria, dédiée aux services bancaires, avec l’ambition affichée de construire un groupe bancaire européen indépendant.
Face à PayPal, filiale d’un groupe coté au Nasdaq, Lydia peut mettre en avant une histoire et une direction restées françaises : les deux cofondateurs sont toujours à la tête de l’entreprise, le siège et les équipes techniques sont basés à Paris, Lyon et Bordeaux, et la structure est directement supervisée par l’ACPR. Contrairement à PayPlug, déjà référencée dans ce catalogue et tournée vers l’encaissement des commerçants, Lydia s’adresse en priorité aux particuliers pour leurs usages quotidiens, un positionnement plus proche de celui de PayPal comme portefeuille numérique grand public.
Cette continuité de gouvernance ne doit toutefois pas masquer une réalité capitalistique bien moins tranchée que d’autres fiches de ce catalogue. Selon les propres mots de Cyril Chiche, « dès l’arrivée du premier investisseur, aucun de nous ne détenait la majorité du capital ». Sur les 235 millions d’euros levés au total, les tours les plus significatifs ont été portés par des investisseurs situés hors d’Europe : le géant chinois Tencent, entré au capital en 2020, puis le tour de 2021 qui a fait basculer l’entreprise au rang de licorne, mené par les fonds américains Dragoneer et Echo Street aux côtés d’Accel, également américain. Des investisseurs français comme CNP Assurances, XAnge, New Alpha ou Founders Future restent présents, mais dans un tour de table largement internationalisé. Comme la quasi-totalité des acteurs du paiement, Lydia dépend en outre des réseaux internationaux Visa et Mastercard pour les transactions par carte, et héberge une partie de son infrastructure sur le cloud de Google, sur des serveurs situés en Belgique plutôt qu’en France.
Pour un particulier cherchant une alternative française à PayPal pour ses paiements du quotidien entre proches, Lydia reste un candidat légitime sur le plan opérationnel : conçue, dirigée et développée en France, avec un agrément bancaire français. Mais son actionnariat, ouvert dès ses débuts à des capitaux chinois et américains, impose de la présenter avec cette nuance plutôt que comme une alternative pleinement indépendante sur le plan capitalistique.
Infos sur la marque
- ✓ Application française de paiement mobile fondée à Paris en 2011, lancée en 2013, au point que « faire un Lydia » est devenu une expression courante pour désigner un virement entre proches.
- ✓ Siège et principaux bureaux en France (Paris, Lyon, Bordeaux), équipes techniques et dirigeants toujours basés dans le pays, sous la supervision directe de l'ACPR.
- ⚠ Après 235 millions d'euros levés en plusieurs tours, les deux cofondateurs ne détiennent plus la majorité du capital depuis l'arrivée du premier investisseur ; les tours les plus importants ont été menés par le fonds chinois Tencent et les fonds américains Accel, Dragoneer et Echo Street.
- ⚠ L'offre grand public se répartit désormais entre deux applications distinctes : Lydia (paiements entre particuliers, cagnottes) et Sumeria (compte bancaire), cette dernière ne disposant pas encore d'un agrément d'établissement de crédit complet.
Pourquoi choisir Lydia ?
Un usage grand public proche de PayPal
Contrairement à PayPlug, pensé pour l'encaissement des commerçants, Lydia cible directement les particuliers : envoi d'argent entre amis, cagnottes, comptes partagés et carte virtuelle.
Une gouvernance et des équipes restées françaises
Malgré des levées de fonds internationales, l'entreprise est toujours dirigée par ses deux cofondateurs français, avec un siège et des équipes techniques basés en France.
Un agrément et une supervision français
Lydia opère comme établissement de monnaie électronique agréé et contrôlé par l'ACPR, l'autorité de supervision bancaire adossée à la Banque de France.